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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, juillet 2012

Groenland, un glacier géant se détache du glacier Petermann

Le plateau glaciaire du Groenland est sous haute surveillance. Un gigantesque iceberg s'est échappé du glacier Petermann au Groenland, il s'agit là du deuxième vêlage de la sorte en deux ans. A titre de comparaison, la taille de cet iceberg équivaut celle de l'île de Jersey. Cet iceberg extraordinaire pourrait être une manifestation du réchauffement climatique, même si les scientifiques restent très prudents à ce sujet.

L'ours polaire contaminé par un mystérieux virus

Une infection virale mystérieuse qui a déjà sévi en Alaska chez les phoques et les morses, semble maintenant avoir gagné aussi les ours polaires, selon les rapports de l'US Geological Survey. Dans la région de la Mer de Beaufort, près de la ville de Barrow, on a découvert chez neuf ours polaires des plaques dénuées de poils et des abcès sur la peau, les mêmes symptômes qui étaient apparus, chez des phoques et des morses malades présents dans la même zone. Cependant, contrairement aux phoques et aux morses, les ours ont montré par ailleurs un état de santé satisfaisant, comme le faisait remarquer Tony DeGange, directeur du département de biologie, et toujours selon lui, aucun ours n'est mort entre-temps.

Phoque atteint par le virus
Phoque malade infecté par le virus

Le Passage du Nord-Est à nouveau bientôt libre de glace

La route maritime qui longe les côtes nord de la Russie risque fort d'être cet été entièrement libre de glace, d'après les prédictions des physiciens de l'Institut polaire allemand Alfred Wegener. En effet les mesures de la banquise hivernale effectuées en Mer de Laptev, située en bordure de l'Océan Arctique, laissent préfigurer une fonte estivale précoce sur de grandes surfaces. Les données ont été transmises par le satellite SMOS (Soil Moisture Ocean Salinity), qui est capable de mesurer la couche de glace jusqu'à 50 cm d'épaisseur. En survolant la Mer de Laptev, surnommée « le moteur des glaces de l'Arctique » par les spécialistes, les chercheurs sont en effet tombés, à la fin de l'hiver dernier, sur de grandes étendues de banquise dont l'épaisseur maximale ne dépassait pas 50 cm, ce qui est notoirement insuffisant pour pouvoir résister longtemps au soleil estival.

Épaisseur de la banquise en Mer de Laptev
Épaisseur de la banquise en Mer de Laptev le 12 avril 2012. Le trait noir indique la route aérienne lors des mesures.

Source : PolarNews

Carte des glaces au 13 juillet 2012

Carte des glaces au Svalbard le 13 juillet 2012
Carte des glaces au Svalbard le 13 juillet 2012

Moins de PCB au Svalbard

Ourse polaire et ses deux jeunes
Les PCB se transmettent facilement de l'ourse polaire à ses petits par son lait riche en matières grasses.

Trente années d'interdiction des PCB (Polychlorobiphényles) ont fait baisser leur niveau de concentration au Svalbard, mais on continue à trouver ce polluant environnemental partout et cela représente un défi pour la nature pour un long moment encore.
Les PCB restent les principaux polluants environnementaux présents dans la nature de l'Arctique. Chez les animaux au sommet de la chaîne alimentaire ils représentent 50 à 70 % de toutes les pressions exercées par les produits toxiques sur l'environnement.
Après 30 années d'interdiction d'hydrocarbures contenant des PCB et l'élimination des sources locales de PCB au Svalbard, le niveau de concentration a baissé. C'est ce qu'a révélé un rapport du Gouverneur et de l'Agence pour le Climat et la Pollution.
Les PCB atteignent le Svalbard par la voie des airs de façon directe et continue, ils sont transportés tout aussi directement par les courants océaniques et dans les floes, fragments de banquise de taille variable, sous forme de particules.
Alors que le niveau global des PCB a baissé, le rapport indique que leur concentration dans l'atmosphère à augmenté ces dernières années après une diminution constante de 1999 à 2004.
Les PCB ont eu des effets nuisibles sur les systèmes hormonaux et immunitaires des ours polaires, des goélands et des labbes, selon Geir Wing Gabrielsen, de l'Institut Polaire Norvégien.

