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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, juin 2012

La Chine tourne ses regards vers l'Arctique

8 pays sont des états riverains de l'Arctique ; la Chine n'en fait pas partie et pourtant elle s'efforce d'étendre son influence jusque dans le Grand Nord. Car c'est là que dorment les richesses du sous-sol et il s'agit à présent de prospecter pour les trouver et dès que les glaces auront disparu, de les acheminer vers l'Europe en empruntant des routes plus courtes.

Le brise-glace Xue Long
On hisse le drapeau au Pôle Nord ; le 20 juillet 2010 le brise-glace chinois « Xue Long » atteignait 88,22° de latitude nord et 177,20° de longitude ouest, la distante restante fut parcourue par les scientifiques en hélicoptère.

Pourtant la richesse en matières premières dans l'Arctique et la perspective d'une zone polaire libre de glace en été, sont, pendant ces dernières années, passées progressivement au premier plan des préoccupations de la Chine. A côté des routes maritimes et des moyens de transports, ce sont les gisements de matières premières qui attirent dans l'Océan Glacial Arctique. Selon les estimations de l'US Geological Survey reposeraient là environ 30% des réserves de gaz et 13% des réserves de pétrole de la planète restant encore à découvrir. A cela s'ajoutent des minéraux comme l'or, l'argent, le nickel, le chrome, le titane, le tungstène, le charbon et le diamant. En tant que plus grand consommateur d'énergie du monde, la Chine est forment intéressée par l'exploitation de ces ressources.

Forage pétrolier dans l'Arctique
Dans l'Arctique, les forages ont déjà commencé, à la recherche de gaz et de pétrole
et il pourrait bientôt y en avoir davantage.

Source : PolarNews

Croisière en brise-glace nucléaire

Flotte de brise-glaces basée à Mourmansk
La flotte russe des brise-glaces nucléaires est basée à Mourmansk.

« Le trafic des croisières jusqu'au Pôle Nord est très lucratif pour la flotte nucléaire », déclare le Directeur Général Vyacheslav, « il fournit à lui seul 70 à 80 jours de travail ; le contrat que nous avions avec Rosmorport en Mer Baltique portait sur 100 jours, cette activité de croisières est donc bonne pour nous. »
Le nombre de croisières au Pôle Nord va probablement diminuer dans les prochaines années car le trafic sur la route maritime du Nord augmente et de plus en plus d'anciens brise-glaces nucléaires russes vont être mis hors service.
La Russie projette de démarrer la construction du plus grand et du plus puissant brise-glace à propulsion nucléaire du monde vers la fin de l'année. Il sera ainsi possible de maintenir un trafic commercial à travers la Route Maritime du Nord tout au long de l'année. Les brise-glaces « LK 60 » de la 3ème génération développeront une puissance totale de 60 MW, avec un tirant d'eau variable de 8,50 à 10,80 m. Ils remplaceront un brise-glace de type « Arktika » et un de type « Taymir ».
Les brise-glaces russes ont déjà acheminés 67 fois des touristes jusqu'au Pôle Nord et le « 50 ans de la Victoire » y est déjà allé 12 fois.

Le 50 ans de Victoire
Le « 50 ans de la Victoire », brise-glace à propulsion nucléaire, lancé en 2007.
Il est prêt pour vous emmener au Pôle Nord. Cet été il emmènera des touristes sur le toit du monde à 5 reprises ; la première croisière démarrera le 26 juin, chacune dure 10 jours et coûte 19 800 Euros.

Source : PolarNews

Cette croisière-expédition à bord du « 50 ans de la Victoire », le plus puissant brise-glace du monde à propulsion nucléaire, est au programme de l'agence « Grands Espaces », du 19 juillet au 1er août 2012, pour rejoindre 90° Nord et revenir par l'Archipel François-Joseph ».
En 2013 ce voyage se déroulera du 14 au 29 juillet.

