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    Le Spitzberg en détail et guide pratique
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Spitzberg : Introduction


Voyage Spitzberg - Croisière polaire
Svalbard : Les sept îles

Spitzberg ou Svalbard ?

La dénomination exacte est déjà un défi en soi et se réfère à l'histoire de la découverte de l'archipel.
Vers la fin du 12e siècle, les Vikings aperçoivent une terre qu'ils nomment dans leur langue, en vieil islandais, « Svalbard » (équivalent français : « côtes froides »).
400 ans plus tard, vers la fin du 16e siècle, le navigateur hollandais Willem Barents découvre une île qu'il baptise « Spitsbergen » (équivalent français : « montagnes pointues »). Un peu plus tard les chasseurs de baleines, pensant qu'ils abordaient une partie du Groenland, utiliseront le même terme « Groenland ».
Pour les Pomores, chasseurs et trappeurs du Nord de la Russie, cette terre s'appelait « Grumant », un mot emprunté probablement à « Groenland ».
Pendant longtemps on utilisera les termes Spitsberg (orthographe hollandaise et scandinave) ou Spitzberg (orthographe allemande), pour désigner ces îles qui n'appartenaient à personne.
Quand en 1925 cet archipel est placé sous la souveraineté de la Norvège, (ratification du traité du Svalbard de 1920), le gouvernement norvégien saisit sa chance et réintroduit le vieux nom viking Svalbard, qui désignera dorénavant officiellement l'ensemble de l'archipel.
L'appellation « Spitsberg » continuera à désigner un groupe d'îles comprenant l'île principale, Nordaustland, Edgeøya et Barentsøya, mais sans Kvitøya, Kong Karls Land, Hopen et Bjørnøya.
Pour désigner l'île principale on inventera aussi le terme officiel « Vestspitsbergen » (Spitsberg occidental), lequel sera abandonné dans les années 60, car prêtant à confusion.
Ainsi donc et depuis la régulation officielle de 1969, le nom Spitzberg désigne l'île principale et le nom Svalbard l'ensemble de l'archipel, incluant Kvitøya, Kong Karls Land, Hopen et Bjørnøya.
L'archipel du Svalbard est administré par la Norvège, représentée par un gouverneur, le Sysselman, qui assure le respect de la législation et de la réglementation en vigueur sur tout le territoire et dont le siège se trouve dans la capitale, Longyearbyen.

Voyage Spitzberg - Croisière polaire Svalbard
Svalbard : La baie de la Madeleine

Caractéristique principales du Spitzberg

Dans le contexte polaire arctique, quelques caractéristiques géographiques font la particularité du Svalbard :

  • La haute latitude, amenant cet archipel au relief découpé et varié à être couvert à 60% de glaces, et les mers prises 8 à 10 mois par la banquise. La proximité du Pôle Nord qui est à moins de 1 100 km ont fait de ces îles une véritable plate-forme d'où partirent les expéditions polaires aériennes au début du 20e siècle. De nos jours, elles offrent un terrain unique à la recherche scientifique.
  • La géologie a mis en place un vaste plateau sous-marin en Mer de Barents, créant ainsi la zone marine la plus riche de l'Atlantique Nord. C'est pourquoi baleiniers et trappeurs vont investir le Svalbard dès le 17e siècle. De même, l'archipel est formé d'une part de roches gélives qui vont donner ces paysages si typés de pics, et d'autre part de strates sédimentaires riches en charbon. Des ressources importantes de charbon existent au Svalbard, et elles ont assuré l'économie, voire les convoitises locales tout au long du 20e siècle.
  • Un bras du Gulf Stream vient lécher la côte Ouest, la dégageant des glaces. Ce courant chaud rejoint le courant froid de Sibérie au niveau de l'Île aux l'Ours : c'est ainsi que ce secteur est souvent brumeux et que les côtes du Spitzberg sont encombrées de troncs charriés par les grands fleuves sibériens.
  • La biologie bénéficie de mers très riches donnant les plus grandes concentrations d'oiseaux et d'ours blancs de l'Atlantique Nord.
  • Le Svalbard abrite l'histoire la plus dense de toutes les régions polaires, malgré l'absence d'un peuplement autochtone.

