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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, septembre 2010

Banquise, plancton et tout ce qui se passe autour...

La banquise boréale connaît sa plus grande extension en hiver. Au printemps se forment des tapis d'algues sous la glace et dans une lumière tamisée. Ensuite de petits crustacés montent des profondeurs de la mer polaire pour se nourrir de ces algues. Quand ils sont gros et gras, ils sont eux-mêmes mangés par d'autres créatures marines et ainsi de suite, jusqu'à ce que la chaîne alimentaire arrive finalement à l'ours polaire. La plupart d'entre nous connaît déjà ce processus depuis l'école ou alors nous l'avons vu dernièrement dans l'un des nombreux films documentaires sur l'Arctique.

Les chercheurs de l'Université du Spitzberg (UNIS) ont découvert que ces minuscules crustacés (dans ce cas précis, calanus glacialis), sont idéalement adaptés au cycle de la banquise de printemps. Les femelles adultes se nourrissent au crépuscule sous la couche de glace compacte, jusqu'à ce qu'elles soient capables de se reproduire. Leurs descendants seront alors assez grands pour profiter de la deuxième floraison d'algues qui se produit deux mois après, quand la banquise se disloque. Ces nombreux petits crustacés bien gras vont constituer ensuite la nourriture énergétique idéale pour la morue polaire et les guillemots, les phoques et les baleines.

Si à présent la banquise s'amincit en raison du réchauffement climatique, alors elle se disloquerait plus tôt et la deuxième floraison d'algues serait avancée. Les jeunes crustacés seraient encore dans l'incapacité de profiter de cette manne pour engraisser. En conséquence la morue polaire, les phoques, guillemots et autres baleines ne pourraient se rassasier, et avant que la banquise ait complètement disparu ses habitants seront déjà partis...

Algues et plancton, sur de la glace et en détail
Algues et plancton. Les colorations de la glace proviennent des algues. Au milieu un représentant échoué de ces crustacés mangeurs d'algues. (cliquer pour agrandir)

Deux kayakistes et un ours

Deux jeunes norvégiens étaient partis pour accomplir la circumnavigation du Spitzberg en kayak. Mais leurs plans connurent un changement brutal, lorsque, au Nord de la Terre du Nord-Est ils furent surpris par un ours dans leur tente. Les alarmes sonores du fil de protection qui entourait le camp ne se sont pas déclenchées lorsque l'ours se dirigea vers la tente, tira l'un des deux hommes hors de son sac de couchage et s'éloigna en le traînant avec lui. Le second kayakiste eut la présence d'esprit, aussitôt après ce réveil brutal, de suivre l'ours avec son fusil avant de l'abattre au bon moment. Les deux jeunes hommes furent récupérés par l'hélicoptère du gouverneur. Les blessures infligées par l'ours à l'un des pagayeurs, qui fut opéré aussitôt à l'hôpital de Longyearbyen, n'ont heureusement pas mis sa vie en danger.

Jusqu'à présent, la police n'a pu établir pour quelle raison la clôture de sécurité installée autour du camp n'a pas fonctionné comme elle le devait, lorsque l'ours a franchi le fil de protection. Il est clair que, malgré la mise en place de goupilles de sécurité, deux des signaux d'alarme n'ont pas fonctionné, alors que quelques jours auparavant le vent seul avait déclenché l'alerte.

ours polaire et système de protection
Un ours polaire et le système d'alarme.

En été, lorsque la banquise se retire vers le Nord, la nourriture principale des ours polaires, le phoque marbré, suit le même chemin. Les ours restés sur la terre ferme se nourrissent de cadavres, d'œufs d'oiseaux et autres choses comestibles (photo de gauche). Les hommes aussi peuvent figurer potentiellement au menu s'il n'y a rien d'autre à manger et que la faim devient impérieuse.

C'est pourquoi les randonneurs au Spitzberg qui passent la nuit sous la tente, protègent leur camp à l'aide d'un fil de sécurité (photo de droite), à moins qu'ils n'aient une meute de chiens avec eux.

Sources : Svalbardposten.no



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