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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, mai 2013

Les manchots Adélie, grands vainqueurs du changement climatique

Les manchots Adélie pourraient éventuellement profiter du réchauffement global des températures, contrairement à d'autres espèces polaires. C'est ce que vient de révéler une étude réalisée par une équipe internationale, sous la direction de chercheurs de l'Université du Minnesota. Le rapport contient des informations-clés qui confirment les prévisions hypothétiques concernant l'influence permanente du changement climatique.

Manchots Adélie
La population des manchots Adélie est stable ou en légère augmentation. Toutes les colonies de la Mer de Ross ont, par exemple, augmenté de 3 à 30% entre 1981 et 2010.
Manchots Adélie
La période de reproduction des manchots Adélie commence en octobre, et entre la ponte et l'éclosion s'écoulent 35 jours. A l'âge de 2 à 3 ans les jeunes se regroupent dans des nurseries. Cela permet aux deux parents de partir à la recherche de nourriture pour leur progéniture.
Les manchots adélie sur la banquise
Les manchots Adélie vivent principalement de petits crustacés, mais consomment aussi de petits poissons. Ils trouvent généralement leur nourriture à des profondeurs variant de 10 à 40 mètres, mais ils sont capables de plonger jusqu'à 170 mètres.

Source : PolarNews 24/04/13 / www1.umn.edu/news

Encore un ours polaire tué en cas de légitime défense

Fin mars, un ours avait déjà été abattu alors qu'il tentait de pénétrer dans une hutte. Cette fois l'incident s'est produit à Isbukta au sud de la côte est du Spitzberg. Là, 2 randonneurs à ski, en route pour un trek de 600 km, avaient établi leur camp sur la glace avec leurs deux chiens, lorsqu'un ours s'approcha, nullement impressionné par le bruit, si bien que les deux skieurs se virent finalement obligés de le tuer. L'animal était plutôt jeune, pesait 119 kg et sans doute famélique. Comme le mois dernier, le Gouverneur mena une enquête de routine. Les ours polaires sont totalement protégés au Spitzberg et c'est seulement dans des situations de légitime défense qu'il n'y a pas de poursuites.
Dans le blog de leur expédition les deux hommes précisent qu'ils ont tiré deux fois, à 50 m et 100 m de distance. La distance entre les skieurs et l'ours se rapprochant rapidement en paraissant agressif a été évaluée à 18 mètres et selon les autorités les circonstances indiquent bien un cas de légitime défense. Sains et saufs, les deux randonneurs ont poursuivi leur trek avec leurs chiens.
C'est le deuxième ours polaire abattu en un mois pour les mêmes raisons.

Source : Sysselmannen/ Icepeople.net

Le tourisme au Spitzberg : croisières et nuitées en augmentation

Dans certains domaines le tourisme au Spitzberg connaît une nette croissance. C'est en particulier le nombre de touristes arrivant à bord de bateaux de croisières plus grands, qui a augmenté. Si en 2011 on comptait 24 000 passagers, leur nombre s'élevait à en 42 000 en 2012. En 2007 ils étaient déjà 33 000, mais la crise économique a ensuite laisse des traces.
Le nombre de nuitées dans les hôtels de Longyearbyen est resté assez stable pendant les 7 dernières années, entre 83 000 et 89 000. Après un effondrement en 2012, l'hôtellerie locale se déclare à nouveau satisfaite. La raison à cela est aussi le fait que la ligne aérienne Norwegian, propose actuellement des vols vers Longyearbyen à des prix avantageux, ce qui pourrait constituer un point noir pour le tourisme au Spitzberg. Le nombre de ceux qui, de leur propre initiative, se rendent dans les régions plus isolées (à l'extérieur de la zone administrative 10, qui englobe, entre autres, le Nordenskjöld Land), oscille depuis des années entre 400 et 750, sans qu'une tendance nette ne se dessine. C'est la même chose pour le tourisme en moto-neige, qui dépend de la longueur de la saison, elle-même conditionnée par la météo.

