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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, novembre 2013

Dégel du permafrost : la vitesse d'érosion sur les côtes de l'est sibérien a presque doublé

Les falaises de la Sibérie Orientale, constituées essentiellement de permafrost, s'érodent de plus en plus rapidement. C'est à cette conclusion que sont arrivés les chercheurs de l'Institut Alfred Wegener et du Centre Helmholtz pour la recherche polaire, après avoir évalué les données et les photos aériennes de la bande côtière en remontant les 40 années antérieures. Quant aux causes de cette érosion croissante, les chercheurs indiquent l'augmentation de la température estivale dans les zones à permafrost, ainsi que le retrait de la banquise arctique. Cette dernière, qui est une protection pour les côtes, est absente de plus en plus longtemps chaque année. Cela a pour conséquence que les vagues creusent les côtes, alors que la terre s'enfonce simultanément. La petite île de Muostakh à l'est du delta de la Léna, est particulièrement touchée, et pourrait même, selon les experts, être à la longue victime de ce recul permanent de la côte.

Signes d'érosion en Sibérie
Signes d'érosion sur les côtes de Sibérie

Source : AWI / 29/10/2013

Réchauffement climatique : le cabillaud de l'Atlantique à la conquête de l'Arctique

La cabillaud de l'Atlantique, dans le contexte du changement climatique, a émigré si loin vers le nord, qu'il est présent en grande quantité même dans les eaux du Spitzberg. Ce sont les biologistes de l'Institut Alfred Wegener (AWI) qui sont parvenus à ce résultat, à la suite d'une expédition qu'ils ont menée avec le navire de recherche Heincke, dans l'Océan Glacial Arctique, où dominait la morue polaire autrefois. Les scientifiques veulent à présent découvrir s'il existe une lutte concurrentielle entre les deux espèces de morues et laquelle est capable de s'adapter le mieux aux changements de conditions de vie dans l'Arctique.

Le Heincke au Spitzberg
Le navire de recherche Heincke au Spitzberg

Source : AWI/17/10/2013

La Russie lance la construction du plus grand brise-glace nucléaire du monde

La construction du brise-glace nucléaire le plus grand et le plus puissant du monde a commencé aux chantiers navals « Baltic Shipyard » à Saint Pétersbourg. Le navire, qui n'a pas encore de nom, sera propulsé par deux réacteurs nucléaires et aura une longueur de 173 m et une largeur de 34 m, soit respectivement 14 m et 4 m de plus que le dernier né « 50 ans de la victoire ».
Ce nouveau brise-glace, qui sera opérationnel en 2017, coûtera 1,1 milliard de Dollar et pourra emprunter toute l'année durant la Route Maritime du Nord, selon Vyacheslav Ruksha, le directeur général de la compagnie Atomflot. Les brise-glaces de type LK-60 développeront une puissance de 60 MW, avec un tirant d'eau variable de 8,5 m à 10,80 m. Deux autres brise-glaces du même type ont été annoncés et seront probablement aussi construits par les chantiers de la Baltic Shipyard.
La société Baltiyski Shipyard a construit la plupart des brise-glaces de la Rosatomflot, parmi les quels le tout dernier « 50 ans de la Victoire », commandé en 2007.

Le futur brise-glace LK60
Le futur brise-glace de la classe LK-60

Source : Barentsobserver 6/11/2013

Nouvelle mine de charbon en exploitation au Svalbard

Huit ans après les premiers sondages, les premières tonnes de charbon sont sorties de la mine de Lunckefjellet ce début novembre. L'extraction qui s'effectue à 200 m à l'intérieur de la mine, ne sera complète qu'en 2015 et se poursuivra jusqu'en 2019. La société Store Norske a investi 1,2 milliards de couronnes dans le développement de la mine, mais sa rentabilité reste à présent incertaine en raison des conditions du marché où les prix du charbon sont bas.
Malgré tout la compagnie tourne déjà ses regards vers le prochain site potentiel, situé à Ispallen et veut annoncer officiellement son projet d'exploitation. La Store Norske estime que le gisement, situé à l'est de Svea Nord, renferme 10 millions de tonnes de charbon, et qu'il pourrait ainsi succéder tout naturellement au projet de Lunckefjellet.

