Introduction au Svalbard ou Spitzberg
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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, avril 2014

Antarctique : Tokyo doit arrêter la chasse à la baleine

Le plus haut organe judiciaire des Nations unies a ordonné lundi l'arrêt de la chasse à la baleine menée par le Japon en Antarctique, une décision saluée par les écologistes que Tokyo s'est aussitôt engagé à respecter. La Cour internationale de Justice (CIJ) a estimé lundi que le Japon déguisait une activité commerciale en programme de recherche scientifique. La CIJ a donné raison à l'Australie, qui l'avait saisie en 2010, arguant que le Japon détournait un moratoire de la Convention baleinière internationale (CBI) datant de 1986 et n'autorisant la chasse à la baleine qu'à des fins scientifiques.
La Cour a notamment pointé du doigt le «manque de transparence» dans l'établissement de quotas «non raisonnables» ainsi que le nombre réduit de publications scientifiques sur le programme de recherche JARPA II.
La Norvège et l'Islande sont les deux seuls pays au monde à officiellement pratiquer la chasse à la baleine à l'échelle commerciale.

Trois baleines sur le pont du navire-usine japonais Nishin Maru
Trois baleines sur le pont du navire-usine japonais Nishin Maru

Source : AFP 1/04/2014

Dégâts écologiques dans l'Archipel François-Joseph

Pendant l'ère soviétique, l'archipel François-Joseph fut une zone militaire interdite, ce dont témoignent encore aujourd'hui de nombreux déchets toxiques. Leur élimination, préparée depuis des années et commencée à partir de 2011 est toujours en cours et l'archipel devrait être en outre transformé en parc naturel.

Ancienne station radar sur Graham Bell Island
L'ancien radar installé sur l'île Graham Bell est en relativement bon état.

Depuis les années 50 se trouvent différentes installations militaires qui avaient pour but de protéger les régions polaires de l'ex-Union Soviétique d'une possible invasion américaine. Sur plusieurs îles ces installations ont été abandonnées, suite à l'arrêt des activités militaires et économiques dans l'Arctique. En font partie des entrepôts avec des stocks de lubrifiants, des fûts métalliques vides, des dépôts d'ordures ménagères et autres débris de constructions, ainsi que différentes sortes de vieux métaux. Les stations radars sur Graham Bell sont encore en relaivement bon état, mais tout cela doit être à présent évacué.

avion
Cet avion fait partie de ces gros objets qui seront évacués.

Les îles de l'archipel François-Joseph représentent un territoire naturel particulièrement protégé ; en effet là vivent 7 espèces d'animaux qui figurent sur la liste rouge des espèces menacées en Russie, parmi lesquelles l'ours polaire, le morse et la mouette ivoire. Dans un avenir proche l'archipel deviendra un Parc Naturel et sera ouvert aux visiteurs.

Véhicules bien alignés en train de rouiller
Bien alignés, les véhicules rouillent depuis des années.

Source : PolarNews 20/03/2014 (Traduction Bernard Soumier)

Faune arctique : Exemple d'adaptation à la vie sur la glace

L'évolution des espèces, un phénomène qui, au fil des siècles, a permis aux espèces vivant en Arctique, comme l'ours polaire et le narval, de s'adapter parfaitement à la vie sur les glaces et de nous ébahir par leur vitalité dans un environnement aussi inhospitalier. De fait, ces espèces comptent très peu de prédateurs, et guère plus de compétiteurs. Après des millénaires d'évolution et d'adaptation, voici que le réchauffement climatique évolue, lui, deux fois plus rapidement en Arctique que partout ailleurs sur la planète, et que la couverture de glace, qui se modifie à vitesse grand V - en épaisseur comme en superficie - se réduit comme peau de chagrin. Et tout cela se passe trop rapidement pour que ces espèces aient le temps de s'adapter. Plus l'Arctique se réchauffe et se transforme, plus grand devient le risque pour les baleines, phoques, morses et ours polaires. Ces espèces jouent un rôle essentiel au bon fonctionnement de l'écosystème, et sont étroitement liées à la culture et à l'économie de subsistance des communautés nordiques vivant traditionnellement de la chasse. Nous devons envisager les moyens de réduire les effets du réchauffement climatique et de l'activité humaine sur la faune arctique avant que les dommages deviennent irréparables. C'est maintenant qu'il faut agir pour préserver ces espèces emblématiques du Nord et essentielles à sa survie.