Du nouveau chez les eiders

Des biologistes ont comparé des colonies d'eiders à duvet au Spitzberg et ont découvert des choses intéressantes. Jusqu'à ce qu'ils soient protégés en 1963, le ramassage des œufs et du duvet des eiders, effectué presque toujours sans précautions, a entraîné un recul de leur population.
Les colonies nicheuses importantes se trouvent principalment sur les petites îles qui sont depuis 1973 des réserves ornithologiques et dont l'accès est par conséquent interdit pendant la saison de nidification. Malgré tout, la population des eiders à duvet dans le Kongsfjord est restée tout au plus stable mais n'a pas augmenté. En revanche la population du Bellsund s'est fortement accrue, notamment sur la petite île de Eholmen, où un trappeur norvégien collecte du duvet depuis longtemps. Grâce à une méthode de ramassage pleine de précautions les oiseaux ne sont pas dérangés pendant la couvaison, au contraire la présence humaine les protège des prédateurs comme l'ours et le renard polaires, si bien que la colonie, attirant les canards, s'est sensiblement agrandie.
Il est possible aussi que les eiders à duvet profitent du changement climatique quand par exemple la glace du fjord se brise plus tôt et que les îles où ils nidifient deviennent ainsi inaccessibles pour les renards.

Colonie d'eiders à duvet dans l'Adventdalen
Colonie d'eiders à duvet nicheurs dans l'Adventdalen près de Longyearbyen.

Source : Spitzbergen.de / NINA.

Des Satellites observent les icebergs dans l'Arctique

La disparition du « Titanic » le 15 avril 1912 reste la plus grande catastrophe maritime dans l'histoire de la navigation civile. Suite à la collision avec un iceberg, le plus grand des paquebots de l'époque sombra en l'espace de 2h 40 minutes dans les flots de l'Atlantique Nord, entraînant avec lui 1520 passagers dans les profondeurs. Ce drame s'est produit, entre autres raisons, parce que l'iceberg fut aperçu trop tard. Avec les moyens de détection dont on dispose aujourd'hui une telle catastrophe n'arriverait certainement pas.
Le choc engendré par ce naufrage a donné naissance en 1914 d'une part à la Patrouille Internationale des Glaces (IIP, International Ice Patrol), chargée de détecter et de surveiller les icebergs qui se trouvent dans la zone des routes maritimes de l'Atlantique Nord, et d'autre part à la SOLAS (Safety Of Life At Sea, la sauvegarde de la vie humaine en mer), une convention internationale visant à définir différentes règles relatives à la sécurité, la sûreté et l'exploitation des navires.
La SOLAS et l'IIP projettent de lancer une nouvelle génération de satellites publics afin de surveiller les icebergs dans l'Arctique et d'éviter ainsi une autre catastrophe. Des milliers de bateaux fréquentent aujourd'hui les mêmes routes maritimes parsemées d'icebergs sans qu'il y ait à nouveau de collisions à déplorer avec les pertes humaines qui en résulteraient, et cela c'est aussi grâce à l'intervention des satellites.

Sentinel 1
Les satellites « Sentinel » sont destinés à l'observation de la terre dans le cadre du programme GMES de l'ESA, L'Agence Spatiale Européenne. « Sentinel 1 » doit, conformément au plan prévu, être lancé en 2013 par une fusée porteuse russe Sojouz.
Le GMES ou Global Monitoring for Environment and Security (Programme européen de surveillance de la terre), est une initiative conjointe de l'Agence Spatiale Européenne (ESA) et de l'Union Européenne qui vise à doter l'Europe d'une capacité opérationnelle et autonome d'observation de la Terre. On conserve dans la version francophone le sigle GMES, utilisé par tous les acteurs européens.
Sentinel 3
« Sentinel-3 » doit étudier les couleurs de la terre et des océans, poursuivant le travail du satellite « Envisat », à une altitude de 814,5 km. Son lancement est prévu en 2013.
Le satellite Envisat
« Envisat » fut lancé le1er mars 2002 et devait à l'origine accomplir sa mission jusqu'en 2007. Le 8 avril 2012 après une durée de vie deux fois plus longue que prévu, le satellite cessa de fonctionner.

Source : PolarNews

Le trou d'ozone au-dessus de l'Arctique « rapiécé »

À l'occasion il y a aussi de bonnes nouvelles pour l'environnement : après qu'on ait décelé en 2011 une réduction extrèmement importante de l'ozone stratosphérique au-dessus de l'Arctique, le « trou » s'est actuellement au moins à moitié reconstitué de façon naturelle et cette année il n'y a eu aucune perte d'ozone comparable.
La raison, ce sont les températures plus élevées dans la haute atmosphère, en comparaison de l'année passée : ce n'est que par des températures inférieures à -78°C qu'il est possible pour les « tueurs d'ozone » comme les HCFC (hydrochlorofluorocarbures) et d'autres produits chimiques artificiels, de détruire massivement les molécules d'ozone lorsque la lumière du soleil revient au printemps.
L'ozone, en tant que filtre pour le rayonnement nocif des UV dans les couches supérieures de l'atmosphère, joue un rôle vital pour l'homme et les animaux. A Ny Ålesund au Spitzberg, l'Institut Alfred Wegener procède régulièrement à des mesures importantes de la teneur en ozone de l'atmosphère.