Le Lunckefjellet
Le site de Lunckefjellet

Source : Icepeople.net / 5 novembre 2013

La viande de baleine polluée au mercure

Du 9 au 11 octobre dernier, 147 pays ont signé au Japon une convention sur le mercure. Cette convention de l'UNEP (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) invite les gouvernements à protéger leurs citoyens des dangers du mercure. « Cet accord aura des conséquences pour les pays où l'on consomme de la viande de baleine et de dauphin », selon Sigrid Lüber de l'association « OceanCare ». Et Sandra Althers de « Pro Wildlife », ajoute : « Jusqu'à maintenant, les pays consommateurs de viande de baleine mettaient en danger leur population en minimisant les dangers liés à sa consommation, en fixant des valeurs limites trop basses ou en relançant la vente de façon ciblée ». Une nouvelle banque de données mise en ligne par OceanCare et Pro Wildlife informe les gens dans le monde entier sur la teneur en substances toxiques chez les mammifères marins.

Viande de baleine en Corée du Sud
Viande de baleine en vente en Corée du sud.

Source : PolarNews /16 octobre 2013

Le Groenland ouvre l'exploitation de ses mines d'uranium

Le Groenland entre sur la voie de la prospection et de l'extraction d'uranium. En effet, une loi qui, depuis 25 ans, interdisait la prospection minière de l'uranium au Groenland vient d'être abrogée par le Parlement du territoire autonome le 24 octobre (le Groenland, ancienne colonie danoise, n'est que partiellement indépendant). Cette décision offrirait l'avantage de réduire la dépendance du territoire à la pêche et aux subventions danoises mais elle ouvre son sous-sol aux compagnies étrangères, ce qui n'est pas sans risque pour un peuple de 57 000 personnes seulement. Le Parlement a voté cette mesure à 15 voix pour et 14 contre. Ce vote du jeudi 24 octobre n'est encore que le premier pas d'une série de mesures destinées à accueillir des compagnies minières pour exploiter l'uranium ainsi que les terres rares, matières premières très recherchées par les pays fabricants de produits high tech, notamment par la Chine.. Une opportunité pour l'emploi et l'économie, affirment les partisans de la levée de l'interdiction.
Le Premier Ministre du Groenland, Aleqa Hammond, a ainsi défendu la mesure : « avec le chômage et le coût de la vie, notre économie est à un tournant. Il est nécessaire de revoir notre politique de tolérance zéro envers l'uranium. » La question a suscité à un vif débat au Groenland - ce dernier rompt ainsi avec un décret qu'il s'est lui-même imposé il y a vingt-cinq ans. La petite formation, Parti Inuit, s'est fait renvoyer du gouvernement par Mme Hammond, parce qu'il s'était opposé au vote. La décision ne plaît pas non plus au Danemark. L'ancien colonisateur, qui contrôle toujours les politiques étrangère et sécuritaire, estime qu'il devrait avoir son mot à dire en raison de la dangerosité de l'uranium.

Paysage de la côte Est du Groenland
Paysage de la côte Est du Groenland (Photo : Axel Soumier).

