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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, janvier 2012

Le réchauffement climatique : une menace pour les morses

Après les ours polaires, ce sont à présent les morses présents en Arctique qui ont des problèmes avec le changement climatique. De l'avis des protecteurs de l'environnement, ils ne survivront guère à la fonte des glaces liée au réchauffement global.
Comme le disait Maria Woronzowa, directrice de la filiale russe du Fonds International Pour la Protection des Animaux (IFAW), lors de la journée mondiale du morse fin 2011, ces animaux plutôt rares se nourrissent essentiellement de mollusques et de crustacés, et pour atteindre leur nourriture ils doivent plonger depuis la limite des glaces jusqu'à une faible profondeur. Bien qu'ils ne descendent pas la plupart du temps au-delà de 80 m, on a mesuré dans certains cas des profondeurs de 180 m, sachant que les morses peuvent plonger jusqu'à une durée de 30 minutes.

La colonie de morses de Vankarem en Tchoukotka
La colonie de morses de Vankarem en Tchoukotka

Comme la couche de glace, en raison de la fonte, s'éloigne vers des régions de plus en plus au Nord, les morses ont de moins en moins de chance de rejoindre leurs zones de nourriture habituelles et doivent à cause de cela parcourir des distances de plus en plus grandes pour trouver d'autres terrains de chasse.
Selon Woronzowa, cette espèce figurant dans le livre rouge, reste encore peu étudiée et on a pas d'informations précises sur leurs populations. Celle des morses de l'Atlantique, une sous-espèce, est estimée actuellement à 15 000 individus. D'après les indications de la commission de l'Atlantique Nord pour les mammifères marins, la population totale des morses dans le monde devrait atteindre environ 200 000 animaux.
La filiale russe du WWF (World Wildlife Fund) projette d'établir en 2012, à l'aide de photos prises depuis l'espace, une carte de répartition des populations de morses dans l'Arctique afin de les étudier de la façon la plus exacte possible.

Source : PolarNews

Fuite de fuel au Kapp Linné

L'ancienne station Isfjord Radio du Kapp Linné, située à l'entrée de l'Isfjord, ne fonctionne plus depuis bientôt 10 ans. Hormis au printemps et en été, quand elle est utilisée à des fins touristiques, les bâtiments protégés restent vides. Or, des collaborateurs de la compagnie propriétaire, la SNSG (Store Norske Spitsbergen Grubekompani), ont découvert une fuite dans une conduite de fuel. On n'ignore depuis quand le carburant s'échappe, mais le Gouverneur part du fait que 100 000 à 150 000 litres de fuel pourraient s'être écoulés et se retrouver ainsi dans les environs. Des mesures énergiques pendant l'hiver polaire actuel sont dans un premier temps impossibles.
La fuite de fuel ne vient pas du réservoir extérieur, rénové en 2011, mais d'une canalisation dans la salle du générateur. Finalement le fuel a traversé le plancher pour atteindre le sous-sol.

La Station radio du Kapp Linné
L'ancienne station Isfjord Radio près du Kapp Linné.

Source : Sysselmannen

Plan de gestion du Svalbard de l'Est - lettre ouverte avec des propositions constructives

À plusieurs reprises on rendu compte du débat actuel concernant le plan de gestion controversé de l'Est de l'archipel du Svalbard, et dernièrement au début décembre 2011. Pour ce qui est de la dernière version du plan, 17 directeurs de croisière ayant une longue expérience de terrain, ont élaboré des commentaires et des propositions alternatives. De nombreux signataires ont une formation scientifique et possèdent une expérience riche et variée dans des régions où le tourisme est organisé avec succès, comme par exemple en Antarctique.
Le lien suivant donne accès au texte en anglais publié dans le journal Svalbardposten de janvier 2012.

(Source en anglais) Suggestion for the latest Management Plan for East Svalbard
Le Duvefjord
Le Duvefjord, une partie de la zone A, controversée car classée « zone de référence scientifique ».

Source : Svalbardposten,(01/2012)

Davantage de baleines à bosse en Antarctique

Des chercheurs américains ont découvert, proche de l'Antarctique, la plus grande concentration jamais observée de baleines à bosse ; la raison à cela : d'énormes quantités de krill, la nourriture de ces cétacés, dont la grande abondance est due, selon les chercheurs, au réchauffement climatique.