Le Costa Magica à Longyearbyen
Le Costa Magica, avec ses 3400 passagers, le plus gros bateau à Longyearbyen (2009)

Source : Spitzbergen. de / Sysselmannen

Un nouveau portail pour suivre l'évolution quotidienne de la banquise

Des scientifiques de l'Institut Alfred Wegener (AWI), le Centre Helmholtz pour la recherche polaire et marine à Bremerhaven (Brême) viennent de lancer leur plate-forme Internet dédiée à la banquise. Ils ont développé ce nouvel outil en collaboration avec l'Université de Brême.
Ce site internet est un portail en langue allemande regroupant l'ensemble des données récoltées par les différents instruments de mesures de l'AWI ; il offre aux utilisateurs une mise à jour quotidienne des cartes de la banquise en Arctique et en Antarctique. En outre, il propose aux utilisateurs de télécharger des données spécifiques à leurs besoins de recherche. A terme, les scientifiques en charge du site publieront via ce portail les résultats des analyses faites à partir des mesures effectuées par le satellite CryoSat-2 : les données fournies par ce satellite de l'Agence Spatiale Européenne ont déjà permis de mesurer avec précision la diminution de l'épaisseur de la glace du pôle Nord. Actuellement, les cartes sont mises à jour quotidiennement sur la base d'observations du satellite japonais Shizuku, qui est en orbite autour de la Terre à une altitude de 700 km.

En plus des cartes et données scientifiques, le site offre aux internautes :
- de vastes archives cartographiques, grâce auxquelles le public peut déjà télécharger plus de 7000 cartes de la banquise de 2003 à nos jours ;
- un espace dédié à l'information et la vulgarisation des résultats scientifiques concernant la banquise : sa formation, son rôle général et climatologique, les outils de surveillance en place, les études en cours.
Pour en savoir plus : site internet : http://www.meereisportal.de (en allemand)

Extension de la banquise arctique le 5 mai 2013
Extension de la banquise boréale au 5 mai 2013

source : BE Allemagne numéro 611 (28/04/2013)

La Russie sonde les décharges de déchets nucléaires

En Arctique l'héritage empoisonné de la Guerre Froide est toujours présent. Autrefois l'ex-Union Soviétique a coulé des tonnes de déchets nucléaires dans les profondeurs marines. Depuis plus de dix ans, des états occidentaux aident la Russie à enlever et éliminer le combustible nucléaire à bord de sous-marins déclassés, et cela non sans intérêt personnel, car la presqu'île de Kola est la région russe la plus proche de la Scandinavie.

Sous-marin russe mis à la casse
Sous-marin russe mis à la casse. De 1955 jusqu'à la dissolution de l'URSS en 1991, 240 sous-marins nucléaires ont été construits. Beaucoup sont maintenant hors-service et laissés d'abord à l'abandon dans les bases navales, avant d'être envoyés ensuite à la casse.
Le sous-marin K-159
Le K-159 fut un sous-marin de la marine soviétique et plus tard russe. En 2003 il coula lors de son remorquage vers la casse, entraînant avec lui 9 membres d'équipage. Il repose à présent par 238 m de fond.
Le sous-marin nucléaire K-278 Komsomolets
Le K-278 Komsomolets était un sous-marin nucléaire soviétique. Mis hors-service en 1984, il coula le 7 avril 1989 après une forte explosion. Il repose à 180 km au sud-est de l'Île aux Ours au large de la côte norvégienne à une profondeur d'environ 1858 mètres.

