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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, septembre 2012

Les entreprises russes investissent des milliards dans l'Arctique

Sous la glace, le pétrole : les experts estiment que dans le sous-sol arctique reposent environ 90 milliards de barils de pétrole ainsi que 50 billions de m3 de gaz, soit pratiquement 1/5 des réserves mondiales, la Russie revendiquant une grande partie de ces territoires. Pour cette raison les géants énergétiques russes Rosneft et Gazprom vont investir environ 500 milliards de roubles (12,2 milliards d'euros) d'ici 2015 dans des projets d'exploitation de cette région du globe. C'est ce qu'à annoncé le PDG de Rosneft Igor Setschin, lors d'un forum des investisseurs qui s'est tenu à Sotchi au bord de la Mer Noire. Pour cette année 2012 les entreprises d'état ont prévu aussi des investissements de 40 milliards de roubles.

Source : SpiegelOnline

Un nouveau rapport sur les PCB au Svalbard

Au Svalbard, la majorité des équipements et matériaux contenant des PCB a été détruite ou déplacée. Il reste cependant quelques bâtiments qui pourraient en contenir, notamment dans les peintures et, malgré les efforts réalisés, le rapport met en évidence des effets néfastes sur certaines espèces comme l'ours polaire, le renard arctique et le goéland bourgmestre. "Ce projet nous a permis d'identifier et enregistrer d'importantes sources locales de PCB. Après avoir mené à bien la cartographie et l'échantillonnage, nous pouvons dorénavant procéder au retrait et à la décontamination des équipements contenant des PCB.", dit Rolf Tore Ottesen, chercheur à l'Institut de géologie. "La concentration de PCB dans l'atmosphère est toujours significative, et le phénomène est amplifié par le changement climatique. Les mesures de la station météorologique située sur le Mont Zeppelin montrent une augmentation de la concentration de PCB ces dernières années.", précise-t-il.
Le projet avait été lancé en 2008 après l'attribution de fonds du Ministère de l'Environnement. "Les efforts du gouvernement au cours des dernières années ont donné de bons résultats et nous permettent aujourd'hui de partager nos compétences et connaissances de haut niveau avec d'autres pays. Les questions liées aux PCB doivent être prises au sérieux à l'échelle globale.", conclut Rolf Tore Ottesen.

Le robot Curiosity a été testé sur l'archipel du Svalbard

Le robot Curiosity, développé par la NASA, s'est posé sur Mars sans encombre le lundi 6 août dernier. La mission devrait durer deux ans et permettre, entre autres, de découvrir d'éventuelles traces de vie passée sur Mars.
Le robot est équipé de plusieurs caméras, capteurs chimiques, appareils à rayons X, et autres instruments destinés à analyser la météo martienne, l'ensemble du programme représentant environ 2 milliards d'euros. Toute l'instrumentation se devait d'être soigneusement testée et éprouvée dans des conditions difficiles, sur des sites présentant des similitudes avec la planète rouge. Depuis 2003, le géologue norvégien Hans Erik Foss Amundsen organise des expéditions au Svalbard dans le cadre du projet AMASE (Arctic Mars Analog Svalbard Expedition). "C'est un projet qui utilise des sites bien spécifiques au Svalbard pour les essais de l'instrumentation destinée à se rendre sur Mars. Il s'agit également de déterminer quelles sont les bonnes questions que nous devrions nous poser sur Mars, quels sont les bons outils que nous devrions utiliser et comment interpréter les résultats.", explique-t-il.
Comparé aux autres régions du monde considérés comme "similaires" à Mars, comme le désert d'Atacama au Chili, l'Antarctique ou encore l'Arctique Canadien, le Svalbard possède déjà l'infrastructure pour la recherche, et le coût de quelques jours d'expérimentation sur le terrain y est moins élevé. La dernière expédition AMASE au Svalbard a eu lieu en 2011. La prochaine est prévue pour 2013. Les précédentes expéditions ont également inclu l'essai de l'instrumentation du robot ExoMars, développé conjointement par l'ESA (Agence Spatiale Européenne) et la NASA. AMASE est un programme adapté aux essais pour les expéditions vers Mars, mais il pourrait également être plus large, et par exemple procéder aux tests de l'équipement pour les missions lunaires ou encore pour Jupiter." déclare Hans E. F. Amundsen, qui souhaiterait également intégrer un programme d'entraînement des astronautes.

