Turkish Airlines a mis en vente des vols vers La Havane à partir du 25 octobre, mais n'a pas publié de détails sur les itinéraires ou la fréquence. Dans le même temps, Iberia a reporté le retour à juin 2027, tandis qu'Air Canada, WestJet et Air Transat maintiennent toujours suspendus les vols vers Cuba.

Vols en vente à partir d'octobre

L'entreprise n'a pas encore publié de communiqué de presse séparé contenant des informations sur le redémarrage, les fréquences ou les solutions opérationnelles qui seront utilisées.

Avant la suspension, La Havane faisait partie d'une route reliant Istanbul, La Havane et Caracas. Turkish Airlines a suspendu le trafic avec Cuba plus tôt en 2026 après que la pénurie de carburant ait causé des problèmes aux compagnies aériennes étrangères. Une demande plus faible doit également avoir fait partie de l’évaluation.

Iberia reporte à juin 2027

Cette évolution contraste avec la décision prise par Iberia. La compagnie aérienne espagnole a annoncé en avril que les vols directs entre Madrid et La Havane devraient reprendre en novembre 2026, si les conditions le permettent. Iberia a désormais prolongé la suspension jusqu'en juin 2027.

Iberia a d'abord réduit son offre de trois à deux vols hebdomadaires en mai, avant que la liaison ne soit suspendue à partir de juin. L'entreprise fait référence à la situation actuelle à Cuba et à la manière dont elle a affecté la demande.

Avant la suspension, Iberia devait faire une escale technique à Saint-Domingue pour faire le plein sur les vols retour vers Madrid. Pendant la pause, la compagnie propose des liaisons vers Cuba via Panama grâce à la collaboration avec Copa Airlines.

Aucune nouvelle date de début du Canada

Plusieurs des plus grandes compagnies aériennes canadiennes n'ont toujours pas fixé de date pour leur retour à Cuba. Air Canada a déclaré en juin que la reprise avait été reportée jusqu'à nouvel ordre, tandis que WestJet maintenait toujours le trafic vers Cuba suspendu.

Air Transat avait précédemment prévu un redémarrage progressif à partir du 25 octobre, date même à laquelle Turkish Airlines envisage désormais de revenir. En juin, la compagnie a retiré son projet et suspendu ses vols pour une durée indéterminée, invoquant la situation géopolitique.

Les suspensions sont particulièrement importantes pour le tourisme cubain, car le Canada est traditionnellement l'un des plus grands marchés touristiques internationaux du pays.

Certaines compagnies aériennes ont continué à opérer

Tout le trafic aérien international vers Cuba ne s'est pas arrêté lorsque la pénurie de carburant s'est produite. Plusieurs entreprises ont plutôt opté pour des solutions qui les rendaient moins dépendantes du ravitaillement dans les aéroports cubains.

Air Europa a maintenu la liaison entre Madrid et La Havane en ajoutant une escale technique à Punta Cana. Une telle solution permet de maintenir le trafic, mais entraîne des temps de vol plus longs, des coûts plus élevés et une plus grande utilisation des avions et des équipages.

Les entreprises américaines ont également continué à servir Cuba. Les courtes distances depuis la Floride permettent d'apporter suffisamment de carburant ou d'adapter les opérations sans le même besoin de ravitaillement local. La capacité est néanmoins réduite sur certaines liaisons.

La différence entre les vols régionaux plus courts et les itinéraires long-courriers est significative. Pour les itinéraires long-courriers, un arrêt de ravitaillement supplémentaire peut rendre moins rentable une opération déjà exigeante.

L'approvisionnement en carburant toujours instable

La crise aiguë de l'aviation a commencé en février, lorsque les autorités cubaines ont annoncé que le Jet A-1 ne serait pas disponible dans neuf aéroports internationaux du pays du 10 février au 11 mars.

La période d'avertissement initiale a expiré, mais la disponibilité du carburant varie toujours selon les aéroports et au fil du temps. Plusieurs compagnies aériennes étrangères ont donc ajouté des escales techniques ou planifié le trafic sans dépendre du ravitaillement à Cuba.

Plus qu’une crise du carburant

Le manque de carburéacteur est la cause directe de nombreuses suspensions, mais n’explique pas à lui seul pourquoi la capacité est encore réduite.

Cuba est au milieu d'une crise énergétique et d'approvisionnement plus large, avec des pannes d'électricité répétées et des défis pour les transports, les hôtels, les restaurants, les systèmes de paiement et autres infrastructures dont dépend le tourisme.

La situation affecte également la demande. Alors que les voyageurs et les voyagistes sont confrontés à une plus grande incertitude concernant les offres hôtelières, les transports locaux et les services de base, il devient plus difficile pour les compagnies aériennes d'assurer les vols long-courriers à des prix qui justifient l'augmentation des coûts d'exploitation.

Le resserrement des livraisons de pétrole par les États-Unis à Cuba a dans le même temps réduit l'accès du pays au carburant, notamment après la perte d'approvisionnements essentiels en provenance du Venezuela.

Sources

Turkish Airlines, Vols au départ de La Havane, août 2026

Iberia, Suspension temporaire des vols vers Cuba, avril 2026

Air Canada, Voyages à destination ou en provenance de Cuba, juin 2026

WestJet, Cuba, août 2026

Air Transat, Le point sur nos opérations vers/depuis Cuba, juin 2026

Reuters et les compagnies aériennes canadiennes suspendent leurs vols avec Cuba alors que l'île est sur le point de manquer de carburéacteur, février 2026

El País, Iberia prolonge la suspension des vols vers Cuba jusqu'en juin 2027 en raison de la crise énergétique de l'île, août 2026