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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, janvier 2014

Un bateau russe bloqué par les glaces en Antarctique

L'Akademik-Chokalskiy, un navire russe transportant 74 passagers, va devoir attendre l'aide de trois brise-glaces pour se libérer de la banquise. Parti le 28 novembre de Nouvelle-Zélande avec touristes et scientifiques à bord, dans le cadre du centenaire d'une expédition dans l'Antarctique de l'explorateur australien Douglas Mawson, le bateau est prisonnier de la banquise depuis le mardi 24 décembre.
Les autorités maritimes australiennes ont annoncé vendredi que trois brise-glaces avaient appareillé pour lui porter secours. Le premier, un bâtiment chinois baptisé Dragon-des-neiges, doit arriver sur place vendredi, selon Chris Turney, un climatologue australien parmi les organisateurs de l'expédition. Suivront les navires français L'Astrolabe et australien Aurora-Australis.

L'Akademik Cholkaskiy pris dans les glaces
L'« Akademik Chokalskiy » pris dans les glaces

Source : Le Monde 27/12/13

Antarctique : l'attente se poursuit pour le bateau pris dans les glaces

Les passagers d'un navire russe piégé par les glaces près de l'Antarctique se préparaient dimanche à une nouvelle journée d'attente incertaine, le brise-glaces australien qui vogue à leurs secours n'ayant aucune garantie de parvenir à forcer l'épaisse couche gelée.
Le MV Akademik Shokalskiy est immobilisé depuis mardi à une centaine de milles nautiques à l'est de la base française Dumont d'Urville. Trois bâtiments brise-glaces se sont dirigés vers la zone pour lui porter le secours, mais deux, le français l'Astrolabe et le chinois Snow Dragon, ont fait demi-tour, faute de capacités suffisante.

L'Akademik Shokalskiy bloqué dans les glaces de l'Antarctique
L'Akademik Shokalskiy bloqué dans les glaces de l'Antarctique

Source : AFP 29/12/13

Le brise-glace australien parti à la rescousse d'un navire russe piégé par les glaces près de l'Antarctique a fait demi-tour lundi pour cause de mauvais temps

L'Aurora Australis a dû battre en retraite à 10 milles nautiques du MV Akademik Shokalskiy, immobilisé depuis mardi dans la glace à une centaine de milles à l'est de la base française Dumont d'Urville, a indiqué l'Autorité australienne de la sécurité maritime (AMSA). «De mauvaises conditions météorologiques ont contraint l'Aurora Australis à retourner en pleine mer cet après-midi», a précisé l'AMSA. «La zone dans laquelle le MV Akademik Shokalskiy est coincé enregistre actuellement des vents de 30 nœuds et des chutes de neige» qui réduisent la visibilité et rendent périlleuses les conditions de navigation, selon l'agence. Une nouvelle tentative sera lancée à la première embellie.
Le centre de coordination des secours en Australie est en contact régulier avec le navire, qui transporte 74 passagers, parmi lesquels des touristes et des scientifiques australiens, britanniques et néo-zélandais. Partis reproduire l'expédition historique menée dans l'Antarctique il y a un siècle (1911-1914) par l'explorateur australien Sir Douglas Mawson, tous sont en bonne santé. Ils effectuent les mêmes expériences que celles qu'avait alors menées l'expédition de Mawson. Deux autres brise-glace étaient partis à la rescousse du MV Akademik Shokalskiy - le français l'Astrolabe et le chinois Snow Dragon - mais ils ont dû faire demi tour faute de capacité suffisante pour fendre l'épaisse banquise. «Si l'Aurora Australis n'arrive pas à rejoindre l'Akademik Shokalskiy, il est possible que l'on fasse appel à l'hélicoptère, qui se trouve sur le bateau chinois, resté dans la région, pour évacuer les passagers», avait indiqué l'AMSA plus tôt lundi. Mais cette option a été abandonnée en raison de l'impossibilité pour un hélicoptère de décoller dans ces conditions.
L'Aurora Australis peut briser la glace d'une épaisseur de 1,60 mètre, mais l'Akademik Shokalskiy est prisonnier de glace de 3 mètres d'épaisseur. Chris Turney, l'un des responsables de l'expédition scientifique, a indiqué dans un tweet que des crevasses étaient apparues dans la glace autour de la proue du bateau, espérant que cela pourrait aider à le libérer. L'expédition a démarré il y a trois semaines et le navire devait rejoindre la Nouvelle-Zélande début janvier.

Le navire russe MV Akademik Shokalskiy
Le navire russe MV Akademik Shokalskiy est immobilisé depuis mardi dans la glace à une centaine de milles à l'est de la base française Dumont d'Urville.

Source : AFP 30/12/13

Le navire russe pris dans les glaces toujours pas secouru

Des vents violents et de fortes pluies ont empêché un hélicoptère de se porter mercredi matin au secours des passagers d'un navire russe bloqué dans les glaces de l'Antarctique depuis plus d'une semaine. Les autorités australiennes, qui coordonnent les secours, voulaient utiliser l'hélicoptère se trouvant à bord du brise-glaces chinois Xue Long, lui aussi dans la région, pour évacuer 52 passagers du navire russe -- laissant 22 membres de l'équipage à bord. Une fois sur le navire chinois, une péniche devrait les conduire jusqu'au brise-glaces australien.
En dépit de leur situation, les passagers du MV Akademik Chokalskiï ont accueilli la nouvelle année avec bonne humeur. Depuis le pont du navire, ils ont livré une interprétation entraînante d'un hymne composé pour l'occasion, dans lequel ils expliquaient qu'ils «s'amusent en faisant des sciences dans l'Antarctique», déplorant seulement dans le refrain que c'est «vraiment très dommage qu'on soit toujours bloqués ici». Avant d'être pris dans la banquise, le bâtiment se trouvait dans une zone où les bateaux peuvent normalement circuler à cette époque de l'année, mais un brusque changement des conditions météo l'a poussé vers les glaces, selon un scientifique à bord. L'expédition a démarré il y a trois semaines et le navire devait rejoindre la Nouvelle-Zélande début janvier.