Source : GoodplanèteInfo/25 octobre 2013

L'exploitation du charbon au Spitzberg : une économie fragile

L'exploitation norvégienne du charbon au Spitzberg s'affaiblit sur le plan économique. La responsabilité des mines encore existantes repose sur la société Store Norske, dont plus de 99 % des actions appartiennent à l'État. À Longyearbyen, l'industrie minière est encore présente, de façon plutôt symbolique, avec la mine n°7 située dans l'Adventdalen. La mine de Sveagruva, plus exactement Svea Nord, à 60 km au sud de Longyearbyen, avait pendant quelques années dégagé de nouveaux bénéfices pour la société, mais les années de vaches grasses appartiennent maintenant au passé.
Entre-temps, à Lunckefjellet, au nord de Svea, tout est prêt pour l'exploitation, mais les réserves ne dureront que quelques années, et avec le prix actuel du charbon sur le marché mondial, la rentabilité de l'entreprise reste encore douteuse et personne ne sait si, après la fermeture de Lunckefjellet, la Norvège continuera encore d'exploiter le charbon au Spitzberg. Certes, d'autres gisements sont explorés à Bassen (sur la rive nord de l'Adventdalen), et aussi à l'est de Sveagruva, mais faire accepter l'ouverture d'une nouvelle mine à Oslo ne se ferait sûrement pas automatiquement sur le plan politique.
À l'heure actuelle la Store Norske, qui emploie environ 300 personnes, est dans le rouge. En 2012 le déficit se montait à 234 millions de couronnes norvégiennes (29 millions d'Euros), et cela ne va pas s'améliorer cette année. Cette situation créé un climat d'insécurité parmi les habitants de Longyearbyen, où vivent aussi de nombreux employés des entreprises sous-traitantes et qui dépendent ainsi indirectement de l'industrie minière. Cette année la société Store Norske a licencié 70 employés, sans compter les pertes d'emploi chez les sous-traitants. C'est beaucoup pour une agglomération qui compte 2500 habitants.
Aujourd'hui la Store Noske vit sur son propre capital et prend des crédits afin de consolider les investissements pour la nouvelle mine de Lunckefjellet. On n'attend pas de subventions de la part de l'état. Avec l'acquisition de la majorité des actions dans l'entreprise de logistique « Pole Position », la Store Norske a commencé à tâter le terrain vers d'autres branches d'activité.

Site à visiter  (en anglais)
La mine de Svea Nord
La mine de Svea Nord

Source : Spitzbergen.de / NRK / Octobre 2013

Les TAAF à la XXXIIe réunion de la CCAMLR

La XXXIIe réunion du Comité scientifique et de la Commission pour la Conservation de la Faune et la Flore Marine de l'Antarctique (CCAMLR) s'est tenue du 21 octobre au 1er novembre 2013 à Hobart, Tasmanie.
Cette réunion permet l'adoption annuelle de mesures de conservation pour les ressources et les écosystèmes de l'océan Austral. Cette année, la CCAMLR a réexaminé deux propositions d'aires marines protégées, l'une en Antarctique de l'Est portée par la France, l'Australie et l'Union européenne ; l'autre en Mer de Ross portée par les États-Unis et la Nouvelle-Zélande. L'opposition de la Russie et de la Chine n'a toutefois pas permis d'atteindre le consensus entre les 25 États Parties et ces propositions seront à nouveau portées pour adoption à la XXXIIIe réunion de la CCAMLR (2014).
Pour la France, les faits majeurs concernent la reconnaissance par le Comité scientifique CCAMLR des évaluations de modélisation des stocks de légines, ainsi que l'octroi d'un volume de captures pour les activités de pêche françaises réalisées sur le Banc Elan.
Pour les TAAF, le succès vient du soutien de nombreux États (États-Unis, l'Union Européenne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, l'Afrique du Sud et l'Espagne) à l'action de surveillance des ZEE des îles Australes en vue de lutter contre la pêche illicite. Les TAAF trouvent ici une légitimité et une reconnaissance directe au niveau international. D'autre part, l'action en vue de réduire toujours davantage la mortalité accidentelle d'oiseaux de mer lors des activités de pêche a également reçu le vif soutien de plusieurs États et de l'Accord sur la Conservation des Albatros et des Pétrels (ACAP). La représentation TAAF au sein de la délégation française a été assurée par le Dr. Ann-Isabelle Guyomard. La XXXIIIe réunion de la CCAMLR (2014) devrait permettre de renforcer encore davantage le système de lutte contre la pêche illicite et de recueillir par l'ACAP les progrès réalisés au niveau mondial pour réduire la mortalité accidentelle des oiseaux de mer.
Pendant les huit jours à venir, 25 délégations, formées de 200 scientifiques spécialistes de la mer, gestionnaires des ressources naturelles et responsables de la politique marine, vont envisager toute une série de mesures pour la conservation et la gestion de l'écosystème marin de l'océan Austral avant de prendre des décisions à cet effet. Cette réunion annuelle examine les données scientifiques et recommandations des groupes d'experts de la Commission qui se réunissent dans le courant de l'année. Autre avantage de la présente réunion, il est estimé qu'elle injectera environ 1,5 million AUD dans l'économie de Hobart grâce à l'hébergement et au tourisme.