Baleine à bosse, se nourrissant de krill
Baleine à bosse se nourrissant de krill.

Un gigantesque banc de krill a provoqué d'énormes rassemblements de baleines dans l'Antarctique, où une équipe de chercheurs a pu observer, par deux fois, une concentration record. Les cétacés se sont rassasiés d'une quantité de krill, qui est la plus grande jamais observée depuis 20 ans ; ce sont 306 baleines à bosse que les chercheurs de l'Université Duke à Durham (USA) ont dénombré lors d'une expédition en mai 2009 dans La Wilhelmina Bay en Péninsule Antarctique, ce qui correspond à plus de 5 baleines au km². En 2010 et 2011 aussi les chercheurs sont tombés sur de tels rassemblements.
Au moment de l'observation en automne dans l'hémisphère sud la mer était déjà couverte de glace sur de grandes étendues. Le krill, composé de petits crustacés, se protège en se retirant sous la couche de glace, là où hivernent crevettes et larves. En 2009 et 2010 une fine couche de glace recouvrait moins de 10% de la baie et Ari Friedlaender, co-auteur de l'étude, commente : « A court terme le recul de la glace est bon pour les baleines car elles peuvent manger autant qu'elles veulent, mais à long terme cela pourrait avoir des répercussions négatives sur cette espèce et aussi sur tout ce qui est dépendant du krill dans l'Océan Austral.

Rencontre spectaculaire pour des touristes en zodiac
Rencontre spectaculaire pour les touristes en zodiac.

Source : PolarNews

Pour l'hiver 2012-2013 Grands Espaces vous propose de magnifiques croisières-expéditions en Mer de Weddell, en Péninsule Antarctique, en Géorgie du Sud et aux Malouines....des paysages spectaculaires et un faune exceptionnelle, où les baleines sont aussi au rendez-vous..
www.grandsespaces.ch

Dégel rapide du permafrost

Le dégel des permafrosts, sols gelés en permanence, accélère le changement climatique et ce probablement de façon plus intense qu'on ne le supposait. Cela devrait entraîner des répercussions plus importantes que prévues sur le climat car ces sols contiennent des milliards de tonnes de gaz à effet de serre.

Le dégel du permafrost libère du méthane
Le dégel du permafrost libère du méthane facilement inflammable.

Les derniers résultats des recherches font fortement vaciller les connaissances scientifiques sur les sols gelés. Selon les derniers pronostics, les permafrosts arctiques diminueront de moitié d'ici 2100, ce qui pourrait libérer autant de carbone que la déforestation dans le monde.
« Une fois que ces sols commenceront à dégeler ils vont libérer des gaz à effet de serre pendant des dizaines d'années, sans que l'on puisse faire grand chose contre cela » avertissent Edward Schuur de l'Université de Floride et ses collègues du Permafrost Carbon Research Network. « Notre estimation collective montre que le carbone est libéré plus rapidement et dans des quantités qui peuvent soulever l'inquiétude » poursuivent les chercheurs.
Les permafrosts contiennent environ 1700 milliards de tonnes de carbone organique, c'est à dire des restes de plantes et d'animaux disparus il y a des milliers d'années. Selon les chercheurs c'est trois fois plus que ce qu'on avait supposé jusqu'à maintenant, et environ le double de ce qui se trouve actuellement dans l'atmosphère.
Dans les sols arctique et antarctique qui se réchauffent, des microbes décomposent ce carbone ancien et rejettent du CO² et du méthane dans l'atmosphère. Les immenses feux de toundra et le méthane qui gargouille dans les lacs de l'Arctique sont déjà des témoins de ce processus de réchauffement.
Pour calculer la vitesse à laquelle le permafrost se réchauffe et la quantité de gaz libéré à cette occasion, les anciens modèles s'orientent surtout vers l'augmentation de la température de l'air. Or, la réalité est beaucoup plus complexe ; la fonte des coins de glace dans le sol fait s'effondrer le sous-sol, ce qui accélère à nouveau le processus de dégel. Le résultat visible ce sont ces arbres qui ont un air penché, comme s'ils étaient « ivres ».
D'autres facteurs sont l'humidité du sol et les gisements de carbone à grande profondeur.

Dégel du permafrost en Alaska
Les dégâts dus au dégel du permafrost en Alaska.