Lancement à Ny Ålesund d'un ballon-sonde pour mesurer l'ozone.

Source : Spitzbergen.de / Spiegel-Online

Autoroutes pour la circulation des données à travers l'Arctique

Il est question d'installer, sur les fonds marins de l'Arctique, deux gros câbles pour les transferts de données. Comme les routes maritimes polaires sont de plus en plus libres de glaces à cause du réchauffement climatique, des hommes d'affaires canadiens projettent de poser les premiers câbles sous-marins à travers le Grand Nord, pour le téléphone, internet et la télévision.

Chargement de câble sous-marin
Les câbles sous-marins sont enroulés sur une énorme bobine avant d'être chargés surle bateau ; un de ces enrouleurs peut peser jusqu'à 7000 tonnes.
Le projet Arctic Fibre
Un câble en fibre de verre reliera Tokyo à Londres via Terre-Neuve, sur plus de 15 600 km, en empruntant le Passage du Nord-Ouest, c'est le projet « Arctic Fibre ». D'autres firmes veulent poser des câbles sous-marins depuis la Grande-Bretagne jusqu'à Tokyo en longeant les côtes russes.

En effet « Arctic Fibre » n'est pas le seul projet actuellement en chantier ; à Anchorage, en Alaska, on a conçu une liaison avec le câble « Artic-Link », qui irait aussi du Japon à Londres en passant le détroit de Béring et en longeant le Groenland.

Projets de câbles terrestres et sous-marins
Alors que « Artic Fibre » et Arctic-Link (en rouge) empruntent le Passage du Nord-Ouest, le câble sous-marin russe « Rotax » (en bleu) empruntera celui du Nord-Est, partant de Grande-Bretagne il longera les côtes russes via Mourmansk, Anadyr et Vladivostok jusqu'à Tokyo.

Des sommes d'argent considérables devront être trouvées pour financer tous ces projets ; « Arctic Fibre » coûtera entre 600 et 640 millions de dollars US, apportés surtout par les entreprises de télécommunications. Pour « Rotax » il faudra compter en tout pratiquement 2 milliards de dollars, comme l'annonçait récemment l'agence de Presse russe Interfax.

Source : PolarNews

Attaque d'un ours polaire dans le Tempelfjord (VI)

L'enquête des autorités norvégiennes au sujet de l'attaque, en août 2011, d'un camp de jeunes anglais par un ours polaire dans le Tempelfjord et au cours de laquelle un adolescent de 17 ans perdit la vie et 4 autres personnes furent plus ou moins grièvement blessées, a été définitivement arrêtée.
Fin février le Gouverneur constatait déjà que les faits ne relevaient pas du droit pénal, mais qu'il s'agissait plutôt d'un « enchaînement de circonstances malheureuses », et que les gestes accomplis étaient critiquables mais ne pouvaient faire l'objet d'une révision par les tribunaux. La décision fut finalement confirmée par les instances supérieures du ministère public du Nord de la Norvège. D'éventuelles poursuites par les tribunaux anglais n'ont pas été évoquées.
Les parents de l'adolescent tué déplorent la décision des autorités norvégiennes de clore ainsi le dossier et se réservent le droit d'une démarche juridique.

Ours polaire affamé en Terre du Nord-Est au Svalbard
L'ours qui avait attaqué le groupe dans le Tempelfjord devait être affamé comme celui-ci photographié dans le Duvefjord (Terre du Nord-Est) et souffrait en plus de fortes douleurs dentaires.

