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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, septembre 2013

Antarctique : la Nouvelle-Zélande revoit son projet d'aire marine protégée

La Nouvelle-Zélande a annoncé jeudi qu'elle allait sans doute revoir son projet de création d'une vaste aire maritime protégée (AMP) en Antarctique, auquel s'oppose la Russie, rapporte l'AFP.
"Si nous voulons que ça bouge, nous allons sans doute devoir procéder à quelques modifications, mais c'est un projet qui est en cours", a expliqué le Premier ministre néo-zélandais, John Key. Selon la presse australienne, qui cite des sources diplomatiques, la surface de l'AMP pourrait être réduite jusqu'à 40 %, et le nouveau projet autoriserait la pêche à des endroits où évoluent des espèces protégées. En juillet, à l'occasion d'une réunion de la convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR), la Russie et l'Ukraine s'étaient opposées à la création d'une AMP dans la mer de Ross (sud-ouest de l'Antarctique). Le projet, porté par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande, couvrirait plus de deux millions de km2.
Un autre projet, porté par la France, l'Australie et l'Allemagne, pour la création de sept AMP sur la façade est de l'Antarctique, avait également échoué en juillet.
La prochaine réunion de la CCAMLR se tiendra le 23 octobre à Hobbart, en Tasmanie (Australie).

Source : Actu-Environnement 9/09/2013

Moins de tourisme de croisière à Ny-Ålesund

En 2013 Ny-Ålesund a enregistré une baisse sensible du nombre de visiteurs. En 2012 ce sont 40 000 touristes qui ont fait escale dans l'ancienne cité minière avec des bateaux de différentes tailles, cette année seulement 25 000 ont débarqué. Selon le directeur de l'agglomération qui est aujourd'hui un centre de recherche international, cette diminution a entraîné une perte d'environ 2 millions de couronnes en ce qui concerne les taxes portuaires et la vente de souvenirs.
Les raisons invoquées sont l'obligation, désormais en vigueur et onéreuse, d'avoir un pilote à bord ainsi que l'adaptation aux itinéraires à cause de l'interdiction du fuel lourd, excepté pour le Kongsfjord et la Baie de la Madeleine jusqu'en 2014 inclus. Malgré cela, quelques compagnies maritimes ont déjà rayé Ny-Ålesund de leurs escales.

village scientifique de Ny-Ålesund
Le village scientifique de Ny-Ålesund.

Source : Spitzbergen.de / Septembre 2013

Les ambitions de Moscou dans l'Arctique

La zone couverte par la banquise continue à diminuer dans les régions tout autour de l'Arctique, conférant à la Route Maritime du Nord une importance stratégique grandissante pour la Russie. Le croiseur lance-missiles à propulsion nucléaire « Petr Veliky » a franchi cette voie maritime pour la première fois dans l'histoire de la marine russe. Et bien que cet événement soit pratiquement passé inaperçu en raison du conflit syrien, les spécialistes pensent que les implications seront aussi importantes pour la sécurité internationale qu'une solution pacifique au conflit du Moyen-Orient. Les navires de guerre de la Flotte du Nord, menés par le croiseur nucléaire « Petr Veliky » a suivi un itinéraire, via le Détroit de Kara et le Détroit de Vilkitsky, le menant jusqu'en Mer de Laptev. Là, les navires ont procédé à des tirs d'artillerie et de missiles antiaériens, pour rejoindre ensuite Severomorsk, la base principale de la Flotte du Nord.

Le croiseur russe Petr Veliky
Le croiseur russe Petr Veliky

Source :The Arctic Wire 16/09/2013

La Russie stimule l'extraction de pétrole en Arctique

La Douma d'État a adopté une loi stimulant l'extraction d'hydrocarbures sur le plateau continental pour rendre les projets plus attrayants pour les investisseurs, notamment étrangers. Ainsi, les projets de prospection de pétrole et de gaz sur le plateau continental arctique seront mis en œuvre plus dynamiquement.

Plate-forme de forage russe
Plate-forme de forage russe

Source :La Voix de la Russie, septembre 2013.