L'équipage et les passagers du navire russe
L'équipage et les passagers d'un navire russe bloqué dans l'Antarctique s'apprêtent à fêter le Nouvel an au milieu de la banquise.

afp/Newsnet 01.01.2014

Le sauvetage du navire russe bloqué dans l'Antarctique en cours

Piégés au milieu de l'Antarctique depuis le 24 décembre, les 74 passagers de l'Akademik-Chokalskiy devraient être secourus dans la matinée. Leur évacuation, plusieurs fois retardée, a en effet pu être effectuée jeudi 2 janvier grâce à l'arrivée sur place d'un hélicoptère chinois, a annoncé Chris Turney, le chef de l'expédition.

Plusieurs tentatives pour secourir le navire se sont révélées infructueuses, les brise-glace - parmi eux L'Astrolabe français - envoyés à sa rescousse ayant dû faire demi-tour faute de capacité suffisante pour fendre l'épaisse banquise. Dernier en date, le bâtiment australien Aurora-Australis a fait demi-tour lundi pour cause de mauvais temps. C'est néanmoins ce bâtiment, resté sur zone, qui orchestre les opérations et doit ramener les naufragés à bon port.

Sauvetage des passagers du bateau russe bloqué dans la banquise
le sauvetage des passagers par un hélicoptère chinois

Le Monde 2/01/2014

Le navire chinois qui s'était porté jeudi, avec succès, au secours des passagers du navire russe piégé dans la banquise est à son tour prisonnier des glaces.

Toutes les tentatives du «Xue Long» (dragon des neiges) pour manœuvrer ont échoué. La situation à bord n'est pas du tout préoccupante a fait savoir l'équipage : aucune avarie ne s'est déclarée et les vivres sont en quantité suffisante. Pourtant équipé pour se frayer un passage dans les glaces, le «Xue Long» est bloqué depuis vendredi par un iceberg à la dérive, long d'un kilomètre. Les glaces flottantes et la position constamment changeante de l'iceberg, qui s'approche parfois jusqu'à 2,2 km du navire, rendent toute opération de dégagement très complexe. Face à cette impasse, les autorités australiennes, chinoises et russes ont demandé l'aide des États-Unis, qui ont dépêché le «Polar Star». Le brise-glace de 120 mètres de long peut fendre 1,8 mètre de glace à trois nœuds de vitesse (environ 5 km/h) et jusqu'à six mètres de banquise selon la manœuvre dite d'«éperonnage». Parti dimanche de Sydney, il devrait arriver dans le secteur le 12 janvier. Sa mission devrait durer de deux à trois jours. Comme la vingtaine de marins à bord du «MV Akademik Shokalsky», le navire russe bloqué depuis le 24 décembre par la banquise et pour lequel le «Xue Long» s'est dérouté et a fourni son hélicoptère pour évacuer les passagers, les 111 marins du bâtiment chinois restent sur leur navire en attendant qu'il puisse se libérer des glaces. Contrairement aux passagers civils du «MV Akademik Shokalsky» qui reproduisaient l'expédition historique menée dans l'Antarctique il y a un siècle par l'explorateur australien sir Douglas Mawson, les deux équipages sont entraînés et habitués à l'environnement extrême de la banquise.

Les programmes de recherche dans l'Antarctique malmenés

Toutefois la mésaventure du «Xue Long» a également contrarié les plans des anciens naufragés du «MV Akademik Shokalskiy». Ces 52 scientifiques et journalistes avaient été transférés du navire russe à l'«Aurora Australis», qui devait les ramener en Australie. Mais lorsque le «Xue Long» s'est retrouvé coincé, l'Autorité maritime australienne a brièvement demandé par précaution à l'«Aurora Australis» de se maintenir sur zone pour porter assistance au navire chinois si besoin est. Cette attente supplémentaire a frustré les anciens naufragés du «MV Akademik Shokalskiy». «Nous allons devoir prolonger notre séjour dans le sud profond avant de retrouver nos proches», a confié, agacé, Andrew Peacock. Finalement l'Autorité maritime australienne a autorisé l'«Aurora Australis» à reprendre sa route. Le bâtiment a rejoint la base australienne de Casey pour faire le plein de carburant avant de mettre le cap sur l'île australienne de Tasmanie, qu'il devrait atteindre mi-janvier.
Tous ces rebondissements illustrent les dangers de la navigation en Antarctique. La question se pose désormais de savoir qui va supporter le coût des opérations de secours. «Les leçons tirées de ces expériences peuvent être transmises à l'Organisation maritime internationale pour édicter des règles encadrant les opérations polaires», espère le directeur général de l'Autorité australienne de secours en mer. Ces mésaventures ont aussi eu des conséquences importantes pour les programmes de recherche dans l'Antarctique car les autorités australiennes ont dû dérouter plusieurs navires. Le français «L'Astrolabe» a dû supprimer une campagne océanographique de deux semaines. «Mais nous avons été relativement chanceux. Les Chinois ont été contraints d'annuler toutes leurs expériences et mon homologue australien est vert de rage parce que toute sa saison d'été est foutue à cause de la mobilisation de l'"Aurora"», note Yves Frenot, directeur de l'Institut polaire français.
Avant d'être pris dans la banquise, le «MV Akademik Shokalskiy» se trouvait dans une zone où les bateaux peuvent normalement circuler à cette époque de l'année, mais un brusque changement des conditions météo l'a poussé vers les glaces.