Source : WWF Canada 15/03/2014

L'US Navy lance son exercice sous-marin sous la banquise : ICEX 2014

Les sous-marins nucléaires américains USS New Mexico et USS Hampton ont rejoint le 19 mars l'océan Arctique pour commencer des activités d'entraînement et d'expérimentation dans le cadre de l'exercice Ice Exercise 2014. « La force sous-marine utilise les exercices ICEX pour se préparer à un vaste éventail de défis et d'interventions d'urgence dans un environnement arctique, » explique le Capt. Paul Whitescarver, le commandant tactique de l'exercice. « Il s'agit d'un environnement difficile pour mettre en œuvre des sous-marins. Il n'y a pas d'autre endroit pour évaluer nos capacités actuelles et mettre au point l'avenir, que d'être physiquement présent en Arctique. Notre présence dans la région, ainsi que l'entraînement que nos sous-marins vont effectuer dans le cadre d'ICEX 2014, nous permettent de protéger nos intérêts dans la région. Cela nous permet aussi de préparer l'avenir et de promouvoir la coopération avec nos partenaires. »

L'USS Alexandria vu du ciel
L'USS Alexandria vu du ciel

Source : Recherches Arctiques 26/03/2014

Hommage à Charles Rabot

Ce mois-ci, mon billet sera consacré à un chercheur français, qui, il y a 130 ans, entreprit des recherches géographiques et géologiques dans les contrées les plus sauvages et les plus reculées de la Norvège. Au mois d'août prochain sera justement inauguré un gîte qui porte son nom, et les architectes qui l'ont conçu, Jarmund/Vigsnæs Arkitekter, en exposent actuellement à Paris les photos. Une belle occasion de donner un coup de projecteur sur l'histoire du chercheur Charles Rabot et du gîte « Rabothytta » qui honore aujourd'hui sa mémoire. Né en France à Nevers en 1856, Charles Rabot était un grand ami de la Norvège et des célèbres explorateurs norvégiens Fridtjof Nansen et Roald Amundsen. Rabot fut le premier homme à accéder au sommet de la plus haute montagne de la Norvège du Nord, le Oksskolten (1916 m), dans le massif d'Okstindan, où le Club Alpin de Hemnes a fait construire le Rabothytta. Le gîte est situé tout près du glacier de Okstindbreen, aux confins du cercle polaire, dans la région du Nordland.
Si le Club Alpin de Hemnes a choisi de nommer ce gîte en souvenir de cet explorateur et géographe, c'est parce que Charles Rabot occupe une place unique dans les relations entre la Norvège et la France. En effet, Rabot fit de l'Europe du Nord, et tout particulièrement de la région la plus septentrionale de la Norvège, son territoire de prédilection. Ainsi, dans les années 1880, il y mena ses travaux de recherche et créa des liens étroits avec la population locale. Sa passion pour la région l'avait également conduit à apprendre la langue norvégienne, et ses connaissances lui permirent de nouer des contacts bien au-delà du seul travail scientifique. Situé à 1200 mètres d'altitude, Rabothytta est le gîte le plus haut de la Norvège du Nord. Il offre un panorama exceptionnel à 360°, d'un côté vers les sommets les plus élevés de la Norvège du Nord, et de l'autre vers la côte de Helgeland et ses montagnes. Le gîte ouvrira à la mi-août 2014, et fera partie du vaste réseau de gîtes de randonnées de l'Association norvégienne de randonnée (DNT). Le gîte sera facilement accessible et nécessitera seulement environ deux heures de marche en partant du parking situé au creux de la vallée de Leirskardalen. Le bureau d'architectes Jarmund/Vigsnæs a dû composer avec les conditions climatiques extrêmes de ces contrées, et la forme du bâtiment est donc résolument simple, pour ces mêmes raisons. Pour répondre aux normes environnementales les plus drastiques, l'habitat fut conçu en fonction des matériaux locaux.

Site de la hutte

Source : Ambassade Royale de Norvège/ le billet de l'ambassadeur / Avril 2014

Un projet d'extraction robotisée d'hydrocarbures en Arctique

On estime que le plateau continental arctique contient 30 % des ressources mondiales d'hydrocarbures. La Russie, consciente de la valeur stratégique de ses réserves, a lancé un projet d'exploitation robotisée de ses réserves.
Le vice-premier ministre en charge de la défense et de l'espace, M. Dmitry Rogozin, a indiqué que les unités d'exploitation seront de véritables villes sous-marines, munies d'installations de forage, d'extraction et de pompage, mais aussi de sources d'énergie, de moyens de transport et de communication. La commande à distance, utilisant les technologies les plus en pointe, fournies pour la plupart par le complexe militaro-industriel russe, permettra de suivre très précisément la température, la pression dans les puits et la situation écologique. Le projet est conduit notamment par le Fonds de recherches prospectives créé en octobre 2012. La conception des robots marins est confiée à l'Institut des problèmes des technologies marines de la branche d'extrême orient de l'Académie des sciences.

Source : BE Russie numéro 60 (28/03/2014)

Le changement climatique affecte les éléphants de mer en Antarctique

Davantage de glace signifie moins de bébés éléphants de mer, d'après des scientifiques australiens qui ont étudié les colonies de cette espèce sur l'île Macquarie près de l'Antarctique et les changements atmosphériques de la région qui ont affecté les lieux de chasse de cette espèce. Les scientifiques ont déclaré qu'ils avaient trouvé que le nombre d'éléphants de mer femelles se reproduisant sur l'île Macquarie avait chuté de 25 %, passant de 22 640 en 1988 à 17 228 en 2009. L'équipe a étudié une corrélation entre le déclin des éléphants de mer et un indice de variabilité climatique dans l'Océan Antarctique appelée l'Oscillation Antarctique.