Le Svalbard, comme d'autres régions polaires, est devenu une des destinations touristiques qui laissent chez le visiteur une empreinte profonde et durable. Quelque part il est certes rassurant de savoir que « tout là-haut » existent encore de somptueux paysages et que l'aventure au sens originel nous y attend ; nous savons en outre par la littérature et les images que cette nature arctique fera probablement naître en nous une étrange fascination, laquelle pourrait bien déboucher en fin de compte sur une irrésistible attirance... Le Svalbard c'est le désert polaire par excellence, tantôt dramatique, tantôt idyllique, avec ses sommets en dents de scie et ses oasis de verdure, ses glaciers en marche et ses plaques de glace dérivantes. Il est si riche en découvertes qu'il semble même bizarre qu'il soit toujours resté aussi mystérieux pour la plupart des hommes, car nulle part ailleurs il n'est plus simple de découvrir l'Arctique qu'au Svalbard. Depuis, en aucun autre endroit dans le monde on ne peut approcher le Pôle Nord en avion en peu de temps et à un prix avantageux. La cerise sur le gâteau c'est la lumière qui, ici, au bout du monde, déploie sa magie envoûtante et fait qu'une croisière polaire prend tout son sens...

Changement climatique au Spitzberg

Mais le Svalbard aussi doit faire face aux défis de ce siècle : le changement climatique, qui en quelques décades libère montagnes et mers progressivement de leur glace, et la pollution dont on retrouve les traces chez l'ours polaire ou le goéland bourgmestre.
Le changement climatique actuel qui, depuis la fin du « Petit Âge Glaciaire » vers 1850, entraîne un réchauffement progressif justement dans l'Arctique depuis 150 ans, est source de facteurs impondérables.
La nature dans L'Arctique est en train de changer avec pour conséquence un rétrécissement de l'espace polaire selon les définitions climatique ou écologique. Auparavant les régions polaires, de par leur nature « glaciale », étaient peu intéressantes d'un point de vue économique ou géopolitique, or elles éveillent à présent un intérêt international, compte tenu du potentiel énergétique qu'elles recèlent. Les premiers changements commencent déjà à se dessiner, les pays concernés et les groupes d'intérêts à se positionner. En conséquence l'Arctique Européen continuera à se déplacer vers le centre des intérêts, et le Spitzberg, par sa position géographique et son statut juridique à part, est particulièrement concerné. Celui qui s'intéresse aujourd'hui à cette région et se prépare à la visiter sera à même d'en observer les changements.

Spitzberg - Ours polaire
Svalbard : Attention aux ours blancs !

Destination Spitzberg

Depuis des siècles le Svalbard est l'objectif de voyageurs, d'explorateurs, d'aventuriers qui partent à la découverte de l'Arctique. Les premiers touristes à la fin du 19e siècle se sont frayés un chemin vers l'extrême Nord de l'Europe et jusqu'à aujourd'hui de plus en plus de gens ont la possibilité de découvrir des paysages variés, modelés et ciselés par les glaces, une histoire dense, un monde minéral fascinant, une flore et une faune riches, aux adaptations étonnantes. L'accessibilité du Spitzberg et les infrastructures touristiques qui s'y sont développées contribuent bien sûr à son pouvoir d'attraction.
Que l'on voyage à pied, en bateau, que ce soit en individuel ou en circuit organisé, que l'on choisisse la motoneige ou le traîneau à chiens, cela exige d'avoir le plus grand respect de cette fragile nature arctique, de sa vie végétale et animale et de ses sites culturels. L'Arctique est vulnérable, il peut aussi blesser. De ce fait il existe aussi un règlement spécifique concernant les déplacements dans l'archipel, indiquant clairement ce qui est possible et ce qui ne l'est pas, incitant le visiteur à contribuer à la protection de cet environnement unique et à ne laisser derrière lui que la trace de ses pas...

Plus le visiteur sera informé sur cet écosystème et sa biodiversité, plus il sera conscient de sa responsabilité devant sa fragilité et plus il lui sera facile de se laisser pénétrer par l'ivresse de la découverte du Grand Nord. Mais celui qui visite les régions polaires fait aussi un voyage intérieur, en se livrant à une profonde réflexion sur les choses essentielles de la vie, et rien ne pourra le détourner de ses propres pensées, si ce n'est la nature elle-même.

Sources : L'Arctique et l'environnement boréal (Collection Autrement dit, CNDP)
En voyage au Spitzberg, Terre Polaire (C. Kempf)
Spitzbergen (A. Umbreit)
Spitzbergen - Svalbard (R. Stange)
Svalbard-Spitzbergen Guide (Pål Hermansen)

Voyages Spitzberg



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