L'Arctique au centre des préoccupations

Au-delà de la Mer de Kara, la Russie a fait avancer ses recherches sur les fonds marins pour y récolter des données et légitimer ainsi ses revendications sur d'autres zones. D'autres états-riverains font la même chose, conscients de l'importance des ressources en gaz et pétrole, qui deviennent plus accessibles dans l'Arctique, à cause du retrait de la banquise. Une commission de l'ONU, l'UNCLOS (la Convention de l'ONU pour le Droit Maritime), devra à l'avenir examiner de manière approfondie les revendications des états. Insistant sur l'importance stratégique, la Russie a renforcé sa présence militaire en Arctique et le flotte de la Route Maritime du Nord se verra enrichie, dans les prochaines années, d'une nouvelle génération de sous-marins nucléaires équipés de missiles à têtes multiples. D'autre part, de nouveaux brise-glaces, des navires ravitailleurs et des ports le long de la côte sibérienne, veilleront à l'accessibilité et la sécurité de la Route Maritime du Nord.

Source : PolarNews 27 avril 2013 / www.bbc.co.uk

Une certification pour marquer le dixième anniversaire de la station franco-allemande AWIPEV au Spitzberg

Le début d'année 2013 permet de célébrer deux événements importants dans la station franco-allemande pour la recherche en arctique AWIPEV. Tout d'abord, le dixième anniversaire de la coopération entre les deux centres de recherche : l'Institut Alfred Wegener (AWI) pour l'Allemagne, et l'Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV), coopération qui a donné naissance à la station conjointe AWIPEV 1. D'autre part, la station a reçu une certification de qualité pour sa contribution au réseau de données climatiques GRUAN2, réseau dont le but principal est d'uniformiser la collecte mondiale de données afin de garantir des prévisions climatiques de plus en plus fiables.
Pour comprendre le système climatique de la Terre, un grand nombre de données doivent être récoltées : température, pression, humidité. Afin d'obtenir des prévisions météorologiques et d'évolution du climat fiables et comparables, des efforts d'uniformisation des procédures sont nécessaires. En effet, du fait des différences de sensibilité entre les instruments de mesures, des variations importantes peuvent avoir lieues. Ainsi, l'observatoire météorologique de la station de recherche franco-allemande en Arctique a été certifié par le réseau international de référence sur le climat (GRUAN) afin de contribuer à cette politique d'harmonisation.La remise officielle de la certification GRUAN par le Dr Holger Vömel, directeur du centre GRUAN Lead, a été le point culminant de la célébration du dixième anniversaire de la coopération en matière de recherche franco-allemand à Ny-Alesund. Depuis les premiers jalons posés en 2003, par le Dr. Jörn Thiede, alors directeur de l'AWI, et le Dr Gérard Jugie, lui-même ancien dirigeant de l'IPEV, la recherche polaire européenne commune est devenue une réalité grâce à la fusion des stations. Une initiative qui a fait ses preuves dans la pratique: "La collaboration avec des collègues français fonctionne très bien. La meilleure preuve en est notre équipe commune d'hivernage que nous formons ensemble depuis cinq ans. Sur le site, la question de qui vient d'Allemagne ou de France ne se pose plus" souligne ainsi le Dr. Roland Neuber, coordinateur de la station AWIPEV.

1 AWIPEV est la plus grande station de recherche de Ny-Alesund. Chaque année, la station accueille environ 130 à 150 scientifiques venus d'Allemagne et de France. Un nouveau bâtiment commun est prévu et sera dessiné par l'école d'architecture de Brême.

2 GRUAN est l'abréviation qui réunit le Glocal Climate Observing System Reference (GCOS) et le Reference Upper Air Network (RUAN), un réseau de référence international sur le climat. Celui-ci a été lancé par l'Organisation météorologique mondiale (OMM), la Commission océanographique intergouvernementale (COI), organisme de l'UNESCO, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et le Conseil international pour la science (CIUS). Son objectif est de recueillir des données très précises sur les caractéristiques physiques de l'atmosphère grâce à l'élaboration de standards de mesure et la mise en place de normes de qualité uniformes. Le Centre GRUAN-Lead est situé à l'Observatoire météorologique de Lindenberg du service météorologique allemand. (http://www.gruan.org)

La station franco-allemande AWIPEV
La station AWIPEV à Ny Alesund

Pour en savoir plus :
- Site internet de la station AWIPEV : http://www.awipev.eu
Source : BE Allemagne numéro 612 (6/05/2013)

Océan Arctique, acidification en forte progression.

