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Nouvelles du Svalbard et autres brèves polaires, octobre 2013

La station de recherche russe « Île Samoylov » inaugurée officiellement

Fin septembre des représentants de l'Académie des Sciences russe ont officiellement inauguré, avec d'autres invités issus de la politique et des sciences, la nouvelle station de recherche sur le permafrost qui est situé sur l'Île Samoylov dans le Delta de la Léna. La construction de cette nouvelle station avait été commandée par le président Vladimir Poutin, après que ce dernier ait visité l'ancienne station pendant l'été 2010. À l'époque il fut impressionné par les travaux accomplis par l'équipe de chercheurs germano-russe et avait promis d'améliorer les conditions de travail par l'édification d'une nouvelle station.

La nouvelle station de recherche sur l'île Samoylov
La station « Île Samoylov »

Source : AWI/30 septembre 2013

La carte numérique du Spitzberg disponible gratuitement en 2015

L'institut norvégien « Kartverket », responsable de la publication des cartes topographiques, a annoncé son intention de rendre les cartes numériques accessibles gratuitement et ce, de façon progressive. Le 27 octobre ce sera le cas d'une grande partie des cartes de la Norvège et ce sera enfin le tour du Spitzberg en 2015.
La carte numérique actuelle (« Svalbard Topo-Explorer »), disponible pour plus de 1000 Couronnes Norvégiennes, n'est pas aussi précise que la carte numérique de l'Institut Polaire Norvégien, laquelle n'est consultable qu'en ligne et par conséquent inutilisable sur le terrain. Cette situation devrait, on l'espère, s'améliorer à partir de 2015, suite aux critiques dirigées contre la politique de publication restrictive. Ce déblocage devrait favoriser les utilisations créatives dans le domaine économique, sans compter la satisfaction des auteurs et éditeurs de guides du Spitzberg...

Source : Spitzbergen.de/Computerworld/octobre 2013

Un héliport sur l'Île aux Ours ?

Venant de l'industrie gazière et pétrolière norvégienne se fait entendre un appel pressant : la construction d'un héliport sur l'Île aux Ours (Bjørnøya). Les raisons non avouées de cette demande sont les activités industrielles dans des zones de la Mer de Barents, qui ne sont pas accessibles en hélicoptère depuis le Nord de la Norvège ou seulement avec un arrêt-ravitaillement sur l'Île aux Ours, mais qui prend beaucoup de temps.
Depuis 2002 l'Île aux Ours est une réserve naturelle, avec par conséquent un niveau de protection très strict, excepté aux alentours de la station-météo de Herwighamna située sur la côte nord-est, afin de ne pas gêner les activités du personnel de la base. Dans une déclaration gouvernementale (Stortingsmelding Nr 9, 1999-2000), et ce, avant le classement de l'île en réserve naturelle, la Norvège avait déjà bien précisé que les mesures de protection pourront être annulées dans le cas d'installations aménagées pour la recherche ou l'exploitation de gaz et de pétrole. Une zone appropriée a déjà été choisie à l'est de la station-météo, tout près d'une réserve particulièrement protégée. Et là se pose la question, de façon toujours plus pressante en raison de la présence croissante de l'industrie gazière et pétrolière, des services de garde qui devraient intervenir en cas d'accident, faisant des blessés ou déclenchant une pollution.

L'Île aux Ours
Carte de l'Île aux Ours

Source : Spitzbergen.de / Radio Nordkapp/ octobre 2013

L'Arctique, un territoire de partenariat et de dialogue

La Russie reste attachée à la coopération internationale pour assurer la "santé environnementale" de l'Arctique, a déclaré hier le président russe Vladimir Poutine lors du forum international "Arctique, territoire de dialogue". Le forum s'est tenu à Salekhard sous l'égide de la Société géographique russe, écrit le jeudi 26 septembre le quotidien « Rossiïskaïa gazeta ». L'efficacité du règlement des tâches liées à la santé environnementale de la région dépend directement des actions cohérentes des pays intéressés et de l'ensemble de la communauté internationale, affirme Poutine. C'est la raison pour laquelle la Russie, étant la plus grande puissance arctique, est prête au partenariat le plus étroit dans le cadre du Conseil de l'Arctique, du Fonds pour l'environnement mondial et du Programme des Nations Unies pour l'environnement. Étant donné que le climat de l'Arctique influe significativement sur les conditions climatiques sur toute la planète, la Russie, dont un tiers du territoire se situe dans le Grand Nord, a conscience de sa responsabilité pour le maintien de l'équilibre environnemental. Puis, c'est le président finlandais Sauli Niinistö qui a pris la parole. Il est persuadé que l'Arctique et ses ressources naturelles ont besoin d'un examen approfondi qui devrait être réalisé par les pays arctiques ensemble. Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a également confirmé que les processus modernes en Arctique devaient faire l'objet d'une étude scientifique conjointe.