Le Figaro 5/01/2014

Le bateau chinois Xue Long
Le Xue Long piégé par les glaces

MV Akademik Shokalsky : tous les passagers du navire bloqué ont été secourus

Les 52 passagers du navire russe bloqué dans les glaces de l'Antarctique depuis plus d'une semaine ont été secourus par hélicoptère et se trouvaient à bord d'un navire australien, ont annoncé jeudi les sauveteurs.
Les autorités de sauvetage en mer australiennes (Amsa) ont indiqué avoir été informées par l'Aurora Australis que «les 52 passagers du MV Akademik Shokalsky étaient maintenant à bord».
L'hélicoptère chinois est arrivé au Shokalsky (le navire russe). « Nous partons, c'est du 100 %. Un très grand merci à tous», a tweeté ce matin Chris Turney, accompagnant ses mots d'une vidéo montrant un hélicoptère rouge venu d'un brise-glace chinois, le Xue Long, en train d'atterrir sur la glace près du MV Akademik Shokalsky bloqué dans la glace depuis le 24 décembre.
«Si tout va bien, nous serons partis dans environ une heure», expliquait-il.
Le navire, à bord duquel se trouvaient des touristes et des scientifiques australiens, britanniques et néo-zélandais, est piégé dans la glace depuis le 24 décembre à une centaine de milles (180 kilomètres) à l'est de la base française Dumont d'Urville. Plusieurs tentatives pour secourir le navire se sont révélées infructueuses, les brise-glace - parmi eux l'Astrolabe français - envoyés à sa rescousse ayant dû faire demi-tour faute de capacité suffisante pour fendre l'épaisse banquise. Dernier en date, le bâtiment australien Aurora Australis a fait demi-tour lundi pour cause de mauvais temps.
C'est néanmoins ce bâtiment qui est resté sur zone, orchestre les opérations et doit ramener les naufragés à bon port.

Le réveillon du Nouvel An dans les glace
Le réveillon du Nouvel An dans les glace

La Russie renforce sa flotte de sous-marins

Selon le président Vladimir Poutin, la Russie a déployé de nouveaux sous-marins dans le Passage du Nord-Est pour sécuriser davantage cette importante route commerciale. De nouveaux brise-glaces sont en construction et un système de défense anti-aérien est déjà en partie installé. « Nous devons absolument renforcer la sécurité de notre pays dans le Nord », déclarait Poutin début novembre lors d'une conférence à Nowosibirsk. Il considère le Passage du Nord-Est comme un axe de communication prioritaire pour la Russie. Cette Route Maritime du Nord, la voie la plus courte entre l'Europe et l'Asie, fut utilisée, à l'époque soviétique, de façon très intensive pour le transport des marchandises. À la fin des années 80, le trafic est devenu inexistant et ne fut relancé qu'en 2000. Les experts pensent qu'en raison du changement climatique, le Passage du Nord-Est gagnera en importance.

Rencontre entre sous-marin russe et ours polaires
Rencontre entre sous-marin russe et ours polaires

PolarNews /21/12/2013

La Russie construira un parc éolien en Arctique

Le premier parc éolien arctique sera construit dans la région d'Arkhangelsk. Il est censé ravitailler en énergie quelque 100 000 foyers et deviendra un des plus importants parcs éoliens d'Europe. Le parc sera construit par les spécialistes russes de la société Mejregionsoyouzenergo, de concert avec les partenaires allemands de SoWiTec. Le lancement est prévu pour 2015-2016.
En Russie, la construction des éoliennes remonte aux années 1920. Mais quelque temps après, le pétrole, le gaz et l'eau sont devenus les sources d'énergie prioritaires. À présent la Russie, à l'instar du reste du monde, opte pour des standards écologiques. D'après une prévision du ministère de l'Economie, ces 20 prochaines années, le coût des vecteurs d'énergie traditionnels sera multiplié par cinq. Un parc éolien fonctionne depuis plus de 10 ans à Kaliningrad. Le parc nouveau, un des plus important en Europe, sera situé au bord de la mer Blanche. Les chercheurs affirment que le vent soufflant même à une vitesse modérée pourra y produire des centaines de millions de kWh d'énergie électrique par an. L'analyste en chef du groupe d'investissement Nord-Kapital Roman Tkatchouk note à ce propos : « Les zones littorales se caractérisent par des vents forts. Sur la mer Blanche, leur vitesse moyenne est de 7 m/s. Ce sont des vents réguliers qui soufflent en permanence. En ce sens, le littoral de la mer Blanche offre de bonnes opportunités. »
La construction de parcs éoliens est également prévue sur la presqu'île de Kola, qui présente des difficultés pour l'utilisation d'autres types d'énergie : y transporter du charbon ou du gaz serait onéreux et compliqué. C'est dans les régions comme celle-ci que les sources alternatives seront demandées en tout premier lieu, estime Iouri Rykov du département énergétique de l'Institut de l'énergie et des finances : « Dans les conditions de la Russie, l'énergie éolienne aura plutôt un caractère local. Elle sera développée dans les régions où la construction des gazoducs, des oléoducs et des lignes de transport d'énergie présente des problèmes. Dans une région éloignée, il est plus facile de construire une centrale éolienne avec des batteries qu'un pipeline. »
Les spécialistes ont calculé que l'utilisation de l'ensemble du potentiel de l'énergie éolienne en Russie permettrait de multiplier par plusieurs fois les quantités d'énergie électrique produites à l'heure actuelle. Cela demandera certes de gros investissements. L'aménagement du nouveau parc éolien coûtera environ 16 milliards de roubles et les dépenses ne seront amorties qu'à l'horizon 2030. Les spécialistes promettent cependant que pour les consommateurs, le prix de l'électricité n'augmentera pas.

