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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, mars 2010

Mine : sombre avenir pour le charbon ?

En 2009 la société minière Store Norske pouvait pour la seconde fois d'affilée annoncer un excédent de ses gains se montant à 400 millions de couronnes norvégiennes (environ 48,7 millions d'euros). Selon son directeur, cela est du assurément aux prix favorables du marché mondial avant la crise économique et financière.
Les affaires financières (« kull-hedging ») ont beaucoup contribué à ce bon résultat. Les prévisions étaient plutôt sombres : la Store Norske a du faire face à la chute des prix du marché, aux annulations de commandes et à la baisse qualitative du charbon. Actuellement
il est prévu que la mine « Svea Nord », d'où furent extraits 200 millions de tonnes en 2009, ferme en 2014 ; on projette par contre l'ouverture d'une nouvelle mine à Lunckefjellet, au nord-ouest de Sveagruva.
La mine n°7, la dernière en activité près de Longyearbyen, est déficitaire et a un avenir incertain.

Statue de mineur Longyearbyen, Spitzberg
Statue de mineur à Longyearbyen

L'évolution de l'ours polaire

Crane d'ours polaire Palanderbukta
Crâne d'ours polaire dans la toundra désertique

Les analyses d'une mâchoire d'ours polaire, trouvée il y a peu de temps sur Prins Karls Forland, avaient révélé non seulement une datation de 110 000 à 130 000 ans, mais aussi, grâce à l'étude de l'ADN, le fait que l'espèce « ours polaire » ne s'est séparée de l'ours brun que peu de temps auparavant, il y a environ 150 000 ans, et que finalement elle s'est très vite adaptée à l'environnement du haut-arctique.
Comme les ours polaires passent la plus grande partie de leur existence sur la banquise dérivante et qu'ils y meurent la plupart du temps, les fossiles sont par conséquent extrêmement rares.

Sources : Spitzbergen.de

Moins de bateaux pendant l'été 2010

Pendant la saison estivale 2010 il y aura moins de bateaux de croisières-expéditions au Spitzberg que pendant les années passées. Les raisons de cette baisse de fréquentation sont d'une part un volume moindre des réservations, conséquence de la crise financière, et d'autre part les normes de sécurité, notamment les installations de sprinklers exigées à présent pour combattre les incendies et dont le coût est élevé. C'est ainsi que depuis 2007 on voit disparaître quelques bateaux, qui faisaient pratiquement partie de l'inventaire estival au Spitzberg, comme l'Origo (25 passagers), le Grigoriy Mikheev (44), l'Alexey Maryshev (44), le Professeur Molchanov (54) et le Professeur Multanovski (54). La tendance est au remplacement de ces bateaux de petite taille par un nombre plus réduit de bateaux plus grands et plus modernes.

Bateau MV Professor Multanovski
Le bateau MV Professor Multanovski

Les touristes font fondre le Spitzberg

Tel était le titre de l'article d'un journal norvégien ; effectivement la presse norvégienne s'en est donné à cœur joie après la parution d'un reportage publié par le KLIF (administration norvégienne pour les émissions de GES) sur les émissions de gaz à effet de serre au Spitzberg.
C'est le ministère norvégien de l'environnement qui avait commandé ce reportage, selon lequel ce sont surtout les bateaux de croisières qui sont responsables de l'augmentation d'environ 50% des GES pour la période 2000-2007, suivis par l'exploitation minière (transport par bateau) et la production d'énergie.
A présent, des critiques se font entendre de tous les côtés car tout cela repose sur des chiffres erronés. Par exemple la consommation de carburant des grands bateaux de croisière dans la région se montait en 2007 à 20208 tonnes, ce qui a été vite reconnu comme très excessif. D'après les données accessibles au public, la consommation effective pouvait s'évaluer à 7764 tonnes et même moins car on s'est basé sur une durée de séjour des bateaux de 4 jours au Spitzberg alors qu'en fait ils ne séjournent la plupart du temps que 2 jours.
D'après le KLIF on a pas voulu ou pas pu prendre le temps de se référer à des chiffres corrects ; assurément cela était possible en peu de temps même pour des personnes privées.
De la même façon on s'est basé sur des chiffres exagérés pour la consommation de carburant des navires charbonniers ; par exemple on a attribué à la centrale de Barentsburg une consommation de 45 000 tonnes par an, alors que sa capacité est seulement de 30 000 tonnes.

On critique aussi le fait que dans ces reportages officiels il est recommandé, eu égard aux chiffres indiqués, de prendre des mesures, sans que l'on se donne la peine de se baser sur des données chiffrées dénuées d'erreurs, même si elles sont tout simplement disponibles.
On craint aussi qu'une telle façon de procéder porte atteinte à la confiance qu'ont l'économie et la population dans la recherche en générale et la recherche environnementale en particulier.
Il fut donc exigé de retirer ce reportage et de le rééditer avec des chiffres corrects.
Les critiques ne remettent pas fondamentalement en cause le problème de l'effet de serre, mais ils supposent qu'une négligence, accompagnée peut-être d'une volonté politique, dans l'utilisation des données, ne complique les débuts de solutions.

Selon ce reportage les émissions de gaz à effet de serre au Spitzberg, incluant le trafic maritime et aérien, atteignent 1% de la valeur comparative pour la Norvège. On part du fait que l'exploitation minière va reculer d'ici 2025, mais que le trafic de croisière va doubler.
Pour l'année 2007 la production locale d'énergie contribue à 44% aux émissions de CO2 (en 2000 : 58%), les bateaux de croisière à 16% (en 2000 : 12%) et les navires charbonniers de Svea à 14% (en 2000 : 12%).

La centrale de Barenstburg
La centrale au charbon de Barenstburg.

Sources : Spitzbergen.de



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