Forum Arctique, Territoire de dialogue
Le 3ème forum arctique international

Source : La voix de la Russie / 26 septembre 2013

Des milliers de morses s'entassent sur une plage de l'Alaska

L'image, prise le 27 septembre 2013, est impressionnante. Près de 10 000 morses, incapables de trouver un morceau de banquise dans l'océan Arctique pour se reposer, se sont regroupés sur une plage de l'Alaska, à proximité de Point Lay.
Cette impressionnante colonie a été repérée par des scientifiques de la « National Oceanic and Atmospheric Administration ». Ce phénomène anormal, observé depuis 2007, est une conséquence directe de la fonte de la banquise dans l'océan Arctique provoquée par le changement climatique. Les femelles morses ont en effet besoin d'être sur la banquise pour mettre bas.
Pour protéger les animaux, les scientifiques américains tiennent à bonne distance hommes et véhicules. Leur présence pourrait en effet provoquer un mouvement de panique potentiellement mortel. En 2009, en Alaska, 130 morses avaient trouvé la mort de cette manière.

10 000 morses sur plage en Alaska
Des morses se pressent sur une plage de l'Alaska

Source : Francetvinfo/ octobre 2013

La calotte glaciaire de l'Antarctique a 33,6 millions d'années

L'inlandsis (1) de l'Antarctique continental serait apparu au cours de l'Oligocène, il y a 33,6 millions d'années, selon les travaux d'une expédition internationale dirigée par le Conseil national de recherches (CSIC). Cette estimation a été obtenue grâce à des analyses de sédiments prisonniers de la glace à différentes profondeurs. Avant que l'Antarctique ne devienne un désert glacial et inhospitalier, ce continent de 14 millions de km² était une terre vivante sous un climat tropical chaud. À cette époque et dans cette région, le plancton jouissait d'une grande diversité jusqu'à ce que la glaciation réduise ses populations à celles qui ont pu s'adapter et survivre avec des températures bien plus froides. L'expédition a donc obtenu cette datation grâce à l'histoire paléoclimatique conservée dans les couches de sédiments des profondeurs de l'Antarctique.
Selon le premier volume du 5e rapport en cours de rédaction du GIEC, le réchauffement climatique ne devrait pas entraîner la fonte de la calotte de l'Antarctique. En effet, la fonte en surface restera faible, et les chutes de neige sur le continent augmenteront. La fonte du plus grand inlandsis terrestre n'est donc pas à craindre, au contraire de la calotte polaire du Groenland.

(1)Un inlandsis, également appelé calotte polaire, est un glacier de très grande superficie qui recouvre le sol et ce, avec une épaisseur qui peut atteindre plusieurs kilomètres. Ils peuvent se prolonger à la surface de la mer en formant des barrières de glace. Il en existe deux actuellement : l'inlandsis de l'Antarctique, le plus étendu et situé sur l'Antarctique au pôle Sud, et l'inlandsis du Groenland, situé sur l'île du même nom à proximité du pôle Nord.

Icebergs en Antarctique
Icebergs en Antarctique

Source : PlanèteInfo / 4 octobre 2013

Du gaz de schiste au Spitzberg

Depuis les années 60 on a cherché du gaz à plusieurs reprises, sans rien trouver d'exploitable sur le plan économique et l'affaire semblait classée. Or, on a fait récemment une découverte qui pourrait déboucher sur une rentabilité économique.
Cette trouvaille, due au hasard, fut faite dans le cadre de forages expérimentaux menés dans l'Adventdalen, à environ 5 km à l'est de Longyearbyen, concernant le projet de stockage de CO². (cf. Nouvelles de sept. 2013 : « stockage de CO² à Longyearbyen »). Et là, du trou de forage profond de 700 m, s'échappe du gaz de schiste à une pression constante de 25 bar. Le terrain appartient à la société minière norvégienne Store Norske, qui exploite en outre la mine n°7 près de Longyearbyen et la mine de Sveagruva.
Mais le chemin qui mènerait à une éventuelle extraction du gaz est encore long. Il faudrait d'abord entreprendre des forages de reconnaissance et ce serait un gros investissement, qui, du fait de la situation économique défavorable de la Store Norske, apparaît comme peu vraisemblable, du moins dans un avenir proche.

