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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, décembre 2011

L'est du Svalbard

Le groupe de travail du Gouverneur qui se consacre au plan de gestion de l'est du Svalbard a bien avancé. D'ci le mois de janvier il présentera à la Direction norvégienne de la gestion de la nature un projet qui, après examen, devra encore passer par une procédure de consultation publique. Ce qui sert de base à ce projet est la carte actuelle ci-jointe, qui divise l'est du Svalbard en plusieurs zones :

Zone A : « Zone de référence » destinée à la recherche, pour laquelle on peut s'attendre à une interdiction d'accès étendue.
Zone B : Interdiction d'accès pendant la période de reproduction.
Zone C : Ici sont en vigueur les directives spécifiques aux lieux.
Zone D : Interdiction d'accès à des sites culturels depuis 2010.
Zone E : Interdiction d'accès à la Terre du Roi Charles, existante depuis déjà de nombreuses années.

Les participants de l'expédition norvégienne 2011

Source : Sysselmannen

Expédition au Pôle Sud : sur les traces d'Amundsen

Le vent et la neige gênent une expédition norvégienne qui est sur les traces de l'explorateur polaire Roald Amundsen vers le Pôle Sud. Le groupe a d'ores et déjà parcouru à skis la moitié du chemin en direction du Pôle Sud.
Le projet d'arriver à l'endroit le plus au sud de la terre exactement pour le 100ème anniversaire de la conquête du Pôle, sera néanmoins difficile à réaliser. En 22 jours de marche l'expédition avait déjà parcouru 672 km, mais se retrouve de ce fait à 133 km en arrière par rapport à l'itinéraire d'Amundsen, comme le rapportait l'équipe de l'Institut Polaire Norvégien dans son blog. Un violent vent contraire a ralenti la progression des Norvégiens, parmi lesquels se trouve le champion du monde de ski et vainqueur olympique Vegard Ulvang. L'ascension prochaine du glacier Axel Heiberg à 3000 m d'altitude sera un sérieux obstacle à cause des fortes chutes de neige des jours précédents.
L'équipe dirigée par Jan-Gunnar Winther, directeur de l'Institut Polaire Norvégien, suit pour la première fois depuis 1911 exactement le même itinéraire qu'Amundsen, d'après les indications données dans son journal de bord. Par contre, les 4 hommes doivent renoncer aux chiens de traîneau, ceux-ci ayant été bannis de l'Antarctique pour ne pas polluer le continent blanc par des modifications supplémentaires dans l'environnement.
Une autre équipe norvégienne sous la direction de l'ancien patineur Asle T. Johansen a choisi une route plus longue mais elle est favorisée jusqu'à présent par les conditions climatiques. Pour cette raison, elle pourrait bien atteindre le Pôle le 14 décembre ; elle utilise d'ailleurs l'équipement d'origine comme à l'époque d'Amundsen.
Une double équipe des forces armées britanniques répète pour sa part la course au Pôle Sud entre Amundsen et Robert Falcon Scott. L'expédition qui suit l'itinéraire d'Amundsen a, d'après les dernières informations de leur site web, une légère avance sur les successeurs de Scott. Les deux groupes ne pensent atteindre leur but qu'au mois de janvier.
Au total, c'est une vingtaine d'expéditions qui sont en route pour le Pôle Sud afin de célébrer cet anniversaire. La Britannique Felicity Aston tente d'être la première femme à atteindre le Pôle Sud à skis et en solitaire. Âgée de 33 ans, elle veut parcourir une distance de 1700 km en 70 jours.
Les Australiens James Castrission (29 ans) et Justin Jones (28) ans veulent devenir les plus jeunes conquérants du Pôle Sud et aussi les premiers à réussir l'aller et le retour à skis et sans assistance. Pendant ce temps une équipe anglaise recherche le dernier camp de leur compatriote Scott, qui mourut de faim et de froid avec ses compagnons, après n'avoir atteint le Pôle Sud qu'après Amundsen, le 17 janvier 1912.

Les participants de l'expédition norvégienne 2011
Les participants de l'expédition norvégienne au Pôle Sud en 2011.
L'expédition du norvégien Amundsen 1911
L'expédition du norvégien Amundsen en 1911.