Source : BE Norvège du 7/09/12

Coopération autour de l'épave d'un sous-marin nucléaire

Épave de sous-marin en Mer de Kara
Ces images du sous-marin nucléaire russe K-27 ont été prises en 1994, lors d'une expédition russo-norvégienne qui a exploré la Baie de Stepovogo dans la Mer de Kara. Elles montrent l'épave rouillée du submersible qui fut coulé par l'Union Soviétique il y a 30 ans, en 1982. Laisse-t-elle s'échapper de la radio-activité ?

Actuellement une expédition russo-norvégienne est dans la Baie de Stepovogo à l'est de la Nouvelle Zemble ; les chercheurs doivent mesurer le taux de radio-activité dans les eaux, les sédiments et la vie marine à proximité de cette bombe à retardement. Les résultats de ces tests préliminaires seront envoyés ensuite à St Pétersbourg où doit avoir lieu la réunion annuelle de la Commission Russo-Norvégienne pour la Sécurité Nucléaire et au cours de laquelle de haut-fonctionnaires de Norvège et de Russie doivent discuter de ce qu'il conviendrait de faire de cette bombe à retardement radio-active potentielle.

Source : Barentsobserver

Un concert fait revivre la ville-fantôme de Pyramiden

C'est en événement très spécial qui a eu lieu dans l'ancienne cité minière russe de Pyramiden au Spitzberg, ville-fantôme abandonnée en 1998, lorsque le groupe norvégien FROST y donna un concert le 1er septembre dernier.
Le groupe Frost, un duo composé de Aggie Peterson et Per Martinsen, a réalisé un rêve en faisant revivre et vibrer le théâtre de la cité aux sons de leur musique « arctic electropop », tout en projetant d'anciennes photographies sous-forme d'un light-show à l'arrière-scène, images de la vie qu'ont connu les grands-parents d'Aggie Peterson dans les années 1950.. En fait le concert faisait partie d'une excursion « culturelle » d'une journée à Pyramiden, au terme de laquelle 130 personnes assistèrent debout pour ne pas soulever trop de poussière, et bien emmitouflées à un concert de 45 minutes dans le théâtre rustique de la cité-fantôme, où le dernier concert rock eut lieu 14 ans auparavant... Il est clair que l'inspiration trouvée dans la ville-fantôme la plus nordique du monde aura une influence sur le prochain album de Frost intitulé « Radiomagnetic » et dont la sortie est prévue pour le 17 septembre.

Concert du groupe FROST
Concert du groupe FROST à Pyramiden, au Spitzberg

Sources : Svalbardposten / Icepeople.net

Recherche pétrolière dans la Mer de Barents

Alors que la Norvège portait toute son attention le 22 juillet sur le procès de Breivik, l'auteur du tragique attentat, le géant pétrolier Stateoil annonçait des activités de forage dans l'Arctique. Dans le champ Hoop, à 250 km au nord de Sørøya, non loin du Cap Nord norvégien et à 100 miles marins au sud-est de l'Île aux Ours, 2 à 3 forages d'exploration sont déjà prévus pour 2013.
Cette rapide façon d'agir soulève des critiques de la part des protecteurs de l'environnement : en effet ces explorations se rapprochent de la limite saisonnière de la banquise dérivante et aussi du front polaire d'une grande importance écologique ; de plus elles s'éloignent des capacités d'intervention suffisantes en cas d'accident.

Plate-forme forage en Mer du Nord
Plate-forme de forage en Mer du Nord

Source : Spitzbergen.de / NRK

Les croisières polaires en forte croissance

Pendant l'été 2012 ce sont 38500 touristes qui ont visité le Svalbard à bord de 42 bateaux de croisière, soit une augmentation de 75% par rapport à l'année précédente. Cette croissance ne concerne pratiquement que les gros bateaux d'une capacité de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de passagers.
Le nombre de débarquements est resté à peu près constant, par contre c'est la taille des bateaux qui a augmenté. Dans le segment concernant les croisières-expéditions avec des bateaux nettement plus petits, les chiffres sont restés stables. Pour 12 ports du Nord de la Norvège la croissance se situe autour de 41%, un chiffre tout aussi impressionnant. C'est Longyearbyen qui connaît le plus grand pourcentage d'augmentation en termes de passagers visitant les ports affiliés à l'agence Cruise Norway and Svalbard. « Cela est du au fait que la Norvège est une destination très attrayante et que les passagers qui choisissent une croisière aux confins du Nord de l'Europe, veulent une nature belle et sauvage ainsi que des ports sûrs », déclarait Erik Joachimsen, directeur de l'agence. « La tendance actuelle, c'est que les bateaux sont de plus en plus gros et transportent ainsi davantage de passagers », selon Frigg Jørgensen, secrétaire général de l'AECO (Association of Artic Expedition Cruise Operators). D'autre part le trafic aérien au Svalbard a augmenté de 15,3 % et la fréquentation hôtelière de 3%.