Site de forage dans l'Adventdalen au Spitzberg
Site des recherches pour le stockage dans l'Adventdalen

Source : Spitzbergen.de / Barentsobserver octobre 2013

Mort d'un ours polaire après anesthésie

Un ours polaire n'a pas survécu à un traitement au service de la science ; âgé de 2 ou 3 ans, physiquement en bonne forme, il a été retrouvé mort deux jours après l'anesthésie et le marquage auxquels ont procédé les scientifiques à Meodden sur l'île Edgeøya, au sud-est de l'archipel du Svalbard.
Il est possible qu'en bougeant, ses voies respiratoires se soient obstruées et qu'il se soit ainsi étouffé ; les ours que l'on endort sont couchés sur le côté afin d'éviter une asphyxie, mais la sortie de l'anesthésie n'est pas surveillée, c'est pourquoi on ne peut exclure le risque d'asphyxie suite à un changement de position après une anesthésie qui s'atténue mais encore agissante, tout comme ne peut être exclu le cannibalisme commis par d'autres ours.

Ours polaire mort après anesthésie
Ours polaire mort après l'anesthésie

Svalbardposten, septembre 2013

La Russie restaure sa présence militaire permanente dans l'Arctique

Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie, en organisant un détachement de navires de guerre de la Flotte du Nord dirigé par le lourd croiseur lance-missiles à propulsion nucléaire Piotr Velikij (Pierre le Grand) dans les régions arctiques de la route maritime du Nord, a repris la présence militaire russe permanente dans l'Arctique, a déclaré le ministère samedi. Les missions, effectuées par les navires de la Flotte du Nord, font partie d'un plan visant à développer et à améliorer l'ensemble de la Route Maritime du Nord et la zone arctique adjacente.
En outre, l'aérodrome Temp sur les îles de Nouvelle-Sibérie, sera restauré et modernisé, pouvant accueillir dès le mois d'octobre des avions de type AN-72 et AN-74.

Le croiseur nucléaire Piotr Velikij
Le croiseur nucléaire Piotr Velikij (Pierre le Grand)

La Voix de la Russie, 17 septembre 2013.

La banquise Arctique a moins fondu en 2013

La mer de glace Arctique a moins fondu en 2013 qu'en 2012, mettant fin à une série de records de niveau faible de sa superficie mais ne présageant pas un inversement de la tendance au déclin persistante de ces dernières années. La mer de glace dans l'Océan Arctique a enregistré un rétablissement significatif cette année par rapport au niveau très faible enregistré en 2012, avec 50 % de glace survivant à la saison de fonte de l'été, d'après ce qu'ont déclaré des experts vendredi. C'est la plus grande augmentation de la mer de glace Arctique en un an depuis que les observations satellites ont commencé en 1978.
Les experts ont ajouté cependant qu'une grande partie de la glace reste fine et fondue, bien loin de la couche épaisse et lourde de glace d'autrefois. Parce que la glace fine est sujette à une fonte future rapide, les scientifiques ont déclaré que le rétablissement de cette année ne présageait probablement pas un changement du déclin inexorable sur le long terme de la mer de glace Arctique.

Sur la côte est du Groenland
À travers la banquise dérivante le long de la côte est du Groenland. Août 2013.

actualités/news/environnement, 24/09/2013

Des microbes découverts dans un lac sous-glaciaire

Pour la première fois, des scientifiques britanniques ont découvert des bactéries dans un lac qui se trouve sous l'inlandsis antarctique, complètement isolé depuis des milliers d'années. C'est un signe comme quoi la vie peut aussi se développer dans des conditions extrêmes.

Sous la glace, le lac Hodgson
Sous la glace se trouve le lac Hodgson, long de 2 km, large de 1,5 km et profond de 93,4 km et coupé du monde extérieur depuis plus de 100 000 ans.