Les résultats des calculs récents sont alarmants : en prenant le scénario le plus extrême du réchauffement de la planète, une augmentation de la température de 7,5 °C d'ici 2100, ce sont 47 à 61 % des trois mètres supérieurs du permafrost qui se désintègreraient d'ici la fin du siècle, l'émission de CO² s'accélérant au fil des années.
Jusqu'en 2040, 30 à 63 milliards de tonnes de carbone seraient libérés sous forme de CO² ou de méthane, et jusqu'en 2100 cette quantité irait en se multipliant pour atteindre 232 à 380 milliards de tonnes. Cette augmentation de carbone serait 1,7 à 5,2 fois plus forte que ce que l'on avait calculé.

Source : PolarNews

Nouvelle station géodésique à Ny Ålesund

Jusqu'à présent la station géodésique de Ny Ålesund se trouvait près de l'aéroport, à 1 km du village. Le service de cartographie norvégienne qui l'exploite souhaite une nouvelle construction à Brandalspynten, une petite péninsule proche de Ny Ålesund ; ce projet est localement controversé car l'environnement naturel autour du village doit être préservé.
Il faut compter 5 années pour la construction, plus 3 ans d'exploitation parallèle entre l'ancienne et la nouvelle station, lesquelles servent à déterminer la position d'étoiles fixes avec une extrême précision, et cela à des fins de mesurages concernant la forme et les dimensions de la terre.

Ancienne Station géodesique à Ny Alesund
L'ancienne station géodésique près de Ny Ålesund.

Source : Ministère Norvégien de l'Environnement

Nouvelle mine de charbon à Lunckefjellet

Dans un communiqué de presse, le Ministère norvégien de l'Economie et du Commerce faisait savoir que la société minière SNSK (Store Norske Spitspergen Kullkompani) va obtenir, suite à sa demande, l'autorisation d'ouvrir une nouvelle mine de charbon dans le Lunckefjellet, entre Reindalen et Sveagruva.
Aussi bien le Ministère de l'Economie que celui de l'Environnement ont donné leur assentiment nécessaire. Pour le premier, qui est en même temps actionnaire majoritaire à la SNSK, ce sont avant tout des raisons économiques qui ont été avancées.
L'ouverture d'une nouvelle mine de charbon à proximité immédiate d'un Parc National (Nordenskjöld Land) est regardée d'un œil critique par les organisations environnementales. Le gouvernement norvégien veut apparemment faire du Svalbard « l'espace sauvage le mieux géré du monde », tout en décrétant des restrictions d'accès étendues ailleurs, afin qu'aucune botte ne vienne fouler la toundra. Les pelleteuses et les charges explosives semblent être moins nuisibles à l'environnement aux yeux du gouvernement...
L'autorisation est liée à des dispositions écologiques, y compris l'obligation, avec des garanties financières, du retour complet du Lunckefjellet à « son état naturel d'origine ». Cette mine doit remplacer celles de Sveagruva en train de s'épuiser, et être en service de 2013 à 2023.

Le Reindalen
Vue aérienne du Reindalen, site de la nouvelle mine (à droite, au sud).

Source : Ministère norvégien de l'économie et du Commerce

À la recherche de pétrole dans la Mer de Barents

OMV Norge, la filiale norvégienne du groupe pétrolier et gazier OMV, projette des forages exploratoires dans le champ PL 537, à 195 km au sud-est de l'île aux Ours. Par 400 m de fond on recherche du gaz et du pétrole dans la Mer de Barents qui est d'une grande productivité biologique et de ce fait très fragile sur le plan écologique.

Le forage PL 537 en Mer de Barents
La position approximative de PL 537 dans la Mer de Barents

Source : Oilinfo.no

AECO: directives spécifiques pour certains sites

AECO, la confédération des tours opérateurs de croisières dans l'Arctique, a établi des directives spécifiques concernant le comportement à adopter sur certains sites fréquemment visités. Le respect de ces directives concerne les bateaux dont les affréteurs sont membres de l'AECO, c'est à dire la plupart de ceux qui transportent régulièrement des touristes au Spitzberg, et représente un engagement obligatoire. Tous les autres, par exemple les voiliers privés, sont également priés de se familiariser spontanément avec ces directives et de s'y tenir. Elles peuvent être téléchargées sur le site de l'AEOC (en anglais). Pour les directeurs de croisière expérimentés ces directives n'offrent rien de nouveau quant au contenu ; en revanche, pour les visiteurs du Spitzberg ayant peu d'expérience, elles sont en tout cas informatives et prennent tout leur sens quant au comportement à adopter afin de préserver les sites naturels et historiques.