Le Aida Cara au mouillage à Longyearbyen en juillet 2012
Le « Aida Cara », d'une capacité de 1339 passagers, à l'ancre le 2 juillet à Longyearbyen.

Sources : Spitzbergen.de / NRK / Icepeople.net.

Un voilier coule au large de la côte nord du Spitzberg

Le 4 septembre dernier un petit voilier anglais de 10 m a sombré devant la côte nord du Spitzberg, au large du Raudfjord, après s'être échoué sur un haut-fond. Les 2 navigateurs, âgés de 70 ans, ont pu être récupérés par hélicoptère, après avoir passé 2 heures dans leur canot de sauvetage. Après l'échouage de leur voilier sur un écueil au ras de la surface de l'eau, les 2 hommes se sont réfugiés sur un radeau de sauvetage, qui se révéla malheureusement être défectueux. Ils n'ont eu alors que le temps de gonfler un canot pneumatique et de s'y installer avant que le voilier ne coule sous leurs yeux. Malgré la mauvaise visibilité et les bourrasques de neige l'hélicoptère a pu les transporter à l'hôpital de Longyearbyen, pour y être soignés d'une légère hypothermie.
Le haut-fond « Kobbskjera », situé à l'entrée du Raudfjord, est clairement indiqué sur les cartes marines.

Naufrage d'un voilier anglais au Nord du Raudfjord
Carte du Nord du Spitzberg avec le récif « Kobbskjera »

Source : Spitzbergen.de / Svalbardposten.

Minimum record pour la banquise

Depuis 30 ans l'Institut Météorologique Norvégien surveille constamment l'extension de la banquise ; d'autres organismes émanant des états riverains de l'Océan Arctique font la même chose avec des résultats semblables : jamais la surface de la banquise ne s'est autant réduite que maintenant, cela n'étant même pas comparable avec la fin de l'été 2007, alors qu'une diminution record avait déjà attiré l'attention des médias. Si l'on remonte jusqu'en 1979, ce sont aujourd'hui 3 millions de km2 de qui ont disparu, soit pratiquement 8 fois la superficie de la Norvège (sans le Svalbard).

Ce n'est pas seulement la perte en quantité qui pose problème, mais aussi le changement qualitatif. La surface de glace autrefois solide et pluriannuelle s'est fortement réduite ; au lieu de cela il subsiste autour du Pôle Nord une banquise constituée essentiellement de glace annuelle et relativement mince, qui ne pourra pas faire jeu égal ni en termes de durabilité ni en tant que biotope, avec les plaques de glace dérivantes, pluriannuelles et plus épaisses.

Au Spitzberg, la limite de la banquise dérivante se trouve à l'heure actuelle loin des côtes, très au Nord de l'archipel, mais ce qui est tout aussi dramatique reste la disparition de la glace de l'autre côté de l'Arctique, au Nord du Canada, de l'Alaska et de la Sibérie.

La banquise diminue de plus en plus
La banquise rétrécit de plus en plus... Nord du Spitzberg, août 2012

Source : Spitzbergen.de / Institut Météorologique Norvégien.

