Introduction au Svalbard ou Spitzberg
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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, mars 2014

L'Atlantique apporte le changement climatique en Antarctique

Le réchauffement progressif de l'Atlantique Nord et de l'Atlantique tropical contribue au changement climatique en Antarctique, selon une étude des chercheurs de l'Université de New York. Ce résultat issu de 30 années d'étude de l'atmosphère et publié dans le célèbre magazine « Nature », montre d'une nouvelle manière, à quel point des conditions locales éloignées contribuent au changement climatique en Antarctique. « Nos résultats ont dévoilé, derrière le changement climatique, une force surprenante et inconnue jusqu'à présent et qui agit en profondeur dans l'hémisphère sud : l'Atlantique », révèle Xichen Li, auteure principale de l'étude. « De surcroît cette étude confirme le fait que le réchauffement dans une région peut avoir des conséquences étendues dans une autre ». Les résultats de ces travaux posent une série de questions profondes, comme par exemple de savoir si les modifications de la banquise antarctique sont fondamentalement différentes de celles de la banquise arctique qui sont bien documentées. Car contrairement à la fonte des glaces en Arctique, la banquise antarctique n'est pas dans une phase de retrait, elle connaîtrait plutôt une nouvelle répartition mais d'une façon inexplicable pour les scientifiques, en d'autres termes, elle s'est retirée dans certaines régions et elle a augmenté dans d'autres. Les Hollandais font remarquer : « Cette étude nous apprend de quelle façon la banquise antarctique se redistribue et nous voyons que les mécanismes sous-jacents qui la contrôlent, sont complètement différents de ceux qui opèrent dans l'Arctique. »

Changement climatique en Antarctique
Le réchauffement global des dernières 50 années a entraîné une division en deux de l'Antarctique, selon laquelle l'Ouest se réchauffe plus fortement que l'Est (en rouge).

Source : PolarNews 26/02/2014

Tchoukotka : hausse de 158 % du nombre de touristes étrangers en 2013

Le nombre d'étrangers ayant visité le district autonome russe des Tchouktches a augmenté de 158 % en 2013 par rapport à 2012, a annoncé mardi à Anadyr Marina Ossetrova, chef de l'antenne régionale des migrations. "En 2013, 1 562 étrangers ont visité la Tchoukotka, soit 158 % de plus qu'en 2012 (606 visiteurs étrangers). Environ 70 % d'entre eux étaient des touristes. En 2012, nous avons notamment accueilli 208 passagers en croisière. En 2013, leur nombre a atteint 1 082", a indiqué Mme Ossetrova. L'administration régionale explique la hausse de popularité de la région auprès des touristes étrangers par ses efforts appelés à encourager le tourisme et la tenue en 2013 de manifestations consacrées au 365e anniversaire de la découverte du détroit de Béring, qui sépare la Sibérie orientale de l'Alaska et relie la mer de Béring à l'océan Arctique. "Environ 4 200 ressortissants étrangers résident actuellement dans le district autonome des Tchouktches dont près de 2 900 ont un permis de travail. Environ 1 800 Ukrainiens travaillent notamment dans le district", a indiqué Mme Ossetrova. En 2013, 139 ressortissants étrangers ont reçu une carte de séjour en Tchoukotka et 41 autres personnes, pour la plupart des Ukrainiens, ont obtenu la nationalité russe.

Source : RIA Novosti 12/02/2014

Google ajoute des ours polaires à sa cartographie en ligne

Le géant américain de l'Internet Google a annoncé jeudi avoir ajouté des ours polaires à ses services de cartographie en ligne. Des membres de Google Maps se sont joints à l'association de défense des ours polaires Polar Bears International pour s'aventurer à Churchill, dans l'extrême nord du Canada (État du Manitoba), à la fin de l'an dernier, et prendre des clichés de ces animaux en train d'attendre le gel des eaux de la baie d'Hudson. Les ours polaires se déplacent dans la toundra et la banquise à la recherche de nourriture et de partenaires. Mais même là-bas, Google n'a pu observer que quelques-uns de ces ours polaires, menacés par le réchauffement des températures qui altère l'environnement glacé dont ils dépendent. Outre la possibilité pour les utilisateurs de Google Maps d'observer depuis leur canapé ces ours dans leur environnement naturel, les images et données récoltées servent à mesurer les effets du changement climatique sur les animaux dans cette zone, selon Krista Wright. Des appareils photos panoramiques -également utilisés par Google pour photographier les rues- ont été montés sur une «camionnette à toundra», permettant de se déplacer sans risquer d'être attaqué par des carnivores. Google avait déjà ajouté à sa cartographie en ligne des clichés de la forêt tropicale brésilienne ou des îles Galapagos, ainsi que des images de montagne en haute altitude autant que sous-marines. Les ours polaires figurent aujourd'hui sur la liste rouge des espèces menacées établie par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Leur survie est notamment menacée par le changement climatique et la fonte des glaces qui provoque petit à petit une altération de leur habitat. Selon une étude menée par l'Institut de géophysique américain (USGS), si la fonte de la banquise se poursuit, la population mondiale d'ours estimée à 22 000 individus pourrait chuter au deux-tiers d'ici 2050. Outre de permettre d'observer les ours depuis son canapé, les données récoltées par Google Maps devraient ainsi permettre de quantifier les effets du changement climatique sur les animaux de cet endroit du globe.

