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Conférence sur le transport maritime durable dans l'Arctique

Les nouvelles du Svalbard, Juin 2014

La fonte de la calotte du pôle Nord permet l'ouverture de nouvelles voies à la navigation. Sur le moyen et le long terme, le transport maritime sera une problématique majeure des changements dans l'Arctique.
La conférence organisée le 10 avril 2014 par l'Office des Affaires étrangères, intitulée "Sustainable shipping in the Arctic, prospects for international cooperation", avait pour objectif de présenter les défis actuels et futurs auxquels le transport maritime doit/devra faire face au pôle Nord. Le but étant de définir une feuille de route pour un transport maritime durable dans cette zone. La conférence s'articulait autour de cinq thématiques :

1. La géopolitique en Arctique : acteurs existants et potentiels dans le transport
2. La sécurité du transit
3. Le cadre légal du transport et la protection de l'environnement
4. Les technologies polaires pour le transport maritime durable
5. Les standards environnementaux et les émissions liées au transport
6. Les perspectives de collaboration internationales (appuyée sur les résultats des autres sessions)

Plus de 200 participants, issus du domaine académique, d'entreprises de constructions de navires, d'entreprises commerciales, de la société civile ainsi que du gouvernement, étaient présents, dont :
- Maria Böhmer, Office des Affaires étrangères (AA)
- Michael Odenwald, Ministère fédéral du transport et des infrastructures digitales (BMVI)
- Jochen Flasbarth, Ministère fédéral de l'environnement, de la protection de la nature, du bâtiment et de la sûreté nucléaire (BMUB).

Les différentes sessions plénières ont été menées sous la forme de dialogues. Les échanges ont permis de déceler les opportunités et les défis environnementaux engendrés par le transport maritime polaire, ainsi que les "best practices" en termes de protection environnementale et de technologie. Plusieurs représentants des chantiers navals, ainsi que des constructeurs européens ont été sollicités (Aker, Nordic Yards, etc.).

Environnement

La zone arctique est un environnement fragile et sensible. L'augmentation du trafic engendre une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, de la pollution de l'air, de l'eau ainsi que des nuisances sonores. De plus, une augmentation des activités de transport et d'exploitation des ressources naturelles dans la zone engendre une augmentation des risques d'accident et de catastrophe. En effet, les expériences de marées noires au milieu d'icebergs ou bien dans la glace sont quasi-inexistantes et bien plus complexes que celles en zone plus calme, ce qui met en doute la capacité de gestion de telles catastrophes au niveau du pôle.

Science et technologie

L'ouverture sur l'Arctique devrait permettre des avancées scientifiques. Les TIC de pointe (satellites) majoritairement en orbite autour de l'équateur, mais dont l'angle de communication actuel avec la Terre n'est pas adapté pour une utilisation précise dans les zones polaires, devraient se développer. La gestion de flux de données supplémentaires est également à prendre en compte. Les autres technologies développées sont principalement ciblées sur les économies d'énergie, avec de nouveaux concepts de moteurs. Enfin, des efforts sont faits pour développer des infrastructures plus résistantes au froid, afin d'être en mesure de maintenir des activités même pendant la période hivernale.

Au niveau des nouveaux vaisseaux qui seront amenés à faire les traversées, plusieurs essais sont en cours. Les chantiers navals finlandais et allemands développent des technologies adaptées à la région. D'après les constructeurs tout est possible en termes de technologie, seuls les financements sont un frein à l'exploitation de l'Arctique.

De plus, un important travail de cartographie et de topographie est encore nécessaire pour définir précisément la découpe des côtes et le relief des fonds marins, notamment autour du Groenland.

Sécurité

Le trafic en augmentation ne concerne pas seulement le fret (marchandises) mais aussi le tourisme. Nordic Yards prévoit la construction de ferrys brise-glace. Cependant, l'activité de croisière nécessite de pouvoir intervenir en cas d'urgence. Des bateaux de secours adaptés à cette nouvelle demande sont à l'étude. En parallèle, étant donnée la distance des routes maritimes par rapport aux centres de soins en milieu urbain (Saint-Pétersbourg, Moscou), des refuges côtiers pourraient être construits. Ceux-ci permettraient aux rescapés d'une avarie de pouvoir attendre l'arrivée de secours aériens (hélicoptères) ou marins. Au vue des catastrophes (MV Explorer, Costa Concordia et le récent MV Sewol), cette problématique est un point crucial du développement des activités touristiques en Arctique.

Économie

Selon le représentant de l'OCDE, la problématique de l'ouverture du pôle Nord est à la croisée des technologies aérospatiales et de l'économie maritime. L'essor de ce transport n'est toutefois pas encore clair en termes de croissance économique (business model, emplois, etc.). Par ailleurs, les constructeurs traitent étroitement avec le plus gros client de la zone arctique : la Russie. De nouveaux acteurs sont également à noter : l'Italie, l'Autriche. La Chine a également commandé son tout premier brise-glace. De leur côté, les finlandais ont investi dans deux bateaux spécialisés dans les interventions de contrôle des marées noires.

L'essor du transport doit également intégrer l'essor d'autres aspects économiques tels que l'aquaculture et le forage des fonds marins pour les ressources marines minérales et énergétiques.

Événements à venir :

Au cours de la présidence du Canada au Conseil de l'Arctique, le Comité international des sciences arctiques (IASC), l'Institut Alfred Wegener, le Centre Helmholtz pour la recherche polaire et marine (AWI), l'Institut d'études avancées de durabilité (IASS), et l'Institut Ecologic organisent une série de conférences portant sur divers aspects scientifiques et des politiques publiques de l'Arctique. Quatre événements auront lieu entre juin 2014 et mai 2015, organisés par des institutions à Berlin et Potsdam.

Conclusion :

Le transport maritime dans la région arctique est une problématique actuelle qui est amenée à fortement croître sur le moyen et le long terme. Cette activité, stimulée par le potentiel économique des ressources des fonds marins, est également un moteur de développement technologique (communication, infrastructures). Aussi, de nombreux efforts doivent encore être faits afin de garantir un transport durable, économique et sécuritaire.

Les routes maritimes entre l'Europe et l'Asie
Comparaison des routes maritimes Europe-Asie :
en rouge par le Canal de Suez, en bleu par la mer du Nord et l'Océan Arctique.

Source : BE Allemagne N°662 (4/06/2014)

Traduction / adaptation : Bernard Soumier



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