Source : web.de

Des toxines dans le sang des goélands bourgmestres

Les premiers résultats obtenus par Anja Johansen Haugerud, étudiante en master à l'Institut Polaire Norvégien et à l'Université Norvégienne des Sciences et de la Technologie, montrent que les goélands bourgmestres du Spitzberg sont toujours porteurs de produits polluants.
Pensant les été 2010 et 2011 Haugerud a fait des prélèvements sanguins sur des goélands de la région du Kongsfjord (« Baie du Roi »), dans lesquels on a trouvé des composés fluorés (PFC, PCB, PFAS), utilisés dans les produits pour imperméabiliser les vêtements, pour les extincteurs et en couches pour les casseroles et les poêles. Les concentrations de produits toxiques sont élevées et peuvent donc nuire au système hormonal des oiseaux et s'accumuler ensuite dans leurs œufs.

Goéland bourgmestre
Goéland bourgmestre

Source : Svalbard Science Forum

Consulter le rapport (en anglais)
(« Levels and effects of environmental pollutants on thyroid hormones Glaucous gulls from Kongsfjorden, Svalbard. »)

La recherche sur les ours polaires : saison 2010

Tous les ans les biologistes de l'Institut Polaire Norvégien poursuivent des recherches sur les ours polaires au Spitzberg en les anesthésiant depuis un hélicoptère, pour ensuite les mesurer, faire des prélèvements et parfois les équiper d'un émetteur, grâce auquel on pourra suivre leurs migrations.
L'année 2010 connut peu de succès à cause des conditions météorologiques : seulement 53 ours purent être capturés, parmi lesquels 25 adultes, les autres étant plus jeunes. 70% des individus avait déjà été capturé une fois par le passé. L'anesthésie, souvent précédée d'une course-poursuite assez longue avec l'hélicoptère, est controversée, mais il n'est guère possible de faire autrement pour obtenir des données sur la population, la route migratoire et les taux des polluants environnementaux.

Famille d'ours polaires
Famille d'ours polaires au Spitzberg

Source : Spitzbergen.de

La température à Pyramiden

Une expédition de l'AARI (Arctic and Antarctic Research Institute), l'Institut de Recherche Polaire Russe, a installé l'été dernier une station météorologique automatique à Pyramiden, une ancienne cité minière russe abandonnée, à 60 km au nord-est de Longyearbyen. Auparavant le site avait déjà abrité une ancienne station soviétique de 1947 à 1957.
L'exploitation de cette station est le résultat direct du protocole entre le Ministère russe des Ressources Naturelles et de l'Ecologie d'une part, et l'Institut Météorologique Norvégien d'autre part. La station fonctionnera selon un programme commun entre L'Institut norvégien et l'AARI.
Les données recueillies par la station seront disponibles après la première année de fonctionnement en août 2012.
Il est prévu en outre de développer une connexion par satellite permettant d'avoir des données en temps réel, et aussi d'étendre les mesures, d'abord limitées à la température de l'air, à d'autres paramètres comme l'humidité, le vent, les radiations, etc.

Station météo à Pyramiden
Station météo à Pyramiden

Source : Svalbard Science Forum

Sombres perspectives pour l'ours polaire

Les températures augmentent et la banquise fond - ce sont encore des nouvelles alarmantes qui nous viennent de l'Arctique. L'espace vital de l'ours polaire diminue et ceci est aggravé par le fait que la chasse est encore autorisée dans de nombreuses régions ; cela doit changer.

Ourse avec sa progéniture
Ourse polaire avec sa progéniture

Dans un nouveau spot le militant écologiste Hannes Jaenicke attire notre attention sur la menace qui pèse sur le Seigneur de l'Arctique et soutient le travail des organisations environnementales OceanCare et Pro Wildlife. De part le monde vivent encore environ 20 000 à 25 000 ours polaires au maximum. Avec la disparition de la banquise les ours vont perdre leurs zones de reproduction et leurs territoires de chasse. Les scientifiques craignent que d'ici 2050 les populations d'ours polaires diminuent de 70 %, uniquement en raison du changement climatique.