La Voie de la Russie 18/12/2013

Énergie géothermique au Spitzberg ?

Quelles sources d'énergie utiliseront les générations futures pour s'approvisionner en chaleur et en courant, c'est la question qui se pose à Longyearbyen comme n'importe où dans le monde. Il est cependant clair qu'il faut faire quelque chose, car la centrale au charbon qui s'y trouve a entre-temps beaucoup vieilli. Le fait que les émissions de CO² par habitant soient, à Longyearbyen, bien supérieures à ce que l'on voit dans la plupart des autres pays, n'a pas l'air d'inquiéter la plupart des gens outre mesure. La centrale à elle seule produit 65000 tonnes de CO² par an, pour environ 2000 habitants. Le projet consistant à stocker le CO² à long terme dans le sous-sol, est plus soutenu par les scientifiques et les politiques que par les efforts locaux pour lutter contre le réchauffement climatique.
Or, la Store Norske, société qui exploite les mines de charbon du Spitzberg, vient justement d'attirer l'attention sur le fait que la géothermie pourrait être une source énergétique utilisable. Le Spitzberg est certes dans la zone du permafrost, mais à de plus grandes profondeurs, sous le sous-sol gelé, les températures grimpent plus vite qu'en Norvège. La raison est la distance plus réduite jusqu'à la dorsale médio-atlantique qui court entre le Spitzberg et le Groenland.
Les sources d'eau chaude dans la région du Bockfjord sont connues, même si elles ne sont pas aussi impressionnantes qu'en Islande. D'autre part, dans le cas d'une éventuelle exploitation, la zone en question est beaucoup trop éloignée de Longyearbyen et sous la protection d'un Parc National. Malgré cela, le géologue Malte Jochmann de la Store Norske, considère qu'il est possible, à l'aide de forages profonds près de Longyearbyen, de tomber sur des réserves géothermiques suffisantes pour alimenter la ville en chaleur et éventuellement en électricité. Dans le cas particulier où, à une profondeur assez importante, on rencontrerait des couches de carbonates avec des grottes karstiques, alors l'utilisation potentielle géothermique est possible, sans commune mesure avec l'Islande toutefois. Mais, après tout, il ne s'agit pas de faire fondre de l'aluminium, mais de fournir de l'énergie à une agglomération de 2000 habitants.
En premier lieu, il faudrait prouver la présence de roches adéquates et d'un réservoir géothermique dans la région de Longyearbyen. Il restera ensuite un long chemin jusqu'à une éventuelle exploitation, en tenant compte des points de vue scientifique, économique et politique.