Source : Maxisciences - 01/03/2014

Arctique : partager fraternellement ou en parts égales ?

La Russie se prépare à déposer à l'ONU la demande d'élargissement de sa zone économique exclusive de l'océan glacial Arctique. Elle pourrait s'étendre sur près de 650 km des côtes russes mais d'autres États riverains revendiquent aussi leurs parts du territoire arctique. Ils effectuent tous des recherches dans le but de se rendre maîtres du Pôle Nord. Le Pôle Nord et la région attenante de l'océan glacial Arctique n'appartiennent actuellement à aucun pays. Conformément au droit de la mer, cinq États arctiques et notamment la Russie, le Canada, la Norvège, le Danemark et les États-Unis, contrôlent dans l'océan glacial Arctique la zone économique qui s'étire sur 370 km du littoral. Pourtant, chacun de ces pays s'emploie déjà à fonder les revendications visant l'élargissement de cette zone. La Russie a notamment l'intention d'élargir ses possessions en Arctique jusqu'au Pôle Nord et la demande correspondante a été soumise à la Commission de l'ONU à la fin de 2001.

Source : La Voix de la Russie 26/02/2014

L'expertise russe sur la recherche climatique en Arctique

Igor Semiletov est un chercheur de l'Institut océanologique du Pacifique de Vladivostok [1], où il dirige un laboratoire de géochimie des zones polaires. En collaboration avec l'Université Polytechnique de Tomsk, il va conduire un ambitieux programme de recherches dans l'Arctique, prévu pour une durée de trois ans, et financé à hauteur de 100 millions de roubles (plus de 2 millions d'euros). Il s'agit de réexaminer la contribution de l'Océan Glacial Arctique à la production de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. Actuellement ce rôle est considéré comme mineur, en comparaison de celui des écosystèmes terrestres. L'hypothèse d'Igor Semiletov et de ses collaborateurs est que les eaux peu profondes du plateau continental arctique sont en fait des sources significatives de gaz carbonique et de méthane. Cela serait dû à la dégradation du pergélisol (sol gelé en permanence) côtier. Le projet va consister à examiner quantitativement la validité de cette hypothèse. Pour cela, des recherches interdisciplinaires de grande ampleur sont envisagées, incluant carottages, observations bio-géochimiques et géophysiques marines et mesures à diverses altitudes par avion.

[1] Branche d'extrême orient de l'Académie des sciences de Russie

Source : BE Russie numéro 59 (27/02/2014)

On peut suivre la dérive des icebergs grâce aux bruits qu'ils produisent

On évoque souvent le silence des océans et pourtant de multiples bruits et sons variés rompent cette monotonie : séismes sous-marins[1], volcans sous-marins, chants des cétacés... Quand ce n'est pasle bruit des activités humaines : pêche, exploration géologique, forages, activité militaire, tests nucléaires... Dans cette cacophonie, des scientifiques ont pu écouter et suivre la lente dérive des icebergs avec une précision inégalée. Contrairement aux idées reçues, les icebergs qui dérivent dans les océans font beaucoup de bruit, surtout quand ils se brisent ou se détachent de leur plate-forme glaciaire continentale. Ainsi, une étude publiée en juillet 2013 dans le magazine Oceanography a calculé que le bruit émis durant 20 minutes par la formation d'un iceberg en Antactique était équivalent au bruit produit par les moteurs de 214 supertankers ! Ecouter les icebergs pour suivre leur dérive C'est en écoutant les sons enregistrés par un vaste réseau de stations hydro-acoustiques disséminées dans l'océan Indien depuis une douzaine d'années que Laslo Evers, sa collègue Mirjam Snellen de l'Université de Delft (Pays-Bas), ainsi que deux autres scientifiques anglais et australien ont découvert des sons émis par des objets mobiles de grande taille. En croisant ces données avec des images satellites, ils ont pu confirmer qu'ils écoutaient le bruit d'icebergs entrain de dériver. En effet, ils craquent et se désintègrent au fur et à mesure de leur migration vers les plus basses latitudes, les eaux plus chaudes du nord-est de l'océan Indien. Les chercheurs ont alors suivi plus précisément deux de ces icebergs (C20 et B17B), qui faisaient une dizaine de km de diamètre lorsqu'ils se sont détachés de l'Antarctique (pôle sud). Grâce à leur système d'écoute, les scientifiques ont pu suivre leur lente migration sur des milliers de kilomètres avec une précision accrue par rapport aux satellites !