Éléphant de mer en Antarctique
Éléphant de mer en Antarctique (Bernard SOUMIER)

Source : Technosciences / 3 avril 2014

Arctique : les décharges radioactives affectées par le réchauffement

Le dégel du permafrost arctique suite au réchauffement climatique pourrait constituer une menace pour les décharges radioactives situées sur l'archipel de Nouvelle-Zemble, estime le ministère russe des Situations d'urgence."La dégradation du pergélisol sur l'archipel, dans les zones de stockage de déchets radioactifs, représente un danger particulier", lit-on dans une prévision établie par le ministère pour 2014. Le document souligne également que la fonte du permafrost dans les régions arctiques de la Russie risque d'avoir des conséquences négatives pour les infrastructures pétrolières aménagées sur ces territoires qui recèlent plus de 70 % des réserves prospectées de pétrole et environ 93 % des réserves de gaz naturel. Selon les spécialistes du ministère des Situations d'urgence, le dégel du permafrost sur les bords de la mer de Kara pourrait intensifier l'érosion du littoral qui recule de 2 à 4 mètres chaque année. Les golfes de la mer de Kara abritent de nombreux objets ayant servi aux essais nucléaires effectués en Nouvelle-Zemble, des fragments du brise-glace atomique Lénine, ainsi que le sous-marin nucléaire K-27. D'après le ministère des Situations d'urgence, un abysse avoisinant l'archipel renferme près de 1 200 objets radioactifs dangereux. Les objets sous-marins sont consignés au registre tenu par le ministère. À l'heure actuelle, ce document compte plus de 24 000 objets. Il s'agit de déchets radioactifs stockés principalement à des profondeurs allant jusqu'à 500 mètres.

Source : RIA Novosti 1/04/2014

La reproduction des oiseaux de l'Antarctique menacée par les polluants

Une menace pèse sur les oiseaux de l'Antarctique, selon une étude du CNRS portant sur l'effet de la contamination des terres australes au mercure. Les chercheurs du Centre d'études biologiques de Chizé et du laboratoire "Littoral, environnement et sociétés" (CNRS / Université de La Rochelle) ont suivi des skuas en Terre Adélie et sur les îles Kerguelen pendant 10 ans afin d'observer les effets du mercure sur ces oiseaux. Les chercheurs ont choisi de concentrer leurs efforts sur les Skuas, des oiseaux à l'espérance de vie assez longue (25-30 ans), pour "qu'ils accumulent le mercure dans leur tissus". Or, le mercure est une substance reprotoxique produite par l'homme lors de la combustion d'énergies fossiles. Son action de perturbateurs encocriniens (PE) inhibe les hormones nécessaires à la reproduction. L'étude a permis d'observer une corrélation positive entre la concentration en mercure retrouvée chez les Skua, et les difficultés de reproduction subies par ces oiseaux. Cependant, alors que les skuas des îles Kerguelen ont accumulé plus de mercure que ceux de la Terre Adélie, ce sont ces derniers qui présentent le plus de difficultés de reproduction. Les scientifiques soupçonnent donc que l'action d'autres polluants vienne biaiser leurs résultats. La présence d'autres métaux lourds, de PCB, de pesticides ou de composés perfluorés en Terre Adélie est ainsi soupçonnée. Les chercheurs appellent donc à la réalisation de nouvelles études afin de disposer de plus d'informations concernant le degré de pollution des zones antarctiques et subantarctiques et les effets sur la biodiversité.

Skua antarctique
Skua antarctique (Bernard SOUMIER)

Source : Nature / écologie / 04 avril 2014

Fossile de dinosaure découvert au Nunavut

Un dinosaure a été exhumé lors de travaux de recherche dans l'île Axel Heiberg, au Nunavut, selon une étude publiée dans la revue Arctic. Cette île est l'endroit le plus au nord où on a découvert un fossile de dinosaure. Il s'agit d'un représentant de la famille des hadrosaures, des dinosaures qui possèdent un bec semblable à celui d'un canard et se nourrissent de plantes. Lorsque ce dinosaure est mort, l'Arctique canadien était isolé du reste de l'Amérique du Nord par une mer intérieure, selon les chercheurs. « La découverte de ce fossile suggère que des hadrosaures pourraient avoir vécu sur une grande île polaire durant la fin de la période du Crétacé, incapables de migrer vers des régions plus au sud durant l'hiver», peut-on lire dans la revue Arctic. «Il est possible que ces dinosaures herbivores aient pu se nourrir d'aiguilles de conifères et de tiges ligneuses, durant les longs mois d'hiver, alors que les espèces de plantes avaient perdu leurs feuilles», peut-on lire également.

Hadrosaures
Hadrosaures

Source : Agence QMI / avril 2014

Traduction et adaptation : Bernard SOUMIER

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