Sources d'eau chaude dans le Bockfjord
Sources d'eau chaude dans le Bockfjord

Spitzbergen.de / janvier 2014

Lac Baïkal : une zone unique pour la recherche scientifique

Le lac Baïkal est le plus grand lac du monde en volume (23.000 km3), le plus profond (profondeur maximale de 1632 m) et le plus ancien (25 millions d'année). Il contient également 20 % des ressources d'eau douce non gelée de la planète. L'écosystème du lac intéresse le monde entier, notamment pour sa faune et sa flore endémiques. En effet, de nombreuses espèces animales ou florales ne se trouvent nul par ailleurs. Le lac est également connu pour sa faune unique et diverse en eaux profondes. Cela est principalement possible grâce à la circulation d'eaux riches en oxygène en profondeur. C'est notamment cette propriété du lac Baïkal qui le distingue des autres grands lacs terrestres. Il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1996.
L'institut de limnologie, localisé à Irkoutsk, est l'établissement scientifique de référence pour les recherches relatives au lac. Il s'agit du premier établissement de l'ASR (l'Académie des Sciences Russes) en Sibérie, avec la construction en 1928 de la station de limnologie du lac Baïkal. La limnologie consiste à étudier les mécanismes de formation, de biodiversité et d'évolution de l'écosystème du lac. L'institut compte environ 125 chercheurs, répartis dans 12 laboratoires. Il possède également 4 bateaux, ce qui permet aux chercheurs d'effectuer des expéditions et des analyses. Les domaines de recherche de l'institut sont diverses : microbiologie, hydrologie et hydrophysique, hydrochimie et chimie de l'atmosphère, chimie bioorganique, ultrastructure cellulaire, etc...
Au cours de l'expédition "Les mondes du lac Baïkal" entre 2008 et 2010, de nombreuses découvertes scientifiques ont été réalisées. Cela a notamment été possible grâce à l'utilisation du sous-marin Mir. D'importants gisements d'hydrates de gaz naturels, sous la forme de couches de 80 cm d'épaisseur, ont été trouvés à 1400 mètres de profondeur. Le laboratoire d'hydrophysique du professeur Nikolay Granin travaille notamment sur cette question. Les hydrates de gaz naturels sont des molécules de gaz enfermées dans des molécules d'eau. Dans la nature, les hydrates de gaz sont stables dans des conditions de température et de pression spécifique. Ils se trouvent généralement au fond des océans. À conditions normales, un mètre cube d'hydrates de gaz contient 160 mètres cubes de méthane. Un changement de température ou de pression entraîne la décomposition des hydrates de gaz et donc le rejet de grande quantité de méthane. Ces rejets ont des conséquences non négligeables sur le réchauffement climatique. Une autre découverte importante a été réalisée : le principal oxydant du méthane est une bactérie dévoreuse de méthane. Il s'agit d'une bactérie incolore sulfurique de la famille des Thioploca. Le docteur Tamara Ivanovna Zemskaya, du laboratoire de microbiologie de l'Institut de limnologie, travaille sur l'identification et la caractérisation de ces bactéries.
Cette expédition a également permis d'identifier de nouvelles espèces végétales et animales. L'attention a par exemple été portée sur une espèce d'éponge d'eau profonde, qui présente des caractéristiques morphologiques différentes de celles d'autres éponges d'eau douce. Des études sont notamment réalisées dans le laboratoire de chimie analytique bio-organique, dirigé par le professeur Sergei Ivanovich Belikov.

Un des quatre bateaux de la branche sibérienne de l'ASR
Un des quatre bateaux de la branche sibérienne de l'ASR

BE Russie 57 (23/12/2013)

La Chine étendra sa présence en Antarctique avec deux nouvelles stations de recherche

La Chine étendra sa présence en Antarctique en construisant une quatrième base de recherche et en trouvant un site pour un cinquième, d'après ce qu'a indiqué un journal jeudi, alors que le pays accélère ses efforts scientifiques. La Chine a déjà trois stations de recherche Antarctique - Great Wall, Zhongshan et Kunlun. « Construire le camp de Taishan et inspecter les sites pour l'autre station peut garantir que les scientifiques chinois mèneront une recherche scientifique de grande portée et de manière plus sécurisée », a déclaré Qu Tanzhou.
Le camp de Taishan sera utilisé pendant l'été du Pôle Sud entre décembre et mars et fournira un soutien logistique et sera utilisé pour étudier la géologie, les glaciers, le géomagnétisme et la science atmosphérique, indique le quotidien. Les scientifiques se concentreront sur des études sur le changement climatique.
Le camp de Taishan sera près de la Station McMurdo des États-Unis, de la station Zucchelli italienne et d'une station sud-coréenne récemment installée. « Tandis que la nation étend sa présence en Antarctique, elle améliore sa capacité de recherche scientifique, avec un nouveau briseur de glace à construire, et un véhicule à aile fixe à acheter pour de futures expéditions polaires » indique le rapport.

Installation de la base chinoise de Taishan
Installation de la base chinoise de Taishan

News/Actualités/Environnement 20/12/2013

Le Pérou à nouveau présent en Antarctique

Le gouvernement péruvien a décidé de réactiver sa base « Machu Picchu » située en Antarctique et fermée depuis 5 ans. Le 26 décembre 2013, le navire de recherche « BIC Humboldt » quittait le port de Callao à Lima, pour une 22e expédition scientifique en Antarctique. Après une escale au Chili, les 20 chercheurs étaient attendus à la base située sur King George Island. La station de recherche « Machu Picchu » fut érigée en 1989, se compose de 4 bâtiments et se trouve sur l'Île du Roi George qui fait partie des Shetlands du Sud, administrées par la Grande-Bretagne. Le Chili, ainsi que l'Argentine qui l'a nommé « Isla Veinticinci de Mayo », revendiquent cette île où ils ont établi également une base ; d'autres pays y entretiennent aussi une station : la Chine, l'Équateur, la Corée du Sud, la Pologne, la Russie et l'Uruguay.

Station péruvienne Machu Picchu en Antarctique
Après 5 ans d'absence, la station « Machu Picchu » a été réactivée.

PolarNews 20/01/214

Cinquante ans de retombées atmosphériques de PCB au Svalbard

Première étude de cette ampleur en Arctique : les 209 isomères possibles de la famille des PCB - polychlorobiphényles - traqués dans les strates d'une carotte de glace extraite de l'un des glaciers du Spitzberg, plus grande île de l'archipel du Svalbard.
En mars 2009, à la sortie de l'hiver, une équipe de scientifiques fore le plus haut glacier du Spitzberg, la Lomonosovfonna, qui s'élève à 1 202 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce champ de glace n'a pas été choisi par hasard. Son altitude le place au-dessus de la couche limite atmosphérique, aussi bien en hiver qu'en été. Une condition nécessaire pour qui souhaite analyser les dépôts atmosphériques de contaminants transportés par des masses d'air sur de longues distances et donc s'affranchir d'éventuelles émissions polluantes locales. Car tel est bien le but de ces chercheurs : reconstituer l'histoire des retombées polluantes de polychlorobiphényles [1], découvrir quels membres de cette grande famille sont les plus abondants et les plus persistants dans ce lieu de hautes latitude et altitude, identifier les sources de cette pollution.