Source : BarentsObserver

Plus de rennes au Svalbard

L'augmentation du nombre de rennes dans l'archipel du Svalbard est une conséquence de l'élévation des températures. Depuis 1994, dans les zones à rennes importantes du Nordenskjöld Land comme Semmeldalen, Colesdalen et Adventdalen, leur population a pratiquement doublé ; dans ce même laps de temps la température estivale moyenne a augmenté de deux degrés.
« Il est surprenant de constater que seuls deux degrés supplémentaires ont suffi pour arriver à une telle augmentation de la population », déclarait le professeur Erik Ropstad de l'Ecole Norvégienne des Sciences Vétérinaires, après avoir étudié les rennes du Svalbard pendant près de 20 ans. « Le réchauffement a entraîné une augmentation de la végétation et une abondance de nourriture pour les animaux » (Svalbardposten).
L'hiver dernier fut anormalement chaud avec des températures de 11°C supérieures à la normale, de janvier à la fin mars. L'agglomération principale de Longyearbyen a reçu 90 millimètres de précipitations entre janvier et mars, presque le double de la normale. Ny Ålesund, l'implantation la plus nordique du monde, a reçu 97% des précipitations annuelles normales pendant les 80 premiers jours de l'année.
Le revers de la médaille c'est que la fréquence des mauvaises années avec des périodes de famine et d'effondrements de la population, a augmenté à cause d'une météo instable ; 2012 sera probablement la 4ème année difficile pour les rennes pendant la période d'observation. Dans le même temps, le poids moyen d'un individu a diminué d'environ 1 kg. Font partie de ces études le comptage des populations et l'examen des mâchoires inférieures que les chasseurs doivent obligatoirement rapporter entre-temps.
Le renne du Svalbard (Rangifer tarandus platyrhynchus) est la plus petite sous-espèce et y est endémique. De 1860 à 1925 le renne a été beaucoup chassé au Svalbard et la population avait nettement régressé. La chasse fut alors arrêtée sauf pour les prélèvements à buts scientifiques entre 1925 et 1983. Cette période de protection a eu pour résultats le rétablissement de la population en termes numériques ainsi que son extension et l'occupation des anciennes zones de nourrissage. À partir de 1983 une chasse contrôlée du renne du Svalbard a été autorisée.

Renne Svalbard Spitzberg
Renne au Svalbard

Source : BarentsObserver / Spitzbergen.de

Pas de glace, pas d'oursons...

Le changement climatique perturbe l'Arctique : on a dénombré seulement 5 ourses polaires en hibernation cet hiver sur Kongsøya, l'une des îles de la Terre du Roi Charles, située à l'est de l'archipel du Svalbard.
Les chercheurs de l'Institut Polaire Norvégien ont compté, durant les 32 dernières années les ourses polaires qui ont hiberné sur cette île ; Kongsøya, dont l'accès est interdit au public, a toujours été une zone importante pour l'hibernation des femelles et la naissance des jeunes.
En 1980, on avait compté 50 hibernations, en 2009, il y en avait 25, et cette année plus que 5, selon le quotidien norvégien Aftenposten. La banquise arctique a diminué de façon dramatique ces dernières années, incluant les zones autour du Svalbard et plus à l'est jusqu'aux côtes sibériennes de la Russie.
« Nous constatons qu'il existe un lien évident entre l'extension de la glace de mer et la possibilité pour les femelles d'atteindre leurs zones d'hibernation », déclarait le spécialiste des ours polaires Jon Aars au journal Aftenposten.
Les scientifiques sont d'accord sur le fait que le changement climatique constitue la menace la plus importante pour les ours polaires. En effet ces derniers doivent aujourd'hui faire face à la réduction rapide de la banquise, précisément là où ils chassent, se reproduisent, et dans certains cas, creusent leurs tanières. Des changements dans leur répartition et leur nombre influeront sur tout l'écosystème arctique. « Nous ignorons ce qui se passe quand les lieux d'hibernation sont inaccessibles ; la gestation est peut-être interrompue et les femelles se mettent alors en quête d'une zone alternative », suppose Jon Aars.
Les deux tiers de la population mondiale d'ours polaires, comprise entre 20 et 25 000 individus, risquent de disparaître pendant les 50 prochaines années, et cela en raison du changement climatique, selon les estimations d'une étude détaillée menée par la World Conservation Union (l'UICN, l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature) et le U.S. Geological Survey (« l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis »).

Source : Barentsobserver

L'un des moments forts des croisières organisées par « Grands Espaces » est précisément la recherche et l'observation des ours polaires au Spitzberg ; même si la banquise rétrécit de façon drastique et semble encore vouloir battre un record cet été, les ours sont présents et rencontrer une femelle accompagnée de ses jeunes n'est pas rare. L'expérience et les compétences de nos guides polaires à bord sont, plus que jamais, autant de gages de réussite pour les observations depuis le bateau ou les zodiacs. Les adaptations alternatives auxquelles le « seigneur des glaces » ou « le roi de la banquise » se trouve à présent confronté et doit répondre, nous invitent justement à venir l'observer pour mieux le comprendre et le protéger.