Ours polaire cherchant de la nourriture
Ours polaire à la recherche de nourriture. Il doit modifier son régime et tenter sa chance au pied des falaises à oiseaux.

On est peu informé jusqu'à présent sur le fait que chaque année des centaines de ces animaux menacés sont tués pour en faire des trophées, et ce de façon tout à fait légale. Environ 700 ours polaires sont abattus chaque année au Canada ; les tours opérateurs européens qui organisent ces safaris vendent le permis de chasse à l'ours polaire 40 000 euros et le commerce des peaux connaît un boom. « Il est incompréhensible que des gouvernements continuent à autoriser la chasse d'une espèce menacée d'extinction », déclare Jaenicke. Au côté de OceanCare et Pro Wildlife, il s'engage afin que le gouvernement canadien arrête enfin la chasse au trophée du Seigneur de l'Arctique et que le commerce des peaux d'ours polaire soit interdit dans le monde entier.

Visionner le spot

Source : PolarNews

Une fusée lancée du Svalbard pour l'étude des aurores boréales

Une équipe internationale de scientifiques, basée au Svalbard, à Ny-Alesund et Longyearbyen, attendait des conditions météos favorables pour le lancement d'une fusée destinée à la recherche sur la météorologie spatiale et dont l'un des objectifs est de découvrir pourquoi les signaux GPS sont perturbés par les aurores boréales.

Fusée traversant l'aurore boréale à 350 km d'altitude
La fusée ICI-3 à travers une aurore boréale au dessus du Svalbard, conception d'artiste.

La fusée ICI-3 est une fusée à deux étages dont la trajectoire est calculée pour intercepter les aurores boréales au dessus de l'archipel du Svalbard. Elle est conçue pour voler pendant une dizaine de minutes à une altitude maximale de 350 kilomètres. Le site de lancement est situé à Ny-Alesund, à 107 kilomètres au Nord de Longyearbyen. Son prédécesseur, la fusée ICI-2, avait été lancée avec succès lors d'une campagne de mesure similaire en décembre 2008. L'objectif de la mission est d'observer les instabilités atmosphériques et les vagues associées aux aurores boréales nordiques. Ces perturbations peuvent affecter, entre autres choses, la précision des appareils GPS, et les connaissances en la matière méritent encore d'être étoffées. L'ICI-3 a été construite par Andøya Rocket Range. Le matériel pour les expériences à bord a été fourni par les différents groupes de recherche participant au projet. Des scientifiques français et japonais ont notamment contribué à l'instrumentation de la fusée.
La campagne de mesure est dirigée par le Dr Jøran Moen, professeur à l'Université d'Oslo et professeur associé à l'UNIS. L'appui au sol est dispensé grâce au radar EISCAT Svalbard, géré par l'Université de Leicester (UK) et l'UNIS.
La campagne de mesure a officiellement débuté le 22 novembre. L'ensemble des équipes impliquées dans le projet espérait être en mesure d'effectuer un lancement réussi avant le 6 décembre, date de clôture officielle de la campagne. La fenêtre de lancement effective est de 05:00 à 12:00 GMT tous les jours, mais tout dépend de l'activité électromagnétique dans l'atmosphère supérieure et des conditions météorologiques sur le terrain. Chaque matin, le professeur de l'UNIS Dag Lorentzen et les post doctorants Margit Dyrland et Lisa Baddeley ont emprunté la longue et sinueuse route qui monte à l'observatoire Kjell Henriksen, la station de l'UNIS consacrée aux aurores, où ils aidaient l'équipe de Ny-Alesund à identifier les conditions optimales pour le lancement. Le 27 novembre, le compte à rebours a atteint à deux reprises T-3 minutes, mais le lancement à chaque fois du être annulé car les conditions scientifiques s'étaient dégradées.
La fusée ICI-3 a finalement été lancée avec succès le 3 décembre. Elle a atteint une altitude de 354 kilomètres et a intercepté une aurore boréale. Les objectifs des équipes de recherche ont été atteints, et les données relevées sont d'excellente qualité.

Source : UNIS.no



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