Quelle: Norwegisches Meteorologisches Institut

Des déchets nucléaires russes dans les Mers Polaires

Sur les fonds de la Mer de Barents et de la Mer de Kara (à l'est de la Nouvelle Zemble) reposent des déchets nucléaires toxiques, des réacteurs nucléaires venant de bateaux et de sous-marins, ainsi que des épaves de bateaux et sous-marins à propulsion nucléaire ou renfermant d'autres substances radio-actives. Jusque là rien de bien nouveau. Mais l'inventaire fait par les Russes et accessible à présent aux autorités norvégiennes fait état de quantités effrayantes qui ont été jusqu'à maintenant clairement sous-estimées. C'est ainsi que sont « stockés » au fond des Mers Polaires non pas 11 000 containers de déchet nucléaires (oui, onze mille!), mais au minimum 17 000, en plus des 19 bateaux coulés avec leur chargement radio-actif, 5 réacteurs, 3 sous-marins avec leur combustible radio-actif, le combustible du brise-glace « Lénine » ainsi que « 735 autres unités radio-actives » avec ce qu'on peut imaginer derrière ces termes... On ignore si cette liste est réellement complète.

Ce qui est nouveau, c'est la franchise avec laquelle les autorités russes ont révélé l'étendue de cet héritage radio-actif à leurs voisins norvégiens. Actuellement un groupe de chercheurs russo-norvégien s'emploie à déterminer avec exactitude le lieu où se trouvent ces déchets toxiques dangereux et dans quel état. Des études précédentes ont montré que le niveau de radio-activité dans le secteur de la Mer de Barents est étonnamment bas au vu des quantités de déchets nucléaires décrites. Mais cela pourrait bien changer à l'avenir, quand containers et réacteurs seront rongés par la rouille. Il se pourrait même qu'il y ait un risque de réactions en chaîne voire d'explosions nucléaires, ce que les autorités n'ont toutefois jamais confirmé. Jusqu'à aujourd'hui. Jusqu'en 1985 c'était une pratique courante que de rejeter en mer les déchets nucléaires et l'Union Soviétique l'a fait jusqu'en 1992. Dans un passé plus récent des quantités considérables de produits radioactifs ont été récupérées, notamment avec les aides substantielles de l'UE et de l'Allemagne, dans les ports et les zones côtières. La présence à long terme de ces substances radioactives, qui en partie restent dangereuses extrêmement longtemps, constitue un problème qui a un impact lourd sur les êtres humains, depuis l'individu isolé jusqu'aux sociétés et leurs économies, et qui, jusqu'à aujourd'hui, n'a pas été élucidé.

Les mers de Barents et de Kara
Les mers de Barents et de Kara

Source : Spitzbergen.de/Aftenposten

Bientôt une brasserie au Spitzberg ?

Jusqu'à présent la brasserie la plus nordique du monde se trouvait à Tromsø, ce titre étant revendiqué par la firme norvégienne « Mack » pour son breuvage à base de houblon... Cela pourrait bientôt changer car un nouvel établissement va prochainement voir le jour au Spitzberg.

La brasserie la plus nordique du monde à Barentsburg
C'est apparemment dans ce nouveau bâtiment que sera installée la brasserie la plus septentrionale.

Cette brasserie en projet dans la cité minière russe de Barentsburg, héritera probablement du titre de « la plus septentrionale du monde », se trouvant par 78° de latitude Nord dans le Grønfjord, à environ 10 km à l'Est de l'entrée de l'Isfjord au Spitzberg. Tout cela est encore confidentiel, les informations officielles n'arriveront qu'au début de 2013.

La rue principale de Barentsburg
La rue principale de la ville ; la main d'un artiste devrait redonner un peu de joie de vivre aux tristes bâtiments de Barentsburg.

Barentsburg reste la seule agglomération russe encore habitée au Spitzberg. La première maison fut bâtie par une firme norvégienne en 1912 ; cette première implantation sera vendue en 1920 à la société hollandaise « Nederlandsche Spitsbergen Compagnie »(NESPICO), qui lui donnera le nom du premier découvreur du Svalbard. En 1932 elle est rachetée par la firme d'état russe « Trust Arktikugol ». Globalement, l'importance de cette cité minière ira en s'amenuisant progressivement : dans les années 1990 y vivaient encore entre 1100 et 1450 habitants, en 2002 il n'en restait plus que 900, ce chiffre tombant à 400 au début 2010. Aujourd'hui Barentsburg est une ville où vivent environ 350 habitants, la plupart d'origine russe et ukrainienne, et 27 enfants. Depuis l'an passé, beaucoup de bâtiments sont rénovés, entre autres l'école, repeinte par une artiste de St Pétersbourg avec un mélange des cultures russes et svalbardienne, ainsi que l'hôtel, le bâtiment principal de la firme Trust Arktikugol et les immeubles d'habitation.

Source : PolarNews



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