L'arctique est sans doute l'océan le plus vulnérable de la planète : Ses eaux froides absorbent davantage de CO2 (dioxyde de carbone) et son alimentation en eau douce venue de rivières et de fonte des glaces le rend moins apte à neutraliser chimiquement les effets acidifiants du dioxyde de carbone. Par ailleurs, la fonte accrue de la banquise en été découvre des superficies marines toujours plus vastes, contribuant ainsi à un surcroît d'absorption.
Lors d'une conférence internationale lundi dernier à Bergen (Norvège), des scientifiques ont tiré la sonnette d'alarme sur l'acidification rapide représentant un phénomène lourd de menaces pour le fragile écosystème de l'Arctique. L'acidité des eaux de la planète a progressé de 30% depuis le début de l'ère industrielle, une situation inégalée depuis 55 millions d'années... et la situation n'est pas prête de s'arranger note Richard Bellerby, chercheur norvégien principal auteur d'un rapport scientifique ad'hoc. Selon son analyse, même en stoppant aujourd'hui les émissions de CO2, des dizaines de milliers d'années seraient nécessaires avant que les océans ne retrouvent leur niveau d'acidité d'il y a 200 ans (d'avant ère industrielle).
Encore mal connue et d'ampleur différente selon les zones en Arctique, l'acidification croissante fait courir un danger pour les coraux, mollusques et autres organismes à coquille dont la capacité de calcification est perturbée. Certains organismes marins (ophiure, sorte d'étoile de mer) sont directement menacés d'extinction ; à contrario d'autres espèces pourraient trouver profit de cette situation. Sam Dupont de l'Université de Göteborg (Suède) rappelait toutefois que « l'incertitude ne doit pas être une excuse à l'inaction »
Les scientifiques ont appelé à repositionner la lutte contre le changement climatique au centre des priorités politiques, déplorant qu'elle ait été éclipsée par la crise bancaire et économique. Carol Turley du Laboratoire d'études marines de Plymouth (GB) a confirmé « on doit se projeter au-delà de la crise bancaire ».

Source ActuVideopôles 11/05/2013

Changement climatique : la glace de fjord en fort recul sur la côte ouest du Spitzberg

La visite du ministre norvégien de l'environnement Bård Vegar Solhjell dans le village scientifique de Ny Ålesund dans le Kongsfjord, a replacé le thème du changement climatique dans le débat politique actuel. Selon les dirigeants de l'Institut Polaire Norvégien, l'excursion en bateau dans la « Baie du Roi » aurait pu encore se faire en motoneige il y a 10 ans avec le même itinéraire... En effet, la disparition de la banquise compacte dans de nombreux fjords de la côte ouest, surtout ces deux derniers hivers, est frappante. Cette situation pose de sérieux problèmes aux phoques annelés, qui, sans la présence de la banquise de fjord, ne sont plus en mesure de mettre au monde leur progéniture, ni de l'assister dans les premières semaines suivant la naissance. Depuis des années, pratiquement aucun phoque annelé n'a grandi dans le Kongsfjord.
Il faut noter aussi que depuis environ 2 ans, les températures de l'eau de mer sur les côtes ouest et nord du Spitzberg sont supérieures à la normale, ce qui a réduit de façon massive la banquise de fjord et la banquise dérivante dans ces régions. À l'est du Spitzberg, les conditions de glace sont, en comparaison, pour le moins normales. De nombreux fjords de la côte ouest sont restés libres de glace, seules quelques ramifications, plus petites et protégées, sont prises par la banquise.
Le ministre norvégien de l'environnement a parlé des signaux très clairs d'un changement climatique qui a commencé depuis longtemps. Peut-être portera-t-il ce message à Bruxelles et Berlin, où le marché des certificats d'émission de CO² risque à l'heure actuelle, d'être enterré politiquement.