PolarNews / 26 septembre 2013

Un couple d'artistes vend une fenêtre sur l'Arctique

En 2012, les artistes Magali Daniaux et Cédric Pigot installent une webcam à Ny-Ålesund, sur l'archipel du Svalbard en Norvège. Se trouvant au 78°55'N, Ny-Ålesund est l'endroit habité le plus septentrional au monde. Une station de recherche internationale y est installée, et les scientifiques du monde entier viennent y travailler. Ny-Ålesund est à sa manière une destination très sélecte, car vous n'y mettrez pas les pieds à moins d'y être invité.
La caméra, qui transmet des images en HD, et résiste à des températures pouvant aller jusqu'à -50°, est pointée sur le fjord et le glacier de Ny-Ålesund ainsi que sur les montagnes en forme de pyramides, si caractéristiques de l'archipel. Ici l'espace s'étend sur des paysages vierges à la beauté inouïe. La caméra donne un accès direct 24h/24 à une fenêtre d'où l'on peut observer le spectacle du réchauffement climatique et la fonte des glaces en Arctique.
Invités à l'exposition SHOW OFF, Digital and Video Art Fair, qui aura lieu du 21 au 23 octobre à l'Espace Pierre Cardin à Paris, Daniaux et Pigot lancent l'idée de vendre à un collectionneur l'adresse des images en direct de l'Arctique. Mais cette idée amène bien des questionnements, ainsi que les deux artistes l'admettent eux-mêmes. Serait-ce une nouvelle manière de vendre du foncier dématérialisé ? Est-ce le premier pas vers une sorte de "viewshare" en référence au "timeshare", pratique immobilière qui a explosé dans les années 80 ?
Depuis leur rencontre il y a dix ans, Magali Daniaux et Cédric Pigot poursuivent leur œuvre conjointe, mêlant différents supports et médias : vidéos, créations sonores, musique, poésie, recherches olfactives et œuvres virtuelles aux confins de l'art numérique. Ils associent des registres opposés avec une prédilection pour les correspondances entre science-fiction et documentaire. Depuis ces trois dernières années, leurs projets forment un cycle d'œuvres qui aborde le changement climatique, les questions économiques, politiques et géostratégiques, le développement urbain, et enfin, des problématiques liées au food-management et à la marchandisation du vivant.
Daniaux et Pigot seront également présents à l'exposition Seconde Nature à Aix-en-Provence, du 10 octobre au 10 novembre. Ils présenteront entre autres la pièce sonore Arctic Tactics, qui évoque les questions des enjeux politiques, économiques, géostratégiques et urbanistiques dans l'Arctique contemporain. La pièce sonore Artic Tactics a été produite avec le soutien de l'Ambassade Royale de Norvège à Paris.

Magali Daniaux et Cédric Pigot
Magali Daniaux et Cédric Pigot dans leur atelier.

Actualité culturelle Norvégienne / Octobre 2013

Arctique : la Russie renforce son infrastructure militaire

La Russie continue d'aménager activement son infrastructure militaire en Arctique, écrit le jeudi 17 octobre le quotidien Nezavissimaïa gazeta.
Selon le ministère russe de la Défense, des hélicoptères Mi-8 et Mi-26 transportent actuellement des spécialistes, de la nourriture, du matériel technique et spécialisé à l'aérodrome Temp (île Kotelny), en reconstruction, situé dans les îles de Nouvelle-Sibérie.
La rénovation de la piste d'atterrissage de l'aérodrome de Rogatchevo (Amderma-2), en Nouvelle-Zemble, est terminée. Il se pourrait que dans les années à venir le ministère de la Défense réhabilite également l'aérodrome de l'île Graham-Bell, sur l'archipel François-Joseph.
La modernisation de la base aérienne Temp, qui n'a pas été exploitée depuis plus de 20 ans, est aujourd'hui l'une des priorités de la Russie en Arctique, notamment car la Route maritime du nord passe à proximité de la base. La reconstruction intégrale de cet aérodrome situé au cœur de l'Arctique, qui pourra dans quelques années accueillir pratiquement tous les types d'avions militaires, montre que la Russie a l'intention de renforcer significativement ses positions dans la région.
Mais tout n'est pas facile. Lors de la réunion de septembre du ministère de la Défense il était prévu d'aménager l'aérodrome militaire Temp avant le 1er octobre 2013. A cet effet, un groupe naval de la flotte du Nord placé sous le commandement du croiseur nucléaire Pierre le Grand, s'était rendu en septembre dans les îles de Nouvelle-Sibérie.
Ces navires avaient débarqué sur l'île Kotelny plus de 40 unités de matériel, des modules de vie de grande taille et plus de 1 000 tonnes de biens et de carburant. C'était pourtant insuffisant.
Après le départ des navires, le groupe d'aviation basé à l'aérodrome de Tiksi (Iakoutie) a poursuivi la projection de matériel vers l'aérodrome Temp. En dépit des difficultés, les missions d'acheminement de personnel et de fret sur le site militaire devraient être accomplies, et la base aérienne sera bien mise en service. Car cette tâche ne concerne pas seulement le ministère de la Défense mais aussi d'autres institutions - et la Russie en général.
Lors du forum international "Arctique, territoire de dialogue" à Salekhard, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a déclaré que l'aérodrome était un "pilier pour le développement de l'infrastructure de transports en Arctique. Il sera également utile pour la science comme base pour les expéditions arctiques et les recherches scientifiques". Le ministre est également président de la Société géographique de Russie, d'où ce discours apaisant basé sur l'argument scientifique.
Mais il est évident que l'aérodrome ne servira pas qu'à mener des recherches. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré pendant le même forum que la Russie avait l'intention d'augmenter considérablement la superficie des territoires naturels protégés en Arctique. Non seulement des territoires mais aussi des richesses de la région. Il compte aussi en assurer la sécurité.
Aujourd'hui, plus de 80 % du gaz russe est déjà produit dans le nord, mais aussi plus de 90 % du nickel et du cobalt. Ce territoire assure 12 à 15 % du PIB et près d'un quart des exportations russes. C'est pourquoi le vice-ministre de la Défense Arkadi Bakhine a récemment déclaré qu'après la reconstruction des sites militaires, les communications aériennes seraient régulières, quels que soient les conditions météorologiques ou la saison : "Nous devons rétablir intégralement l'aviation polaire et son infrastructure. Et nous le ferons".