Site de l'AECO (Arctic Expedition Cruise Operators) : www.aeco.no

L'île Ytre Norskoya avec ses directives spécifiques
Graphique avec les directives spécifiques au site : Ytre Norskoya

Source : AECO

Le Spitzberg sur la liste du Patrimoine Mondial ?

Au mois de décembre le gouvernement norvégien fit part de son projet de proposer, du moins en partie, le Spitzberg sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Entre-temps plusieurs partis et représentants de la population locale se sont montrés sceptiques. A Longyearbyen on aimerait que ce genre d'initiatives viennent de la population locale ou de ses élus (Lokalstyre) et non pas des lointaines sphères ministérielles d'Oslo.
En dehors de cela on suppose qu'une nomination au Patrimoine Mondial de l'UNESCO par le Ministère de l'Environnement servirait en première ligne de compensation politique à l'autorisation accordée d'ouvrir une nouvelle mine de charbon au Lunckefjellet. On craint localement que le Ministère de l'Environnement ne veuille à nouveau sortir des rangs d'un point de vue politique, aux frais des résidents et des nouveaux venus sur place, qui se verraient peut-être contraints d'accepter des restrictions ayant peu de sens.

Paysage du Krossfjord
Signehamna dans le Krossfjord

Source : NRK (émetteur de télévision norvégien)

La Libye et le Pôle Nord

Le nouveau gouvernement libyen a l'intention d'envoyer des représentants lors d'un vol au Pôle Nord, auquel doivent participer aussi des représentants des pays membres de l'OTAN, qui se sont engagés militairement en Libye en 2011. L'objectif de ce vol est de renforcer le sentiment d'union de la société libyenne ainsi qu'une perception positive du nouveau pouvoir dans l'opinion mondiale.
Le Gouverneur a pourtant refusé l'autorisation d'atterrir à Longyearbyen pour une escale technique, justifiant sa décision par le fait que les vols touristiques au Spitzberg sont interdits. Les demandeurs se montrèrent très déçus et ont l'intention de porter sur le plan politique un refus qui, à leurs yeux, repose sur une justification non fondée.

L'aéroport de Longyearbyen
L'aéroport de Longyearbyen

Source : Svalbardposten Nr. 49 (2011)

La base Jean Corbel au Spitzberg

Depuis les années 60, la France, à travers l'IPEV, l'Institut Polaire Paul-Émile Victor, est présente au Spitzberg.
Claude Requirand, un « ancien » de la base et qui apprécie notre site sur l'archipel du Svalbard, a participé à l'installation par une équipe du CNRS, en 1964-65, de la première station scientifique française dans la Baie du Roi (Kongsfjord), à 5 km au sud-est de Ny Ålesund, où les expéditions vont se succéder jusqu'en 1966. Technicien et collaborateur, il nous fait découvrir grâce à son témoignage une base méconnue car à l'écart des routes « touristiques », mais dont la valeur scientifique est reconnue par le monde de la recherche. Cette base porte le nom de Jean Corbel, initiateur du programme de recherche.

La base Jean Corbel
La base Jean Corbel, premier bâtiment construit en 1964 : cuisine, salle à manger et labo.
L'équipe au grand complet de chercheurs et techniciens.
L'équipe au grand complet, chercheurs et techniciens.

(Photos aimablement transmises par Claude Requirand)

L'IPEV, avec l'appui de la Fondation franco-norvégienne, a développé cette implantation française et en septembre 2011 une équipe de Brest est venue améliorer les installations de la base.
Située sur la péninsule de Brögger, cette base scientifique peut accueillir jusqu'à 8 personnes pendant plusieurs semaines (principalement en conditions estivales). Développée avec l'appui de la Fondation Franco-Norvégienne, la base Jean Corbel a vocation à devenir un observatoire "propre" isolé de toutes pollutions locales d'origine humaine tout en garantissant un confort de travail aux équipes scientifiques présentes sur le terrain. Cette condition est réalisée grâce à une complète autonomie énergétique (solaire et éolien) sans aucune utilisation d'énergie fossile, et par la mise en place de solutions écologiques simples (toilettes sèches). Elle est constituée de quatre bâtiments montés en kit : un atelier, un entrepôt de matériel et deux habitations, sur une superficie totale de 150 m2. Les dernières interventions sur la base avaient pour objectif principal d'isoler le mieux possible ces bâtiments afin d'optimiser l'efficacité énergétique.