(Les certificats de réduction des émissions (CERs) entrent dans le mécanisme de développement propre (MDP), un mécanisme de réduction des émissions de carbone au titre du Protocole de Kyoto de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Les unités de réduction certifiée des émissions (CER) équivalent chacune à une tonne de CO². Ces certificats de réduction des émissions (CERs) peuvent être échangés, vendus et utilisés par les pays industrialisés pour atteindre en partie leurs objectifs de réduction des émissions. Ce mécanisme stimule le développement durable et les réductions des émissions tout en octroyant aux pays industrialisés une certaine souplesse dans la manière de réaliser leurs objectifs en matière de limitation des émissions.)

Phoque annelé au Spitzberg (Axel Soumier)
Phoque annelé au Spitzberg

Source : Spitzbergen.de / Aftenposten, 13 mai 2013.

Le charbon norvégien dans la zone rouge

La société minière norvégienne Store Norske, qui, entre autres, exploite les mines de charbon du Spitzberg, est très nettement dans le rouge actuellement. Après plusieurs années prometteuses, une exception dans l'histoire de l'exploitation minière au Spitzberg, on enregistra en 2012 une perte de 234 millions de couronnes (environ 29 millions d'euros), et pour 2013 on s'attend à un résultat identique. Les raisons principales sont la baisse du prix du charbon sur le marché mondial et les conditions d'exploitation qui deviennent de plus en plus difficiles dans la mine la plus importante, celle de Svea Nord, près de Sveagruva. Le gisement de cette région est largement exploité et les galeries progressent maintenant dans des zones marginales avec des moyens plus réduits et davantage de pollution due aux roches mélangées naturellement. Le nettoyage rendu nécessaire, au moyen d'un séparateur, retarde sans arrêt le bon déroulement de l'ensemble à cause de problèmes techniques, ce qui provoque des arrêts parfois de plusieurs mois à Svea Nord. Il est prévu pour 2015 l'ouverture d'une nouvelle mine à Lunckefjellet, mais elle ne produira du charbon que pendant 3 ans. Entre autres réactions, on s'attend à des licenciements. D'autre part, les forages à la recherche d'or dans le St. Jonsfjord, sur la côte ouest, ne seront pas poursuivis en 2013 en raison de leur coût.

La cité minière de Sveagruva
La cité minière de Sveagruva dans le Van Mijenfjord, le cœur actuel de l'exploitation charbonnière norvégienne au Spitzberg.

Source : Spitzbergen.de / Finnmarken.no

Six pays dont la Chine deviennent observateurs du Conseil de l'Arctique

Le Conseil de l'Arctique a accordé mercredi lors d'une réunion en Suède le statut d'observateur à six nouveaux pays dont la Chine, qui lorgne sur les présumées richesses énergétiques du continent. Quatorze États et organisations convoitaient le statut d'observateur. Selon le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, qui présidait la réunion, il a été accordé à sept d'entre eux: la Chine, l'Inde, l'Italie, le Japon, la Corée du Sud, Singapour et l'Union européenne (UE).
Le statut de l'UE est soumis à des réserves, «tant que les préoccupations des membres du Conseil (...) n'auront pas été résolues», a précisé le Conseil dans la déclaration finale d'une réunion ministérielle à Kiruna. Les membres permanents de cette organisation intergouvernementale sont les riverains de l'Arctique: Canada, Danemark, États-Unis, Finlande, Islande, Norvège, Russie et Suède. Six autres pays sont déjà observateurs, dont la France.

Source : 20 minutes / Arctique / 15 mai 2013.