Pas de sondage pour les eaux du Spitzberg en 2012

Bien que la sécurité en mer autour du Spitzberg soit très importante pour l'état norvégien, à tel point que l'on a introduit récemment l'obligation d'un pilote à bord, le sondage des eaux, qui aurait beaucoup plus de sens pour la sécurité maritime, n'est pas une priorité ; comme on l'a appris récemment, le navire chargé des sondages n'ira pas au Spitzberg en 2012, mais restera devant les côtes de la Norvège. A la vitesse actuelle il faudra compter entre 40 et 80 ans pour que les eaux côtières autour de l'archipel du Svalbard soient complètement sondées avec des méthodes modernes. En de nombreux endroits non sondés se trouvent des haut-fonds potentiellement dangereux.

Echosodeur
Dans les eaux non sondées se trouvent de nombreux haut-fonds

Source : Spitzbergen.de /Svalbardposten

Gaz à effet de serre : des valeurs alarmantes

Les gaz à effet de serre dépassent la limite symbolique des 400 ppm (particules par million) quant à la teneur en CO2 ; au printemps 2012 les stations de mesure dans l'Arctique ont enregistré un nouveau record de la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, nettement supérieure à l'ancienne « valeur de sécurité » de 350 ppm, ceci constituant une nouvelle preuve de l'incapacité des dirigeants politiques. Ce chiffre n'est néanmoins pas surprenant car la concentration augmente avec une vitesse de plus en plus grande.
Les chercheurs estiment que les valeurs mesurées montrent l'importance de l'influence humaine sur l'atmosphère terrestre et le climat. Les émissions globales de CO2 issues de combustibles fossiles ont atteint un nouveau record en 2011 avec 34,8 milliards de tonnes, soit une augmentation de +3,2 % par rapport à 2010, annonçait la semaine dernière l'Agence Internationale de l'Energie. Cette dernière déclarait aussi que l'objectif fixé par les Européens de limiter le réchauffement global à 2°C, paraissait invraisemblable, en raison de l'augmentation permanente des pollutions et des gaz à effets de serre.

Source : PolarNews

Plan de management de l'Est du Svalbard

Le plan de gestion concernant l'Est du Svalbard été préparé en concertation avec les parties intéressées et il est dorénavant ouvert aux commentaires. Le Traité du Spitzberg confère à la Norvège le droit et le devoir de préserver la nature unique et fragile du Svalbard pour le futur. Les réserves naturelles du Nord-Est et du Sud-Est ont été crées en 1973 et la superficie totale, terrestre et maritime, couvre 77 000 km2.
À la mi-juillet le Gouverneur (Sysselmannen) a présenté ses propositions pour ce nouveau plan de gestion concernant les grandes réserves naturelles à l'est du Svalbard. Les projets radicaux d'interdiction d'accès à grande échelle qui ont fait l'objet de discussions assez longues, semblent ne plus être d'actualité aujourd'hui. Les changements essentiels consistent, selon le Sysselmannen, en des fermetures de sites concernant la partie ouest de l'île Lågøya ainsi que les Tusenøyane du 15 mai au 15 août, ceci dans le but de protéger des espèces d'oiseaux rares et vulnérables, ainsi que les colonies de morses avec leurs jeunes, ce qui représente 1,5 % des réserves. Aucune nouvelle restriction d'accès n'a été proposée dans les autres parties des réserves.
Jusqu'au 10 octobre il est possible de s'adresser au Gouverneur et d'apporter des commentaires qui entreront dans le processus menant aux décisions définitives. D'autres détails dans cette affaire seront connus après examen des documents publiés, pour autant que la bureaucratie fasse des « progrès ».

L'île Delitschøya au Svalbard
L'île Delitschøya fait partie des îles Tusenøyane, que l'on ne pourra plus visiter du 15 mai au 15 août

Source Spitzbergen.de / Sysselmannen

Pilote obligatoire au Spitzberg : première mission

Depuis le 1er juillet la présence obligatoire d'un pilote à bord des bateaux est introduite progressivement. Cette réglementation est d'abord valable pour l'arrivée à Sveagruva, sinon l'assistance d'un pilote reste, dans un premier temps, une demande facultative pour les autres destinations. Le 2 juillet la demande a été faite pour la première fois pour un bateau de croisière allemand, le « Aida Cara ». Le capitaine n'était jamais venu au Spitzberg auparavant et avait pour cette raison décidé de commander un pilote. Ce dernier est arrivé de Norvège en avion pour cette mission dont la logistique sera sans doute conservée à l'avenir.

Le Aida Cara amarré dans le port de Longyearbyen le 2 juillet
Avec l'assistance d'un pilote l'accostage de l'Aida Cara dans le port de Longyearbyen s'est déroulé avec succès le 2 juillet dernier

Source: Spitzbergen.de / Svalbardposten



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