CNRS / Recherches polaires/14/01/2014

Pour une gestion durable de l'Arctique

L'Océan Arctique, un des derniers grands espaces naturels préservés de la planète, est un écosystème fragile et riche, mais également méconnu. Les changements climatiques modifient cet océan et la région qui l'entoure à une vitesse vertigineuse. En témoignent la fonte brutale de la glace en été, l'acidification de ses eaux, le dégel du pergélisol en Sibérie et les menaces qui pèsent sur certaines espèces, dont l'ours blanc est le chef de file. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ces changements n'affectent pas seulement les 5 millions d'habitants du cercle arctique, mais également chacun d'entre nous par les conséquences dramatiques potentielles sur le climat, et sur notre vie quotidienne. Et contrairement à l'Antarctique, l'Arctique n'a pas un statut international. Seul, le Conseil Arctique, formé par ses huit états riverains, gère ce territoire avec l'objectif affiché de défendre les intérêts de chacun de ses membres. Inutile de dire que les demandes de préservation faites par les ONG écologistes rencontrent une opposition qui ralentit toute attention sur la gestion durable et raisonnée des ressources et des zones particulièrement sensibles. La tentation est trop forte pour les compagnies qui cherchent à exploiter les réserves de gaz et de pétrole.

FrequenceTerre 14/01/2014

Une route reliera l'océan Arctique au Canada

Le premier ministre Stephen Harper s'est rendu mercredi à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, afin de promouvoir la construction d'un lien routier devant relier cette communauté à celle de Tuktoyaktuk, sur la côte de l'Océan Arctique, à environ 140 kilomètres au nord-est. Le premier ministre Harper a officiellement lancé la mise en chantier d'une première route ouverte toute l'année entre la côte arctique et le reste du pays. Les travaux préliminaires sont pratiquement terminés sur la route en gravier de 140 kilomètres, et le lien routier devrait être complété d'ici 2018. Ce lien est vu comme une occasion de multiples bénéfices économiques et d'économies de centaines de dollars pour les gens du Nord en frais de transports de marchandises.

La Presse Canadienne 8/01/2014

Nouvelle expédition de deux ans sous la banquise

Ce jeudi 16 janvier, le collectif Under the Pole repart pour une deuxième expédition en Arctique. Un programme de plongée d'une envergure sans précédent sera mené pendant près de deux ans. Après avoir posé quelques mois leurs valises dans la base de course au large de Roland Jourdain, Kaïros, l'équipe de plongeurs de l'extrême est prête pour le départ. Leur goélette d'expédition Why quittera le port de Concarneau ce jeudi à 15h30 pour 22 mois d'expédition. Une aventure au nord de la plus septentrionale des terres, le Groenland, une zone encore peu échantillonnée par les scientifiques. « Lors de la première expédition Under the pole, au printemps 2010, nous étions en plein milieu de l'océan Arctique, à plusieurs centaines de kilomètres des côtes les plus proches, précise le chef d'expédition Ghislain Bardout. Cette fois-ci, nous avons un programme plus côtier, entre les fjords, les glaciers, les icebergs et la banquise côtière. Ce n'est pas le même environnement. Et nous allons pousser l'exploration jusqu'à 130 mètres de profondeur pour un challenge à la fois humain et technique. J'espère qu'on pourra faire tomber des barrières. » Les plongeurs affronteront une eau descendant jusqu'à 1.8°C en-dessous de zéro, soit la limite de la congélation de l'eau de mer. « À cette température, les matériaux souffrent, les polymères sont plus cassants... » détaille le responsable d'Under the Pole. Ghislain Bardout et sa compagne, Emmanuelle Périé, portent cette aventure à bout de bras. « C'est plus qu'un projet professionnel ou un simple passage pour nous, c'est un choix de vie. » Le couple a tout vendu pour réaliser ce rêve et ils embarquent avec leur fils, Robin, qui fêtera ses deux ans dans le Grand Nord. Ils seront accompagnés par des équipiers venus des quatre coins du monde.

Actualités Nautisme 14/01/2014

Le Japon repart à la chasse à la baleine

En dépit des protestations internationales, une flottille de navires baleiniers japonais se dirige une nouvelle fois vers l'Antarctique. Le 7 décembre 2013, trois bateaux ont quitté le port japonais de Shimonoseki pour rejoindre le bateau ravitailleur « Nisshin Maru », a annoncé l'agence de presse Kyodo. Les baleiniers resteront sur place jusqu'à fin mars 2014 et pourront tuer 935 petits rorquals et 50 rorquals communs, et ceci dans un but scientifique.
Pendant la saison 2012/2013, le Japon avait harponné 103 petits rorquals, la quantité la plus petite depuis le début de la chasse « scientifique » à la baleine. Les raisons invoquées étaient le mauvais temps et le dérangement causé par l'organisation écologiste « Sea Shepherd ». Cette fois, le ministère de la pêche a tenu secret le jour du départ de la flotte baleinière jusqu'au dernier moment, afin de devancer les activistes de « Sea Sheperd ».