Collision entre un tanker russe et un iceberg

Le 4 septembre dernier, un tanker est entré en collision avec un iceberg dans l'Arctique russe, dans le Détroit de Matisen, à l'est de la mer de Kara. Selon les médias russes le choc a causé une déchirure dans les water-ballasts du bateau.
Le tanker « Nordvik » a 138 m de long, 128 ans et transporte 5000 tonnes de fuel. Son classement « glace » lui permet de naviguer dans une légère débâcle et d'après les médias, la dérive de la banquise était qualifiée de « moyenne » lors de l'accident. Jusqu'à maintenant, on a aucune information venant des autorités sur une éventuelle fuite de fuel suite à cette avarie.
Jörg Feddern, spécialiste en pétrole chez Greenpeace déclarait : « La région semble avoir frôlé le désastre ; mais cet accident est un exemple classique d'une incompatibilité entre pétrole et Arctique. Les bateaux mal équipés pour les régions polaires, les règlements laxistes, l'absence d'équipements pour combattre la pollution, l'absence de capacité de sauvetage et en fin de compte la banquise polaire, tous ces éléments concourent à une catastrophe potentielle. Les secours ne sont arrivés sur place que 6 jours après la collision... »
Entre-temps un autre tanker, le « Boris Villitsky » est arrivé sur place afin, selon toute probabilité, de prendre en charge la cargaison du « Nordvik » avarié et plusieurs brise-glaces séjournent aussi sur la zone de l'accident.

Lieu de la collision dans le Détroit de Matisen
Lieu de la collision dans le Détroit de Matisen

Source :Greenpeace.de 11/09/2013

Les baleines à bosse passent aussi l'hiver en Antarctique

Les biologistes et les physiciens de l'Institut Alfred-Wegener de Bremerhaven ont découvert que les baleines à bosse (Megaptera novaeangliae) peuplant l'hémisphère sud, ne migrent pas toutes vers l'équateur à la fin de l'été antarctique et qu'une partie de la population reste tout l'hiver dans les eaux australes. C'est ce que relatent les scientifiques dans une étude récente du magazine spécialisé PLOS ONE. C'est grâce aux enregistrements de l'observatoire sous-marin PALAOA qu'ils sont arrivés à cette surprenante conclusion. Celui-ci se trouve près de la station Neumayer III sur la plate-forme glaciaire et enregistre régulièrement les sons émis par les baleines même pendant les mois d'hiver.

Baleine à bosse dans les eaux antarctiques
Une des rare photos aériennes montrant une baleine à bosse près de la banquise antarctique, prise en janvier 2013 lors d'une expédition du « Polarstern » en Mer de Weddell.

Source : Alfred-Wegener-Institut, 7 septembre 2013

Le requin du Groenland touché par la pollution

Le requin du Groenland est le grand inconnu de l'écologie marine polaire ; largement oublié jusqu'à une date récente par la recherche, on ne sait que peu de choses sur ce squale, qui peut atteindre 7 m de long et fait donc ainsi partie des plus grands requins du monde.
Il y a quelques années, les biologistes de l'Institut Polaire Norvégien se sont étonnés, lors d'un coup de filet concernant leurs recherches sur les poissons dans le Kongsfjord, du nombre élevé de requins du Groenland se trouvant dans les eaux peu profondes et en peu de temps plusieurs douzaines d'individus furent capturés. Le contenu de leur estomac constitua également une surprise car il ne composait pas, comme on s'y attendait, de charognes, mais surtout de poissons et de phoques. Ces requins, réputés trop lents pour chasser, étaient, de toute évidence, des prédateurs actifs.
De la même façon, on ne s'attendait pas à la quantité élevée de polluants environnementaux contenus dans la graisse et le foie de ces animaux, qui est comparable aux valeurs trouvées chez l'ours polaire. Cela vient probablement de la façon dont ils se nourrissent et suite à cela, on peut les classer également en haut de la chaîne alimentaire, comme les ours polaires et les goélands bourgmestres. Avec le temps, les polluants persistants s'accumulent dans les tissus à chaque niveau de la chaîne alimentaire et la longévité des animaux, qui se compte en décennies, y contribue.
Chez les individus capturés au Spitzberg, le plus lourd pesait 700 kg et n'avait pas encore atteint sa maturité sexuelle.

Requin du Groenland
Requin du Groenland

Source : Spitzbergen.de / Institut Polaire Norvégien / Septembre 2013

Pour la première fois, un cargo chinois en route vers l'Europe traverse l'Arctique

Pour la première fois, un navire marchand chinois est en route vers l'Europe par un raccourci polaire, grâce à la fonte des glaces dans l'Arctique. Ce navire, appartenant au géant chinois du fret maritime Cosco, a quitté jeudi 8 août son port de Dalian, dans le nord-est du pays, et devrait atteindre l'Europe en trente-trois jours en empruntant le passage du Nord-Est, qui longe les côtes septentrionales de la Sibérie.
Ce cargo doit franchir le détroit de Béring le 25 août, avant de commencer sa traversée de l'océan Arctique, cette route maritime du Nord-Est n'étant praticable que l'été, précise le journal. La Chine, premier exportateur mondial, porte un grand intérêt à cette nouvelle route maritime, qui lui permet d'éviter les délais du canal de Suez et de réduire de plusieurs milliers de kilomètres ses trajets vers l'Europe, son premier partenaire commercial. Environ 90 % des échanges commerciaux de la Chine passent par la mer. Pékin espère que le raccourci polaire sera également bénéfique au développement de ses ports du nord-est du pays. La route maritime du Nord, sur laquelle la Russie facilite la navigation en imposant la location de ses brise-glaces, devrait jouer un rôle croissant dans les échanges internationaux.
La Chine, première consommatrice d'énergie du monde, lorgne par ailleurs sur les vastes réserves d'hydrocarbures que recèlerait l'Arctique, qui deviennent de plus en plus accessibles en raison du recul de la calotte polaire. Pékin pousse donc ses pions dans cette région et, après plusieurs années de campagne diplomatique, s'est vu accorder en mai le statut d'observateur au Conseil de l'Arctique, un forum intergouvernemental de coopération.