Source : Planète-Info 11/03/2014

Ouverture officielle de la nouvelle mine de charbon au Spitzberg

Le mardi 25 février la société minière Store Norske a officiellement célébré l'ouverture d'une nouvelle mine de charbon à Lunckfjellet, entre Sveagruva et la vallée de Reindalen. (la dernière ouverture remonte à 14 ans). Le personnel, la direction, la télévision norvégienne et la municipalité de Longyearbyen étaient présents. Le mineur Terje Nylund, désigné par tirage au sort, a coupé le ruban, geste symbolique souhaité par la société minière SNSK. La production devrait atteindre environ 10 000 tonnes par jour, mais la conjoncture actuelle ne permet pas à la société de se réjouir. Le prix sur le marché est sous pression, soumis au risque élevé du changement des cours, une baisse du dollar pourrait coûter très cher et depuis des années les chiffres de l'exploitation sont le rouge, ce qui, malgré une légère détente, ne changera guère en 2014. De plus l'exploitation de Svea Nord s'affiche à la baisse, en qualité et en quantité.

Pour 2013 la Store Norske fournissait les chiffres suivants :

Production : 1 855 000 tonnes de charbon (2012 : 1 229 000 t)
recettes : 1,32 milliards de couronnes (env. 160 millions d'euros)
vente : 2 135 000 tonnes de charbon (2012 : 701 000 t)

À long terme on espère ouvrir de nouvelles mines, à Ispallen près de Svea et à Operafjellet, près de Longyearbyen. Du point de vue politique l'avenir de l'exploitation charbonnière au Spitzberg est aussi incertain. À Longyearbyen, dans la conjoncture économique actuelle, on sait pertinemment que de nombreux emplois, la prospérité et une population... sont et restent toujours fortement dépendants de l'industrie minière.

Ouverture de la nouvelle mine au Svalbard
Le directeur administratif de la SNSK Per Andersson accueille visiteurs et employés lors de l'ouverture officielle de la mine. C'est la première nouvelle ouverture en 14 ans au Svalbard.

Source : Spitzbergen.de / Svalbardposten (03/2014)

Biotope : plate-forme glaciaire : de nouvelles espèces étonnent les chercheurs

La grande majorité des animaux vivants en Antarctique sont des espèces aquatiques qui vivent avec les glaces. Dans ce milieu extrême les chercheurs trouvent continuellement de nouvelles espèces et ce qu'a découvert l'équipe de ANDRILL (Antarctic Geological Drilling), lors de forages dans la plate-forme de la Mer de Ross, les a étonnés au plus haut point : des milliers et des milliers de petites anémones de mer, enfouies sous la plate-forme et étalant leurs tentacules dans l'eau glacée comme des fleurs suspendues à un plafond.

Anémones de mer
Anémones de mer (Edwardsielle andrillae) accrochées à 300 m de profondeur à la glace de la plate-forme comme de petites lampes.

Source : PolarNews 10/03/2014

Arctique : premier largage de véhicules militaires russes

L'armée russe a effectué le premier largage de véhicules en Arctique lors d'un exercice dans la nuit du 13 au 14 mars dernier, a annoncé vendredi le porte-parole des Troupes aéroportées russes Evguéni Mechkov. 350 parachutistes et quatre véhicules ont été largués vendredi, à 03h30 heure de Moscou, sur l'aérodrome polaire Temp des îles de Nouvelles Sibérie. Selon le porte-parole, ces derniers jours, les Troupes aéroportées russes organisent également des exercices dans les régions de Rostov-sur-le-Don, de Iaroslavl, de Belgorod, de Koursk et de Tambov.