La base Jean Corbel est principalement utilisée pour l'étude du glacier Loven-Est par l'équipe du projet Hydro-Loven-Flows. Ce projet à long terme, dirigé par Madeleine Griselin (géographe, hydrologue, et directrice de recherche au laboratoire ThéMA - CNRS et Université de Franche-Comté), vise à quantifier (à partir de réseaux de capteurs et de prélèvements) les flux liquides et solides d'un hydro-système polaire représentatif des glaciers de type alpin du Spitzberg et d'en suivre la dynamique spatio-temporelle, pour en comprendre la réactivité aux fluctuations climatiques contemporaines (40 ans). Ce projet consiste à établir une veille environnementale qui permettra d'appréhender différemment les processus et la spatialisation de l'information hydro-climatologique dans un contexte d'accélération du retrait glaciaire au Spitzberg. La campagne 2011 s'est composée de deux missions de 20 à 25 jours sur le terrain (au printemps et en automne) qui ont permis, outre la maintenance de l'ensemble des capteurs, les mesures récurrentes menées chaque année depuis 2006.
Ces améliorations des infrastructures de la base Jean Corbel ont pour but d'attirer de nouvelles équipes à utiliser ce site exceptionnel.

Source : bulletins-electroniques.com

Nouveaux gisements de pétrole dans l'Arctique

L'Arctique a beaucoup à offrir, comme l'a prouvé le trust pétrolier norvégien Statoil lorsqu'en avril 2011 on a découvert un nouveau gisement de pétrole en Mer de Barents. Pendant les 30 dernières années ce sont 92 forages pétroliers qui furent réalisés dans cette région.

La plate-forme pétrolière de Statoil
La plate-forme pétrolière de Statoil.

C'est justement en Arctique que se situe la découverte de l'année et les réserves pourraient se monter à 300 millions de barils. La découverte par Statoil du champ « Havis » est la 2ème dans l'Arctique en moins d'un an et il se trouve à seulement 7 km du champ « Skrugard » découvert en avril 2011 en Mer de Barents.
En comptant les gisements déjà découverts dans la région le total des réserves s'échelonne de 400 à 600 millions de barils et l'extraction devrait débuter avant la fin de la décade.
De l'avis de Statoil il est tout fait possible que d'autres découvertes soient faites en Mer de Barents ; jusqu'à aujourd'hui il était très difficile pour les groupes pétroliers de localiser des gisements de pétrole ou de gaz dans l'Arctique. A présent la fonte des glaces qui persiste présente l'avantage de rendre possible la découverte de gisements accessibles au nord du cercle polaire.
A part Statoil on note pour l'exploitation de ce nouveau champ pétrolifère la participation du groupe pétrolier italien Eni à hauteur de 30% et celle de la firme d'état norvégienne Petoro à hauteur de 20%. La Norvège est le 2ème exportateur de gaz au monde et après cette dernière découverte dans l'Arctique, elle se place maintenant au 8ème rang mondial pour le pétrole.
Le groupe veut renforcer sa production de 33% d'ici 2020 ; il en résulterait ainsi une capacité d'extraction de 2,5 millions de barils par jour.

Le méthanier Arctic Discoverer
Le méthanier « Arctic Discoverer ». Long de 289,50 m, il transporte 140 000 m3 de gaz et possède une coque renforcée pour la navigation dans les glaces.

Statoil est une compagnie pétrolière norvégienne, fondée en 1972 et qui, depuis le 1er octobre 2007 fait partie de StatoilHydro. La marque Statoil intervient dans le service de la clientèle et exploite des station-services dans le Nord et l'Est de l'Europe. C'est aussi le plus grand groupe pétrolier des pays nordiques, le plus grand en Norvège avec un effectif de plus de 25 000 personnes et dont le siège principal se trouve à Stavanger.

Source : PolarNews



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