Une expédition polaire russe entre au Livre Guinness des records

L'expédition polaire russe en tous-terrains "Amarok. Voie d'un Loup du Nord", qui s'est déroulée de février à avril dernier, est entrée au livre Guinness des records comme le voyage non circulaire le plus long traversant un seul pays, a annoncé lundi Jack Brockbank, juge du Livre Guinness.
"Nous délivrons un certificat de record pour le plus long parcours traversant un seul pays et réalisé par une équipe à bord d'un véhicule. La distance minimale requise pour battre ce record était de 8.047 km, mais les voyageurs ont parcouru une distance de 15.793 km.
L'expédition "Amarok. Voie d'un Loup du Nord" reliant Moscou à Petropavlovsk-Kamtchatski a choisi un itinéraire très difficile qui requiert un bon niveau de préparation des participants et des véhicules", a indiqué M.Brockbank lors de la cérémonie de remise du certificat.
Organisée avec le concours de la Société géographique de Russie et du Comité olympique de Russie, l'expédition a pris le départ à Moscou le 7 février, à un an des XXIIèmes Jeux olympiques d'hiver de Sotchi. Six tous-terrains Volkswagen Amarok, véhicules officiels des JO 2014, dont trois spécialement adaptés aux conditions polaires, ont traversé toute la Russie en passant par Iakoutsk (Sibérie centrale) et Anadyr (Tchoukotka) avant d'arriver à Petropavlovsk-Kamtchatski (territoire du Kamtchatka) le 8 avril. L'équipe comprenait des pilotes, dont l'Allemand Rainer Zietlow, des mécaniciens, deux cameramen, un médecin et un photographe.
Amarok, le nom de l'expédition et des pick-up de la marque Volkswagen engagés, signifie "loup" en langue Inuit. Le voyage extrême était appelé à apporter l'esprit du mouvement olympique dans les régions les plus éloignées de la Russie et à montrer la diversité culturelle de la Russie, pays hôte des Jeux olympiques et paralympiques en 2014.

Source : RIA Novosti : 6/05/2013

Une image plus précise de l'Océan Antarctique

Jusqu'à maintenant les informations fiables sur la profondeur et la structure du fond de l'Océan Antarctique ne concernaient que quelques régions côtières du continent blanc. Or une équipe internationale de chercheurs, sous la direction de l'Institut Alfred-Wegener, a réussi pour la première fois à créer une image numérique de l'ensemble des fonds marins antarctiques.

Mesures bathymétriques des fonds sous-marins de l'Océan Antarctique
Les mesures bathymétriques à l'aide de systèmes d'écholocation en éventail sont un moyen rapide pour étudier le relief et la morphologie des fonds sous-marins. Le système Hydrosweep DS-2, installé à bord du navire de recherche « Polarstern », fournit 59 mesures par ping sur la profondeur et la puissance de l'écho. De plus, il livre des informations par sonar visuel (2048 échos par ping). Ce système peut fonctionner avec une ouverture d'angle de 90 ou 120 degrés et il est conçu pour effectuer des mesures dans les grands fonds.

Source : PolarNews 13/05/2013

Sur les traces de l'expédition Schröder-Stranz (1912-1913)(« die Deutsche Arktische Expedition »)