Source : Ria Novosti 5/03/2014

L'ONU reconnaît une portion de la mer d'Okhotsk propriété de la Russie

Le Commission des limites du plateau continental (CLPC) des Nations unies a reconnu vendredi une portion de la mer d'Okhotsk (52.000 km²) comme le prolongement du plateau continental russe, a annoncé samedi le ministre russe des Ressources naturelles Sergueï Donskoï. "Nous avons reçu un document officiel de la Commission de l'ONU des limites du plateau continental donnant raison à notre requête sur la reconnaissance d'une enclave de la mer d'Okhotsk comme le prolongement du plateau continental russe. Je voudrais vous féliciter à cette occasion. Cette décision est sans appel", a noté le ministre devant les journalistes. La communauté internationale a ainsi reconnu que les ressources de la mer d'Okhotsk appartiennent exclusivement à la Russie, selon le ministre. "La décision concernant la mer d'Okhotsk est le premier pas vers la préparation d'une requête russe sur le plateau continental en Arctique", a ajouté M.Donskoï. La Russie a déposé sa première requête en vue de faire reconnaître son droit exclusif sur le plateau continental en Arctique et en mer d'Okhotsk en 2001. Moscou a basé ses prétentions sur la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, permettant d'élargir la zone économique d'un État de 200 milles marins, à condition que le territoire en question soit le prolongement naturel du plateau continental. L'ONU a rejeté la requête russe concernant le plateau continental en Arctique, faute d'accord des pays voisins. Le Japon y était particulièrement opposé. Moscou a alors décidé de soumettre deux requêtes séparées sur l'Arctique et la mer d'Okhotsk. La Russie a fourni des documents prouvant que son plateau continental se prolonge au-delà des 200 milles marins au large des côtes en mer d'Okhotsk. Une sous-commission de CLPC a reconnu une portion de la mer d'Okhotsk comme le prolongement naturel du plateau continental de la Russie en novembre 2013.

La Mer d'Okhotsk
La Mer d'Okhotsk

Source : Ria Novosti 5/03/2014

Jusqu'à présent épargné, le nord-est du Groenland perd ses glaces

Le niveau marin s'élèvera probablement plus vite qu'escompté. C'est la principale conclusion d'une étude internationale publiée, lundi 17 mars, dans la revue Nature Climate Change qui documente, pour la première fois, d'importantes pertes de glace dans une région du Groenland considérée jusque récemment comme épargnée par les effets du changement climatique. L'écoulement dans la mer des glaces de la grande île contribue actuellement à 0,5 mm par an d'augmentation du niveau marin, sur un total de 3,2 mm par an. Les chercheurs, conduits par Shfaqat Khan (Université technique du Danemark), ont analysé les données altimétriques du nord-est du grand inlandsis de l'hémisphère nord et montrent que ce secteur perd en moyenne plus de 10 milliards de tonnes (Gt) de glace par an depuis 2006. Un phénomène qui semble s'accélérer puisqu'entre 2009 et 2012, la moyenne de la glace perdue dans cette zone a été de 16 Gt par an. Or selon ces mêmes mesures, le secteur a été globalement stable jusqu'en 2003.
Dans son quatrième rapport, publié en 2007, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) prévoyait une élévation moyenne des mers en 2100 comprise entre 20 cm et 60 cm, selon les scénarios de développement (du moins au plus émetteur de gaz à effet de serre). Cependant, les délais de rédaction du texte avait conduit les experts à ne pas tenir compte d'études publiées fin 2006 sur le comportement défavorable de la calotte groenlandaise face au changement climatique. Aussitôt publiées, les prévisions du GIEC avait donc été considérées par les glaciologues comme obsolètes et pêchant par optimisme. Dans une moindre mesure, c'est aujourd'hui le même scénario qui se rejoue. Car même si le premier volet du cinquième rapport du GIEC - rendu public le 27 septembre 2013 - a revu à la hausse l'augmentation du niveau marin, compris entre 26 cm et 98 cm d'ici à 2100, ce chiffre pourtant élevé pourrait encore être sous-estimé. Au total, les chercheurs estiment désormais que le Groenland, dans sa totalité, a perdu environ 205 Gt de glace par an entre 2003 et 2006, puis 256 Gt par an entre 2006 et 2009, puis 363 Gt par an entre 2009 et 2012.