Source : Actualités des TAAF 13/11/2013

Des brise-glaces « made in Germany »

Ils ont 88 m de long, 18,50 m de large et seront capables de briser une glace épaisse de plusieurs mètres... Dans le bassin des chantiers navals Nordic à Wismar deux bateaux polaires d'assistance et de sauvetage sont sur quille l'un à côté de l'autre ; leur mission est de rendre les eaux arctiques plus sûres. Ces deux navires jumeaux spécialisés, d'une valeur de 150 millions d'Euros à eux deux, ont été commandés fin 2012 par le Ministère russe des Transports. La découpe des structures d'acier a commencé en septembre dernier. Selon les chantiers navals le financement de cette commande est pris en charge et dores et déjà garanti par l'état russe. La construction de ces deux brise-glaces sera achevée au cours du deuxième trimestre 2015 et ils seront alors à même d'intervenir lors de patrouilles ou d'opérations de sauvetage le long de la Route Maritime du Nord. Leur mission consistera à combattre les incendies et la pollution dans les mers polaires, ainsi que la recherche et le sauvetage de navires en détresse. Ces deux nouveaux bateaux disposeront d'une plate-forme pour hélicoptère située à la proue et de puissantes grues situées à la poupe. De plus ils seront aptes à la reconnaissance des fonds marins et à la recherche d'épaves jusqu'à une profondeur de 1000 m.

Nouveaux brise-glaces russes d'assistance et de sauvetage
Le nouveau brise-glace LK-60

Source : Bild.de 13/11/2013

Une portion de la mer d'Okhotsk reconnue propriété de la Russie

Une sous-commission de l'Onu a reconnu une enclave de 52 000 km2 au milieu de la mer d'Okhotsk comme le prolongement naturel du plateau continental de la Russie, annonce vendredi, dans un communiqué, le ministère russe des Ressources naturelles et de l'Écologie.
"L'analyse des documents présentés par la Russie n'a laissé à la sous-commission aucun doute quant au bien-fondé de la requête de Moscou (...), et l'enclave a été reconnue une partie du plateau continental russe", lit-on dans le document, publié par le ministère à l'issue d'une rencontre avec les experts de l'Onu.
Ce n'est pas la première tentative de la Russie de faire reconnaître son droit exclusif sur le plateau continental en mer d'Okhotsk. Moscou avait envoyé en 2001 une requête concernant le plateau continental entier, dont le plateau arctique. L'ONU avait alors rejeté la requête, faute d'accord des pays voisins. Le Japon y était particulièrement opposé. De plus, les preuves scientifiques du lien entre la région de la mer et l'extrémité du continent étaient considérées comme insuffisantes.
La sous-commission ad hoc a été créée en 2001 dans le cadre de la Commission sur les limites du plateau continental des Nations unies pour examiner la première requête de Moscou.
La Russie a basé ses prétentions sur la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, permettant d'élargir la zone économique d'un État de deux cents milles marins, à condition que le territoire en question soit le prolongement naturel du plateau continental.

La mer d'Okhotsk
La Mer d'Okhotsk

Source : RIA Novosti. 15/11/2013

Traduction et adaptation : Bernard Soumier



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