La flotte russe sur la Route Maritime du Nord
La flotte russe sur la Route Maritime du Nord

Source : RIA Novosti 17 octobre 2013

Du pétrole dans la Mer de Barents

Le forage 7324/8-1 dans la zone « Wisting Central » a donné lieu à la découverte d'un gisement de pétrole. La plate-forme de forage « Leiv Eriksson », où la profondeur de l'eau atteint 373 m, a creusé dans la roche jusqu'à 542 m de profondeur et atteint la couche du Trias Supérieur. Au niveau des couches situées au-dessus datant du Jurassique inférieur et moyen, se trouvent 50 à 60 mètres de couches sédimentaires importantes, où l'on soupçonne l'existence de 10 à 26 millions de mètres cubes de pétrole qui seraient exploitables. Il s'agit pour le moment d'un forage d'exploration qui sera fermé de façon permanente, mais il est clair que l'extraction suivra.
Par la suite la plate-forme entreprendra d'autres forages d'essai plus au nord et on nourrit de grands espoirs pour la zone « Hoop », qui se trouve en partie au nord du 74° et de ce fait à l'intérieur du secteur délimité par le Traité du Svalbard. Une exploitation dans cette zone ne serait pas seulement liée à des risques inhérents pour l'environnement, mais cela constituerait politiquement un sujet au délicat.
C'est la première découverte du genre dans la région, située à environ 310 km au nord de Hammerfest et à moins de 200 km au sud-est de l'Île aux Ours. La Mer de Barents environnante est biologiquement très productive, c'est là que se nourrissent d'importants bancs de poissons, plusieurs espèces de baleines et de dauphins, ainsi que des centaines de milliers d'oiseaux de mer qui nichent sur l'Île aux Ours et sur la côte nord de la Norvège.

zone Wisting Central
Localisation du gisement de pétrole dans la zone « Wisting Central ».

Source : Spitzbergen.de / Petro.no

La flamme olympique voyage au Pôle Nord

Le relais de la flamme olympique entame une nouvelle étape. Une expédition unique a quitté le port de Mourmansk à destination du Pôle Nord à bord du brise-glaces à propulsion nucléaire russe 50 ans de la Victoire. L'expédition est conduite par l'explorateur russe de l'Arctique et de l'Antarctique Arthur Tchilingarov. La navigation à travers les glaces vers le Pôle Nord prendra quelque sept jours. Onze porteurs de la flamme olympique de huit pays membres du Conseil de l'Arctique accompagneront le symbole. Une lampe spéciale avec la flamme sera gardée dans une cabine à part du brise-glaces. Près du Pôle Nord, elle sera portée sur le pont, puis à travers les glaces vers le point géographique, où Arthur Tchilingarov allumera avec elle la coupe de la flamme olympique de Sotchi 2014. Le retour de l'expédition à Mourmansk est prévu pour le 30 octobre.

La flamme olympique part pour le Pôle Nord
La flamme olympique part pour le Pôle Nord

Source : La Voix de la Russie / 16 octobre 2013



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