Sur la Route Maritime du Nord
Sur la Route Maritime du Nord

Le Monde 10/08/13

Stockage de CO2 à Longyearbyen

Les chercheurs de l'université du Spitzberg (UNIS) ont trouvé à 5 km de Longyearbyen, dans l'Adventdalen, un site potentiel pour y stocker du CO2. L'idée n'est pas nouvelle, à savoir d'avoir un Spitzberg « sans CO2 », en stockant le dioxyde de carbone émis par la centrale au charbon de Longyearbyen, au sein de couches de grès poreuses.

Site de stockage de CO2 dans l'ADVENTDALEN
Le site de stockage de CO2

Source : PolarNews 2 août 2013

Moins de naissances d'ours polaires sur la Terre du Roi Charles au Svalbard

L'île de Kongsøya, qui fait partie de la Terre du Roi Charles (Kong Karls Land) est une zone très importante, pas seulement pour Spitzberg mais aussi pour tout l'Arctique, afin que les ourses polaires en gestation puissent y mettre au monde leurs petits aux alentours de Noël. On avait compté, dans des zones bien précises, jusqu'à 50 tanières.
À l'heure actuelle, les chiffres fluctuent fortement, avec une tendance globalement très nette à la baisse. Ainsi, sur l'île du Roi Charles, lors du comptage effectué au printemps dernier par l'Institut Polaire Norvégien, seulement 2 tanières ont été dénombrées. Apparemment la cause directe de ce recul est la forte réduction de la banquise dérivante, cette dernière étant nécessaire aussi bien pour arriver jusqu'aux îles que pour élever ensuite les jeunes oursons.
Les femelles en gestation, qui n'ont pas pu cette année atteindre la Terre du Roi Charles, ont peut-être cherché d'autres régions pour donner naissance à leurs rejetons ; le déficit enregistré ici ne signifie donc pas forcément une baisse pour la génération d'ours polaires de cette année.
Les masses de glaces dérivantes et la période de la formation de la banquise varient d'une année à l'autre, mais l'évolution est nettement négative et devrait probablement se poursuivre dans l'avenir.

Jeune ours sur la côte est du Groenland
Jeune ours polaire. Août 2013. B.Soumier.

Source :Institut Polaire Norvégien, août 2013.

Le méthane contenu dans le permafrost pourrait être libéré massivement

Une publication de la revue spécialisée « Nature » décrit la possibilité d'une libération d'énormes masses de méthane emprisonnées dans le plateau continental, en particulier au large des côtes sibériennes. Il serait par conséquent possible que, dans quelques années, une libération intense d'hydrates de méthane issus des fonds marins, contribue considérablement au réchauffement global en cours. Il est question de 50 milliards de tonnes, qui pourraient être libérées dans l'atmosphère en l'espace de quelques décennies et une telle émission aurait bien sûr des conséquences catastrophiques.
Cet article alimente les discussions dans les milieux spécialisés et de nombreuses voix issues de la scène scientifique considèrent le scénario mettant en jeu une telle libération de méthane comme invraisemblable. Il reste néanmoins tout à fait plausible que l'Océan Glacial Arctique soit libre de glaces dès 2015 pour quelques semaines.

Source : Spitzbergen.de / The Guardian

Découverte d'un canyon géant sous les glaces du Groenland

Un canyon d'au moins 750 km de long et 800 mètres de profondeur par endroits a été découvert sous les glaces du Groenland grâce à des observations satellitaires, ont indiqué jeudi des chercheurs. Cette formation géologique comparable en partie au Grand Canyon du fleuve Colorado, dans l'ouest américain, existait probablement avant que les glaces ne recouvrent le Groenland au cours des dernier millions d'années

Source : AFP, 28/08/13

Canyon sous la calotte du Groenland
Reconstruction du canyon en 3D par images-radar ; long de 750 km, large de 10 km et profond de 800 m, il s'étend du centre à la pointe nord de la plus grande île du monde

Traduction et adaptation : Bernard SOUMIER



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