Iceberg en arche
Iceberg en arche, côte nord-est du Groenland été 2004 (Axel SOUMIER)

Source : Le Monde 17/03/2014

Les mystères des nuits polaires

Que se passe-t-il sous la surface de l'océan lors de cette longue nuit polaire qui s'étale de novembre à mars ? Est-ce que les espèces marines ont des capacités optiques particulières pour voir dans le noir ? Ce sont ces questions qui ont poussées le professeur Jorgen Berge (University of Arctic, Tromsø et University Centre in Svalbard), Geir Johnsen (NTNU et UNIS) et Asgeir Sorensen (NTNU) à participer à l'encadrement de deux cours interdisciplinaires organisés par l'UNIS et l'Université de Tromsø. Pendant une campagne de deux semaines en janvier 2014, 65 étudiants et chercheurs ont travaillé dans le noir pour répondre à une même question : comment caractériser de la bonne manière un écosystème caché par la noirceur ? Ensemble ils ont donc coordonné la plus grande expédition de sondage en biologie marine faite en Arctique pendant la nuit polaire. Sur un plan technique, ils ont pu compter sur de nombreux instruments : capteurs, plate-forme instrumentalisée, bateau, robots sous-marins, etc. Les 3 chercheurs encadrant sont unanimes quant à l'importance de cette expédition pour consolider les bases d'un savoir commun utile à la prise de décision dans cette région qui connaîtra une croissance de l'activité humaine, pêche, exploitation du gaz et pétrole, minéraux marins et transport maritime. Cette campagne a permis de tester de nouveaux instruments de mesure de la lumière, qu'elle provienne de la lune, des aurores boréales, des étoiles ou encore du soleil bien qu'il soit sous la ligne d'horizon. Ces mesures permettent surtout de comprendre comment la lumière affecte les organismes marins en termes de migration, de fertilité, de ponte des œufs et de cycle diurne. Asgeir Sorensen, aussi responsable du centre d'excellence AMOS (Centre for Autonomous Marine Operations and Systems) pense que cette campagne sera extrêmement bénéfique dans le développement de nouvelles avancées technologiques.

Aurores boréales
Aurores boréales

Source : BE Norvège numéro 119 (17/03/2014)

Un nouveau centre de recherche pour l'exploitation du pétrole en Arctique vient d'être lancé

Ce nouveau centre, dénommé ARCEx (Centre de Recherche pour l'Exploitation du Pétrole Arctique), est affilié à l'Université de Tromsø. Son objectif est de générer de nouvelles connaissances en lien avec les ressources en pétrole de l'Arctique. Il s'attachera aussi à développer les connaissances et méthodologies pour une prospection respectueuse de l'environnement. L'Arctique étant une priorité pour le gouvernement, ce centre contribuera aussi à la recherche pour le développement économique du Nord de la Norvège. Le Ministre du Pétrole et de l'Energie, Tord Lien, explique que les technologies et méthodes de travail développées doivent minimiser l'impact et le risque environnemental pendant les opérations. De cette manière, la Norvège s'assure d'une utilisation durable des ressources. ARCEx sera donc piloté par l'Université de Tromsø, mais nombreux sont les partenaires. L'éducation et la communication occuperont une place de choix dans l'activité du centre, ainsi des programmes de second et troisième cycle universitaire verront le jour.

Source : BE Norvège 119 17/03/2014

Antarctique : des mousses revivent après 1 500 ans sous les glaces

Des mousses dans l'Antarctique sont revenues à la vie après 1 530 ans passés sous la glace, ce qui représente un record pour des végétaux, selon une recherche de scientifiques britanniques, publiée lundi aux États-Unis. Avant cette découverte, une régénération de végétaux gelés a déjà été démontrée après vingt ans au plus, soulignent les chercheurs. Seuls des bactéries ont pu revivre après autant d'années. Cette découverte revêt une importance particulière pour les écosystèmes antarctiques et le climat, car les mousses sont les principaux producteurs terrestres de biomasse dans les régions polaires du nord et du sud. Dans l'Arctique en particulier, les mousses stockent le carbone. Ces végétaux sont de véritables archives des conditions climatiques passées et permettent de ce fait de reconstituer les changements dans l'environnement au cours du temps. Les mousses les plus anciennes actuellement étudiées dans l'Antarctique remontent à une période allant de 5 000 à 6 000 ans. Les mousses qui ont été l'objet de cette recherche datent de près de 2 000 ans à leurs racines. Au début de leurs travaux, ces scientifiques n'étaient pas sûrs que des mousses gelées pendant plus de dix ou vingt ans puissent rester viables. Et ils ont été très surpris de constater que des mousses vieilles de plus de 1 500 ans repoussaient aisément. Ces chercheurs ont simplement placé ces mousses apparemment sans vie dans un environnement dont les conditions de température et de lumière étaient propices à une croissance normale, et les nouvelles pousses ont commencé à sortir. Cette découverte laisse penser qu'il pourrait être possible que ces mousses survivent même encore plus longtemps.

Le Mont Erebus sur l'île de Ross en janvier 2014
Le volcan Erébus en Antarctique

Source : AFP 17/03/2014

Traduction et adaptation : Bernard SOUMIER

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