Le Steve Irving en action contre le baleinier Nisshin Maru
Le « Steve Irving » en action contre le baleinier « Nisshin Maru »

PolarNews 7/01/2014

Antarctique : les risques du tourisme sur le continent blanc

Wellington (AFP) - L'ampleur et la complexité des secours apportés au navire russe bloqué par les glaces en Antarctique pendant deux semaines soulignent les risques inhérents aux voyages touristiques dans ce continent aux conditions extrêmes, selon les experts. L'Antarctique est une des dernières frontières, offrant aux touristes --fortunés-- une immensité virginale de neige, glace et banquises, peuplée de baleines, de phoques et de manchots. Mais comme l'ont découvert les passagers du bateau russe Akademik Chokalskiï, le blizzard, les icebergs, une météo extrême et des mers dangereuses peuvent aussi faire partie du programme. Et sur ce continent isolé, les secours ont des milliers de kilomètres à parcourir avant d'arriver sur place.
L'affaire de l'Akademik Chokalskiï "doit en effet nous rappeler qu'il s'agit d'un environnement extrême, que ce soit pour les expéditions scientifiques ou les croisières touristiques", déclare à l'AFP Daniela Liggett, spécialiste de la règlementation pour le tourisme en Antarctique à l'université de Canterbury, en Nouvelle-Zélande. De moins de 5.000 en 1990, le nombre de touristes atteint aujourd'hui les quelque 35.000 par an, selon les chiffres de la profession. La plupart arrivent par mer, payant jusqu'à 15.000 euros pour une cabine de luxe en haute saison (novembre à mars). D'autres admirent le paysage depuis les airs, dans un avion.
Le premier séjour touristique en Antarctique date de 1958 : une centaine de passagers avaient payé leur place à bord du navire argentin Les Eclaireurs. Depuis, beaucoup s'alarment de l'impact de ces visites sur un continent vierge et fragile et des difficultés à venir en aide aux bateaux pouvant se trouver en difficulté. "L'isolement est une spécificité de l'Antarctique et si quelque chose arrive à un gros bateau, et bien il sera quasiment impossible de venir en aide à tous les passagers rapidement", note Daniela Liggett. Les équipes de secours traditionnelles se trouvent à des milliers de kilomètres et l'aide retombe souvent sur les navires des expéditions scientifiques, perturbant des missions minutieusement préparées en raison de la brièveté de l'été austral.

Yves Frenot, directeur de l'Institut polaire français Paul-Emile Victor, s'était indigné la semaine dernières des perturbations subies par les scientifiques français, chinois ou australiens, pour venir en aide à un bateau de touristes. "Il n'y a aucune raison de mettre l'Antarctique sous cloche et de le garder uniquement pour les scientifiques, mais il faut que ce tourisme soit contrôlé et encadré, de sorte qu'on soit certain de pouvoir porter secours en cas de souci", avait-il déclaré. L'Akademik Chokalskiï s'était retrouvé coincé la veille de Noël à une centaine de km de la base française Dumont d'Urville. Un brise-glaces chinois, venu à sa rescousse, avait alors lui aussi été piégé par les glaces. Les deux bâtiments sont finalement parvenus à s'extirper de la banquise cette semaine. L'Astrolabe, le navire français qui ravitaille Dumont d'Urville pendant l'été austral, a été réquisitionné plusieurs jours, de même que le navire scientifique des Australiens. Le bateau russe comptait à son bord des touristes et des scientifiques venus reproduire un siècle plus tard les expériences de l'explorateur australien Douglas Mawson. "Une expédition pseudo-scientifique" selon Yves Frenot. Les navires de croisière avalisés par l'Organisation internationale des organisation touristiques en Antarctique (IAATO) naviguent souvent par paire, afin de pouvoir se porter secours en cas de pépin, indique Daniela Liggett. Ces croisières veillent à abimer le moins possible l'environnement, assure-t-elle. "Elles vendent à leurs clients des paysages, la vie sauvage et un environnement intact. C'est dans leur intérêt de préserver tout ça". Les bateaux de tourisme appliquent des mesures sévères de décontamination afin que les passagers n'apportent pas à terre des espèces exogènes ou des microbes, indique Amanda Lynnes, porte-parole de l'IAATO. Les bateaux transportant plus de 500 passagers ne les font pas descendre à terre. Les touristes deviennent à leur retour d'ardents défenseurs pour la protection du continent blanc, ajoute la porte-parole. "Les visiteurs (...) deviennent des ambassadeurs de bonne volonté pour la conservation de cette immensité vierge". L'industrie du tourisme est aujourd'hui bien établie et les autorités doivent donc s'assurer qu'elle agisse de manière responsable, souligne-t-elle.

AFP 10/01/2014

Russie : un parc national créé en mer d'Okhotsk

Le gouvernement russe a créé un parc national baptisé "Îles Chantar" dans le territoire de Khabarovsk pour protéger les écosystèmes uniques de la mer d'Okhotsk, a annoncé lundi le ministère russe des Ressources naturelles. "Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a signé l'arrêté N°1304 instituant le parc national "Îles Chantar" d'une superficie totale de 515 500 hectares sur les îles du même nom. Le parc s'étend sur 241 200 hectares de forêts et 274 300 hectares en mer d'Okhotsk", a indiqué le ministère dans un communiqué. Le nouveau parc national est un point d'escale de nombreux oiseaux migrateurs. Selon le ministère, "le parc est destiné à préserver des écosystèmes insulaires uniques de la mer d'Okhotsk qui représentent un mélange de la taïga septentrionale et de la toundra montagneuse et abritent des espèces de flore endémique. Les Îles Chantar hébergent des représentants d'espèces animales et végétales menacées, ainsi que beaucoup d'ours bruns, de renards, de zibelines, d'hermines et de loutres européennes". Les eaux du parc national jouent un grand rôle dans la préservation des ressources biologiques marines. Cette région abonde en baleines de plusieurs espèces, héberge de nombreuses colonies de lions de mer et d'oiseaux.