Il y a 100 ans a eu lieu, au nord du Spitzberg, la dramatique expédition de l'explorateur allemand Herbert Schröder-Stranz, qui, dès 1905, eut l'idée d'explorer le Passage du Nord-Est pour en étudier l'utilisation commerciale de cette route maritime, notamment pour le commerce allemand... Programmée pour 1913, cette expédition scientifique, qui n'aura jamais lieu, devait être précédée d'une autre, dite de « préparation » afin de tester le matériel et les hommes.
C'est ainsi que le 5 août 1912, Schröder-Stranz et son équipage partent de Tromsø à bord du « Herzog Ernst ». Le groupe est composé principalement de scientifiques et d'aventuriers inexpérimentés, et sur les 15 hommes (10 allemands et 5 norvégiens), 8 ne reverront jamais leur patrie. Même le capitaine, Alfred Ritscher, naviguait pour la première fois dans les eaux de l'Arctique. Arrivés au Nord du Spitzberg, la progression entre le Nordkapp et le Kap Platen étant rendue impossible à cause de la banquise, le chef d'expédition quitte le bateau le 15 août, avec 3 hommes et 8 chiens de traîneau, dans l'intention d'explorer cette grande calotte glaciaire et de traverser la Terre du Nord-Est (Nordaustland). Rendez-vous était pris pour se retrouver au plus tard mi-décembre dans le Krossfjord sur la côte ouest. On ne devait plus jamais les revoir.
Le 21 août, le bateau atteint le Sorgfjord, où l'on devait laisser un dépôt de vivres dans des huttes, à l'intention de Schröder-Stranz et de ses compagnons. Pris par les glaces, le « Herzog Ernst » devra rester dans la baie. La tentative de l'équipage de rejoindre l'Adventfjord pour éviter un hivernage coûtera la vie à 4 participants. Tandis que le reste de l'équipage retourne au Sorgfjord, le capitaine Ritscher rejoint en solitaire et au prix de graves gelures, la cité de Longyearbyen, distante de 250 km, le 27 décembre 1912.
Plusieurs expéditions de secours partiront le printemps suivant pour sauver le reste de l'équipage, parmi lesquelles celle de Kurt Wegener (février 1913), celle du norvégien Arve Staxrud (avril 1913) et celle de Theodor Lerner (mai 1913).
Le 16 août 1913, le « Herzog Ernst » était de retour à Tromsø, avec les 7 survivants.
En 1937 des chasseurs de phoques trouvent les restes d'un camp de l'expédition dans le Duvefjord.
En 1945, des soldats de la Wehrmacht d'une station météo (Haudegen), découvrent des assiettes en aluminium dans le Duvefjord.
En 2007 l'explorateur allemand Arved Fuchs découvre d'autres objets, qui témoignent aussi du séjour de l'expédition dans cette région.
Actuellement c'est une expédition allemande, celle de Björn Klauer et de son équipe, qui est en route sur les traces de la « Deutsche Arktische Expedition ». Le but était, en partant de Longyearbyen en avril dernier, de rejoindre en traîneau à chiens la Terre du Nord-Est, mais les conditions de glace empêchant la progression, l'équipe est revenue à Longyearbyen, pour en repartir ensuite en bateau.

Herbert Schröder-Stranz
Herbert Schröder-Stranz
Équipage et membres de l'expédition Schröder-Stranz
Équipage et membres de l'expédition à Tromsø.
Itinéraire de l'expédition Schröder-Stranz
Itinéraire de l'expédition.

Lien pour suivre l'expédition actuelle(en allemand)

Arctique : trois centres russes de collecte de données spatiales créés d'ici 2015

La Russie créera trois centres de collecte et de traitement de données spatiales en Arctique dans le cadre de la mise en place de son système d'alerte aux situations d'urgence, a annoncé le ministère russe des Situations d'urgence. "Nous avons l'intention de déployer des centres de collecte de données spatiales à Anadyr, à Doudinka et à Mourmansk d'ici 2015 en vue d'augmenter le potentiel du système de suivi spatial des situations d'urgence", a indiqué le ministère sur son site.

Le ministère russe met en place un système de suivi spatial des situations d'urgence depuis plusieurs années. Dix satellites russes transmettent actuellement des informations sur les catastrophes naturelles et les accidents en Russie. Des centres de collecte et de traitement de données satellitaires fonctionnent déjà à Moscou, à Vologda, à Krasnoïarsk et à Vladivostok.

La zone arctique du territoire russe compte des centrales nucléaires, des bases de brise-glaces et de sous-marins à propulsion nucléaire, des sites présentant des risques d'incendie, d'explosion et de contamination chimique, ainsi que des éléments importants du système des télécommunications, qui peuvent être le théâtre d'accidents techniques. La Route Maritime du Nord, qui assure la majeure partie des transports de fret le long des côtes sibériennes dans l'Océan glacial arctique, peut devenir une artère internationale de transport importante.

Sources : BE Russie 56 du 27/05/2013 /Ria novosti

Traduction et adaptation : Bernard SOUMIER



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