Oslo occupe la huitième place dans la section des résultats du nouvel indice des villes intelligentes du Boston Consulting Group. Cette partie de l'enquête inclut, entre autres, la qualité de vie des citoyens, les opportunités économiques, le capital social et les contacts avec les autorités publiques.

Parmi les capitales nordiques, seule Copenhague obtient une meilleure position dans ce domaine. Oslo devance Stockholm et Helsinki.

Cependant, l'enquête n'est pas un classement traditionnel des meilleures villes du monde où vivre ou voyager. Il mesure principalement la manière dont la technologie, l’intelligence artificielle et l’infrastructure numérique sont utilisées pour fournir des services aux citoyens et aux entreprises. Les résultats en matière de qualité de vie et d’opportunités financières constituent une partie de l’évaluation globale.

Stockholm devant Oslo au classement général

Dans l’indice global des villes intelligentes, Oslo est classée 21e sur 61 villes étudiées. Londres arrive en tête de liste, suivie de Dubaï, New York, Washington et Amsterdam.

Copenhague est la mieux placée des capitales nordiques avec la 13ème place. Stockholm suit à la 17ème place, Oslo à la 21ème place et Helsinki à la 29ème place.

Cela signifie qu'Oslo devance Stockholm et Helsinki pour les résultats liés à la qualité de vie et aux opportunités économiques, tandis que Stockholm devance Oslo lorsque toutes les parties de l'indice sont calculées ensemble.

Le BCG divise les villes en quatre niveaux de maturité : leader, accélérateur, émergent et en développement. Oslo et les autres capitales nordiques sont classées dans la catégorie des accélérations.

Moins de solutions d'IA, mais de bons résultats

Le rapport désigne Oslo comme l'une des villes qui obtient de bons résultats pour ses citoyens, malgré le fait que la ville dispose de moins de services basés sur l'IA que la plupart des villes les mieux classées.

Le BCG appelle ce groupe les « interprètes AI-light ». Certaines villes disposent actuellement d’un nombre relativement limité de domaines d’utilisation basés sur l’IA, mais obtiennent néanmoins un score élevé en termes de résultats liés aux citoyens.

Selon le rapport, cela montre que la relation entre le nombre de solutions d'IA et la qualité de vie des citoyens n'est pas linéaire. La technologie seule ne suffit pas non plus. L'organisation, la compétence, le financement, l'infrastructure et l'utilisation réelle des services par les citoyens affectent également les résultats.

Dans le même temps, Oslo est présentée comme une ville présentant un équilibre relativement bon entre ce que le BCG décrit comme des conditions difficiles et douces. Les plus difficiles incluent l’infrastructure numérique, les données et la technologie, tandis que les plus douces incluent l’accès à l’expertise, au capital et aux environnements d’innovation fonctionnels.

Forte satisfaction à l’égard des services urbains numériques

Oslo fait également partie des villes où les habitants déclarent être très satisfaits des services et applications numériques de la ville. Le BCG constate généralement une corrélation entre la fréquence à laquelle les citoyens utilisent ces services et leur degré de satisfaction.

Le rapport souligne qu'une utilisation fréquente peut créer un développement positif dans lequel des résidents satisfaits donnent aux autorités une meilleure base pour développer davantage de services. Des services plus pertinents peuvent à leur tour accroître l’utilisation et renforcer la confiance dans la technologie.

– Avec l'évolution rapide de la société et les attentes toujours croissantes des citoyens, il est nécessaire de poser des bases solides pour la maturité numérique de la ville et en même temps d'améliorer ce qui repose sur celle-ci. Mais les dirigeants de la ville et les partenaires commerciaux ne sont pas obligés de tout prendre en même temps, explique Rami Mourtada, associé du BCG et l'un des auteurs du rapport.

Pas un classement complet des villes du monde

L'Indice des villes intelligentes comprend 61 villes dans 39 pays. Les villes ont été sélectionnées sur la base, entre autres choses, de leur taille économique et de leur pertinence dans le cadre du développement des villes intelligentes. Le classement ne couvre donc pas toutes les villes majeures ou particulièrement attractives du monde.

Le BCG a évalué 35 indicateurs répartis en cinq domaines principaux : résultats, stratégie, utilisation, méthodes de travail et hypothèses. Les résultats, l’utilisation et les hypothèses comptent chacun pour 25 pour cent dans le score total. Les méthodes de travail comptent pour 15 pour cent, tandis que la stratégie compte pour 10 pour cent.

L’indice donne donc avant tout une image de la maturité numérique et technologique. La huitième place d'Oslo s'applique à la catégorie plus large des résultats, où la qualité de vie et les opportunités financières sont incluses avec plusieurs autres facteurs. Le résultat peut être pertinent pour l'attractivité internationale de la ville, mais le rapport ne doit pas être lu comme un classement séparé des destinations de voyage ou des villes touristiques.

Sources

Boston Consulting Group, Indice des villes intelligentes 2026 du BCG : Comment l'IA façonne la vie urbaine, 27 juillet 2026

Boston Consulting Group/NTB Kommunikasjon, Oslo parmi les dix meilleures villes du monde en termes de qualité de vie – devant Stockholm et Helsinki, 5 août 2026