Les Îles Chantar
Les Îles Chantar

RIA Novosti 30/12/2013

Un porte-container nucléaire russe va reprendre du service

La Russie a commencé à remettre en état le seul porte-container à propulsion nucléaire au monde, le « Sevmorput ». Il sera en service dans les eaux de l'Arctique russe à des fins commerciales et aussi pour des opérations militaires. Long de 260 m et déplaçant 61 000 tonnes, le « Svemorput », destiné à la casse, va finalement retrouver une seconde vie. Le bateau, commandé en 1988, avait été mis en cale sèche à Roslyakovo près de Mourmansk le 26 décembre dernier ; il devra subir d'importantes réparations avant de reprendre du service en 2016, d'après la société Atomflot. Le « Sevmorput », dont la puissance lui permet de briser la glace, aura pour tâche de livrer des marchandises dans les régions arctiques. Grâce à son énorme capacité il sera capable de transporter matériel et provisions pour une année, desservant toutes les agglomérations disséminées le long de la côte sibérienne de la Russie, et cela en un seul voyage, selon le « Murmansky Vestnik ». Le navire sera également impliqué dans le projets pétroliers et gaziers sur le plateau continental arctique, ainsi que dans le développement de la mine de zinc et de plomb en Nouvelle-Zemble. Le "Sevmorput" aura d'autre part plusieurs tâches à accomplir pour le Ministère de la Défense, cela essentiellement en relation avec la présence russe renforcée en Arctique, en réactivant des aéroports datant de la guerre froide sur les Îles de Nouvelle Sibérie et en Terre François-Joseph., selon Atomflot.

Le porte-container Sevmorput
Le porte-container nucléaire « Sevmorput » à sa base de Mourmansk

Barentsobserver 10/01/2014

Vers un nouveau code de navigation pour l'Océan Arctique

La fonte inquiétante de la banquise sous l'effet du réchauffement climatique pose de nouveaux défis en terme de sécurité, de sauvetage et d'environnement. L'instauration de nouvelles règles de navigation dans les eaux polaires est au coeur de la conférence Arctic Frontiers, qui se tient du 19 au 24 janvier à Tromsø, dans l'Arctique norvégien, au moment même où, à Londres, le futur Code polaire de l'Organisation maritime internationale destiné à prévenir la pollution dans l'Arctique fait l'objet d'ultimes négociations. « Ce code est indispensable car, aujourd'hui, il n'existe aucune règle spécifique pour la navigation dans l'océan Arctique, a déclaré Sturla Henriksen, président de l'organisation des armateurs norvégiens. Il est inquiétant que la banquise fonde plus vite que les négociations n'avancent. » Un besoin de régulation que personne ne conteste. « A cause de la fonte des glaces se développe la perception que l'Arctique est beaucoup plus facile à naviguer. Mais il y aura toujours des risques », prévient Martin Fortier, directeur de l'organisation canadienne Arcticnet. Obscurité, distances immenses, tempêtes arctiques, communications difficiles, banquise, absence quasi totale d'infrastructures sont les défis imposés aux sauveteurs.
« C'est pour ces raisons que nous avons besoin du Code polaire en zone arctique qui impose, entre autres, la navigation des navires par paires, des double-coques, l'entraînement spécifique des équipages », note Anne Holm Gundersen. Les négociations de ce code sous l'égide de l'ONU devaient se terminer cette semaine à Londres. S'il est adopté, les navires mouillant dans les eaux arctiques devront répondre à certains standards, comme le design de la coque, le respect des procédures d'urgence, la formation des équipages, les équipements de communication. Ce Code polaire va aussi permettrre d'harmoniser les règles de navigation dans l'Arctique, car la Russie et le Canada ont actuellement leur propre réglementation. Les Russes, par exemple permettent, depuis 2013, à des navires qui ne sont pas de classe polaire de naviguer le long de la route maritime entre l'Europe et l'Asie. À Arctic Frontiers, Nina Jensen, présidente de l'association écologiste WWF Norvège, regrette que le futur Code polaire ne prenne en compte ni les émissions de particules fines rejetées par les navires - qui peuvent accélérer la fonte des glaces -, ni les eaux de ballast et les espèces invasives qu'elles transportent, ni le risque de pollution lié à l'utilisation de fuel lourd par les navires. « Le Code polaire est un bon premier pas, mais il faudra aller encore plus loin », prévient Nina Jensen. Il devrait entrer en vigueur en 2016.

Brises-glace russes en Arctique
Brises-glace russes en Arctique

Le Monde 23/01 /2014

Traduction et adaptation : Bernard SOUMIER

Voyage Spitzberg - Croisière Spitzberg
Si vous vous intéressez à la région du Svalbard et à ses paysages extraordinaires, nous vous invitons à découvrir les voyages polaires proposés par Grands Espaces. Ce spécialiste des croisières polaires vous conduira au plus près des ours blancs, pour un séjour authentique au coeur de la nature sauvage du grand nord.