Source : Spitzbergen.de / Sysselmannen

Symposium sur le climat à Ny Ålesund

Le 6ème Symposium sur le climat a eu lieu du 21 au 23 mai à Ny Ålesund. Cette manifestation, programmée tous les ans, existe depuis 2006. Cette année se sont réunis environ 40 représentants des sciences, de la politique et de l'économie, parmi lesquels le ministre norvégien du commerce Trond Giske et le patron de la société E.ON Johannes Teyssen. Rajendra Pachauri, président du GIEC, ayant du annuler sa participation à la dernière minute, a fait retransmettre par vidéo son discours de bienvenue. Il attira l'attention sur le fait que la température globale moyenne avait augmenté de 0,74% au 20ème siècle, et que si cette tendance se poursuivait, elle entraînerait une nouvelle élévation de la température d'environ 2,5°C au 21ème siècle. Une conséquence, parmi d'autres, serait qu'environ 20 à 30 % de la population mondiale seront contraints de quitter leur terre natale. Dans ce contexte, Giske, le ministre norvégien du commerce, a envoyé simultanément un message dubitatif en évoquant la transparence quant à la poursuite à long terme de l'exploitation du charbon au Spitzberg. Jusqu'à présent on était parti du fait que la nouvelle mine, récemment ouverte, de Luncke fjell, serait la dernière au Spitzberg.

Le buste de Roald Amundsen à Ny Alesund
Le 6ème Symposium sur le climat a eu lieu comme toujours sous le regard vigilant de Roald Amundsen à Ny Ålesund.

Source : Spitzbergen.de / VG (Verdens Gang, journal norvégien).

Première mesure exacte de la banquise arctique

Le 20 avril dernier l'Agence Spatiale Européenne, l'ESA, a présenté pour la première fois un cycle hivernal complet de la banquise, d'octobre 2010 à mars 2011, et les images montrent une évolution dans l'épaisseur et la forme de la glace de mer.

L'épaisseur de la banquise, mars 2011
carte des glaces de l'Arctique en mars 2011, constituée à partir à partir des données du satellite « Cryosat-2 ».

Les années à venir montreront comment évoluera l'épaisseur de la banquise ; « L'Arctique deviendra dans le futur une région géopolitique très importante », déclarait le professeur Volker Liebig, directeur du programme d'observation de la planète à l'ESA. « On suppose que 15 à 20% des réserves mondiales de pétrole et de gaz y sont présentes et il existera des routes maritimes plus courtes pour la navigation quand les glaces auront fondu » et il poursuit : « Les satellites joueront un rôle de plus en plus important dans la gestion durable de ces régions sensibles. »

L'Antarctique divisé en 15 régions

L'Antarctique n'est pas simplement un endroit très froid, plein de glace et de neige, avec des roches de temps en temps... Bien au contraire il se compose en fait de régions extrêmement variées sur le plan de la biogéographie, aussi bien sur terre que dans la mer.
Un groupe de recherche de « l'Australian Antarctic Division « (AAD), a étudié en détails la biogéographie du Continent Antarctique et identifié 15 régions différentes sur le continent et les îles situées à proximité.

L'Antarctique en 15 régions
L'Antarctique divisé en 15 régions

Source : PolarNews

Pilotes obligatoires au Spitzberg (II)

À partir du 1er juillet 2012 va être progressivement introduite l'obligation d'avoir un pilote à bord. Les premiers concernés sont les navires charbonniers, pour lesquels l'arrivée à la cité minière norvégienne de Sveagruva ne sera autorisée à partir de maintenant qu'avec un pilote. En 2014 la loi entrera pleinement en vigueur et les bateaux de plus de 150 m de long devront obligatoirement naviguer avec un pilote à bord.
En ce qui concerne les bateaux de croisières plus petits, les autorités responsables semblent, dans un élan de réalisme remarquable mais hélas trop rare, vouloir adapter la réglementation, si bien que cette obligation, sera envisageable...Des précisions sont attendues prochainement.

Le Grand Princess dans l'Advendfjord
Avoir un pilote à la passerelle n'est assurément pas un mauvais conseil pour un bateau de croisière de cette taille naviguant au Spitzberg. Il s'agit ici du « Grand Princess », d'une capacité de 3100 passagers, devant Longyearbyen, le 29 juin dernier.

Parution d'un guide géologique pour Longyearbyen et ses environs

Le 30 juin a été présenté au Svalbardmuseum de Longyearbyen un ouvrage qui explique de façon concise et intelligible les paysages et la géologie autour de Longyearbyen. En 36 pages il parcourt l'histoire de la région, en partant de l'ère des dinosaures jusqu'aux montagnes tabulaires, l'apparition des vallées, les glaciers, le permafrost et les rivières arctiques, en passant par la formation du charbon. Ce nouveau guide géologique est paru en norvégien, en allemand et en anglais.

Guide géologique Longyearbyen au Svalbard
Le Guide géologique

Source : Spitzbergen.de



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